L'édito

L'édito

Frédéric Decker de lamétéo.org

Janvier 2019: de saison

Un peu froid, un peu sec, un peu sombre… Les écarts climatiques de ce mois de janvier ont été peu marqués dans l’ensemble en France ce mois de janvier 2019, en faisant un mois globalement « de saison ».

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Hormis une courte période relativement douce en milieu de mois, un temps frais à froid a dominé durant la majeure partie de janvier, plus particulièrement du 18 au 26, période assez froide, sans excès toutefois.

La température moyenne nationale atteint 4,5 degrés pour une normale trentenaire de 5,1 degrés, soit un déficit de 0,6 degré. L’an dernier, nous connaissions le mois de janvier le plus chaud de ces 75 dernières années avec 8,2 degrés de moyenne. Janvier le plus froid reste 1963 avec -1,3 degrés de moyenne. Janvier 2019 se situe dans les 25% des mois de janvier les plus froids de ces 30 dernières années malgré cet écart négatif assez réduit.

Ce déficit est plus marqué sur la moitié sud, et surtout sur les zones montagneuses en général, où un froid assez vif s’est imposé. Les températures ont été proches des normales en revanche au nord de la Loire.

Le minimum national mensuel à basse altitude appartient à Colmar avec un pic à -8,9 degrés le 19. Il faisait ce jour-là -19 degrés à Mouthe, à 900 mètres d’altitude dans le Doubs. 

Le maximum national revient à Alistro, en Corse, avec 20,3 degrés relevés le 14.

Un mois assez linéaire avec des pics de froids modérés, tout comme les pics de douceur très peu marqués.

Assez peu de pluie

Le blocage anticyclonique de la fin décembre se poursuit jusqu’à la mi-janvier. Les perturbations sont assez rares et atténuées, n’apportant que peu de pluie. Un flux de nord à nord-ouest plus dépressionnaire prend le relais en seconde quinzaine, rattrapant une partie du retard.

La France a reçu 50 mm d’eau en moyenne dans le mois, pour une normale de 68 mm. Le déficit atteint tout de même 26%. Ces 50 mm sont loin du record de sécheresse de janvier 1953 qui comptabilisait seulement 18 mm de moyenne nationale. Le record de forte pluviosité reste 136 mm en janvier 1955.

Le déficit est important du sud des Alpes à la Méditerranée, et dans une moindre mesure des Pays de la Loire au Morbihan, dépassant 60%. Quelques secteurs ont tout de même connu des précipitations normales à excédentaires : les Pyrénées et leur piémont jusqu’au Pays Basque, le Boulonnais, les Vosges et les sommets jurassiens. 

C’est à Marignane, aéroport de Marseille, que les conditions ont été les plus sèches avec seulement 3,7 mm de pluie. Et c’est à la Pointe de Socoa, près de Biarritz, que les précipitations ont été les plus abondantes avec 219,4 mm d’eau.

Soleil un peu faiblard

Sans atteindre les tréfonds de janvier 2018, l’ensoleillement de janvier 2019 a été quelque peu faible. La France a connu 80 heures de présence de l’astre du jour en moyenne nationale pour une normale de 87 heures (8% de déficit). Le record de l’an dernier s’élevait, si l’on peut dire, à 53 petites heures ! Pour mémoire, le record maximum est de 114 heures, enregistré à deux reprises, en janvier 1949 et 1959.

Les chiffres de janvier 2019 cachent d’importantes disparités : un déficit marqué sur le tiers nord, le Berry et le Pays Basque, avec une absence très remarqué sur la région rouennaise. En revanche, un excédent concernait les Pays de la Loire et surtout les régions méditerranéennes, plus particulièrement le Gard et l’est de la Corse.

C’est donc à Rouen que le soleil a été le plus discret avec 18 petites heures de présence dans le mois. A l’opposé, Carpentras a vu l’astre du jour briller de milles feux durant 203 heures.

Phénomènes divers et d’hiver

La neige a été un peu plus fréquente qu’habituellement des Hauts-de-France au Bassin Parisien jusqu’au Berry, avec des épaisseurs parfois très importantes, jusqu’à 13 cm à Lille en un épisode puis 12 cm quelques jours plus tard. Certains secteurs entre le nord du Bassin Parisien et la frontière belge ont mesurés jusqu’à 20 cm de neige, tenant au sol jusqu’à une dizaine de jours. L’enneigement a connu un rattrapage très net sur l’ensemble des massifs après un début d’hiver localement difficile, surtout dans les Pyrénées. Les fortes chutes de neige de la dernière décade ont permis d’atteindre des chiffres élevés pour la saison.

Enfin, le fait marquant de ces dernières semaines est la présence exceptionnelle du mistral et de la tramontane près du Golfe du Lion, soufflant quasiment sans discontinuer, battant des records de fréquence établi en 1988.

Un mois d’hiver typique sur le pays, bien que légèrement plus froid qu’habituellement, un peu plus sec et un chouia plus sombre.

Frédéric Decker

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