Bilans mensuels

 

Octobre 2014

Comme septembre et de nombreux mois cette année, octobre a été chaud. Pas le plus chaud, mais il se place dans les premiers rangs. Le flux de sud-ouest dominant, coincé entre en anticyclone sur l’Europe Centrale et des dépressions sur l’océan, explique cette grande douceur récurrente.

La grande douceur voire la chaleur présente du 1er au dernier jour de ce mois d’octobre hisse ce mois parmi les plus chauds depuis l’après-guerre. Avec une température moyenne nationale de 15,6 degrés, seuls les mois d’octobre 2001 & 2006 (avec 16,0 degrés) et 1995 (15,7 degrés) ont fait un peu « mieux » que le cru 2014. Des pics de chaleur ont été atteints les quatre premiers jours du mois, à mi-octobre et pour Halloween, faisant même tomber des records de chaleur mensuels. Le maximum du mois est tombé le 9 à Ajaccio avec 31,8 degrés (31,5 degrés le 18 à Dax). Le minimum absolu a été relevé le 28 à Mouthe (Doubs) le 28 avec -3,4 degrés. Pas de gelée en plaine pour ce mois d’octobre. L’absence de gelée est remarquable le dixième mois de l’année, habitué à l’arrivée des premières gelées d’automne.

Les précipitations ont fait le grand écart, entre déficits parfois marqués et des cumuls très importants au gré des épisodes cévenols… sur les Cévennes bien sûr. Gros déficit en revanche sur le Roussillon ainsi qu’en Corse. Assez peu de pluie également des Pays de la Loire à la Normandie jusqu’au Nord-Pas-de-Calais, alors que les autres régions ont connu des quantités de précipitations proches des normales ou faiblement excédentaires. Au Cap Béar, il n’est tombé que 0,2 mm de pluie dans le mois. A l’inverse, il est tombé 166 mm au Mont Aigoual et surtout plus de 600 mm à Barnas, en Ardèche (Cévennes).



L’ensoleillement a été excédentaire sur les deux-tiers sud du pays, surtout du sud-ouest à la Corse où des records de forte insolation sont tombés, jusqu’à 234 heures de soleil à Toulouse. Un léger déficit a en revanche concerné un petit tiers nord.



Un énième mois chaud donc cette année 2014. Sur les dix premiers mois de l’année, 2014 arrive d’ailleurs en tête des années les plus chaudes avec une moyenne nationale de 14,36 degrés, valeur supérieure à la même période en 1990 (14,16 degrés), 2003 (14,13 degrés) ou encore 2007 (14,05 degrés). 2011, l’année la plus chaude sur 12 mois se contentait de 13,89 degrés entre janvier et octobre. L’année en cours est susceptible de battre le record de chaleur annuel de l’année 2011.

Cartes : Global Climate Data Base Données chiffrées :

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