Les cyclones

Les cyclones

cyclonePhénomènes particulièrement redoutés dans les zones tropicales, et même en zones tempérées, les cyclones sont de véritables machines d'une force inouïe, et dont les vents peuvent dépasser 300 km/h. Ils peuvent malheureusement anéantir des pays entiers, comme Mitch en octobre 1998 en Amérique Centrale. Appelés cyclones, ouragans, typhons ou encore willy-willy en Australie, ils provoquent souvent des dégâts considérables.

Les cyclones naissent au-dessus des mers chaudes des tropiques, lorsque la température de l'océan atteint ou dépasse 26°C. Un cyclone fonctionne comme une gigantesque machine. Il a donc besoin d'une source d'énergie, mais il a ceci de particulier qu'il génère sa propre énergie. La force motrice d'un cyclone provient de la vapeur d'eau prélevée directement de la mer. Un cyclone se forme au-dessus d'une mer tropicale lorsque des vents contraires se rencontrent, provoquant un tourbillon d'air ascendant. La vapeur d'eau qui se dégage de la mer chaude est emportée dans les airs. En s'élevant, cette vapeur se condense pour former des nuages. La condensation s'accompagne d'un dégagement d'énergie calorifique, qui réchauffe l'air, lequel s'élève encore plus rapidement. Le mouvement ascendant fonctionne alors comme une cheminée, aspirant l'air dans sa partie inférieure et l'expulsant vers le haut. Un autre phénomène physique se rajoute au premier, contribuant à accroître la vitesse du vent à l'intérieur du cyclone en formation. L'air aspiré dans le mouvement ascendant se déplace en spirale. Comme dans le cas d'une tornade, le tourbillon d'air accélère le mouvement du vent, et donc le mouvement ascendant à l'intérieur de la cheminée. En conséquence, une plus grande quantité de vapeur d'eau est prélevée et aspirée vers le haut, ce qui accroît le cylconesdégagement d'énergie calorifique. Ce dégagement d'énergie calorifique supplémentaire accroît alors la violence des vents. C'est ainsi, par des réactions en chaîne, que le cyclone génère sa propre énergie. Il ne s'apaise que sur la terre ferme, où il ne trouve plus de vapeur d'eau à prélever, et ne peut donc plus renouveler l'énergie qui l'alimente. Les cyclones s'accompagnent de vents violents qui soufflent autour de zones de très basse pression. Assez curieusement, tout au centre de ce vaste tourbillon d'éléments, se trouve une petite zone de calme, l'oeil du cyclone. A l'intérieur de celui-ci, le ciel est sans nuage et il ne souffle qu'une petite brise. Mais juste à côté de l'oeil, le cyclone déchaîne sa puissance redoutable. Les vents peuvent être d'une violence inouïe et atteindre 360 km/h. Des pluies torrentielles s'abattent et la mer est parcourue de vagues gigantesques fouettées par le vent. Un cyclone peut s'étendre sur plus de 800 km. Certains peuvent s'acharner sur une ville côtière durant plus de 18 heures avant de progresser dans les terres.


 

Petites anecdotes...

La France subit parfois les restes de cyclones. A l'automne 1998, plusieurs d'entre eux sont arrivés jusqu'à nous, réduits à l'état de simples dépressions. Ils donnèrent surtout de fortes pluies et des vents modérés. En septembre 1993, les restes d'un cyclone provoquèrent une violente tempête sur l'ouest, avec des rafales atteignant 170 km/h en Bretagne. Quant au cyclone "Hortense", il avait provoqué d'importants dégâts et des pertes en vies humaines sur le sud-ouest en 1983.

  • Le cyclone tropical le plus meurtrier se produisit en 1970, dans le Delta du Gange au Bangladesh. Il tua un million de personnes. Le 29 avril 1991 dans la même région, un autre cyclone fit 138.000 morts.
  • Le cyclone "Gilbert", en 1988, fut le plus violent qu'aient jamais connu les Antilles. Les rafales dépassaient parfois 320 km/h.
  • En 1928, un cyclone déversa 750 mm de pluie sur Porto Rico. On estime que l'île reçut à cette occasion 2,6 milliards de tonnes d'eau.
  • Un cyclone libère à chaque seconde autant d'énergie que la bombe d'Hiroshima.
  • L'énergie que libère un cyclone en une seule journée serait suffisante, si on pouvait la convertir en électricité, pour alimenter un pays comme la France pendant quinze ans.
  • Le 12 octobre 1979, la pression atmosphérique chuta jusqu'à 870 hPa au centre du typhon "Tip" à Guam, dans l'océan Pacifique.