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Ayant vécu de plein fouet les deux tempêtes de 1999, la première sur Paris car je suis parti après les fêtes de Noël pour rentrer chez moi à bordeaux vers 6heures du mat et je me suis retrouvé coincé sur l'A13 entre la sortie Orgeval et le triangle de Roquancourt en pleine forêt avec des centaines d'autres personnes se demandant comme moi ce qui se passait ? Certains faisant même preuve d'humour donnaient raison à Paco Rabanne, les arbres craquaient dans la nuit, s'entrechoquaient et tombaient un à un sur nos voitures. Sous le mélange des bruits des arbres tombants, des vitres des voitures éclatants et des cris des plus angoissés, j'avoue n'avoir vraiment réaliser ce que j'avais vécu que lorsque vers 10 heures nous avons entendus les tronçonneuses des pompiers qui se rapprochaient peu à peu, le mauvais film devenait réalité.
Comble du sort : deux jours plus tard, la tempêtes'abat sur Bordeaux et j'habite une vielle maison dans le Médoc entre océan et ville, les services météorologiques l'avaient annoncée faiblissante mais je peux vous assurer qu'il vaut mieux 200 km sur l'autoroute en pleine foret que 180 km dans une veille maison en pierre en plaine car là, j'ai vraiment eu très très peur, tout bougeait, tout craquait dans la maison, même les éléments de cloison qui n'étaient pas en contact direct avec l'extérieur et ce bruit sourd et lourd, n'est à ce jour pas encore sortit de ma tête. De plus, le parametre du vécu et de la connaissance des conséquences ont rendu cette deuxième expérience beaucoup plus terrifiante que la première, alors que je n'étais pas réellement inquiet à Paris, là je l'étais terriblement car les dégâts causés dans la capitale furent terribles et au fur et à mesure que les rafales s'abattaient sur notre maison, les scénarios les plus catastrophiques s'organisaient dans mon esprit. Lorsque l'électricité fut coupée, la panique entraînant l'inconsciente, j'ai décidé de mettre femme & enfants dans la voiture pour aller se réfugier quelques centaines de mètres plus loin chez un voisin habitant dans une maison neuve en attendant la fin des hostilités du temps. Bref, je fus parti des chanceux qui n'ont eu aucun dégât à déplorer et pour finir cette expérience sur une pointe d'humour, je dirais que pour avoir vécu les deux, une tempête c'est comme sauter en parachute, la première fois est une bonne expérience, la deuxième est terrifiante et psychologiquement très dure à encaisser.
Depuis, je suis un passionné des phénomènes météo ou plutôt devrais je dire un psycho de la météo, je regarde les bulletins trois fois par jour, j'angoisse dès qu'ils annoncent des vents un peu violents et pense sincèrement à faire un petit voyage à la Réunion à la bonne période pour vivre un cyclone, histoire de guérir le mal par le mal.
Les caprices du temps m'ont apporté une joie éphémère mais très intense, puisqu'il y a une dizaine d'année de cela, je pratiquais l'escalade sur le nez de Jaubourg ( Cherbourg ) et j'ai eu la chance au coucher du soleil d'apercevoir le rayon vert... je n'ai rien à dire dessus, si ce n'est que c'est à vivre au moins une fois dans sa vie, car juste après on ce sent un être exceptionnel, privilégié d'avoir été choisi par Dame Nature car beaucoup en rêvent.
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