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Les News
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Jeudi 8 mai 2008 Un déluge de pluie s'est
abattu jeudi sur l'île de Chypre, confrontée à la
pire sécheresse de son histoire moderne, provoquant des
inondations, des coupures d'électricité et des
dégâts sur les routes. Les précipitations de
grêle et pluie ont été si intenses que le trafic
sur l'autoroute reliant Nicosie à Limassol (est) a
été coupé pendant une heure, faute de
visibilité suffisante. Dans la ville portuaire de Larnaca (sud),
l'orage et de forts vents ont causé des inondations et des
dégâts importants. Les pompiers ont reçu une
cinquantaine d'appels d'automobilistes piégés par la
montée des eaux ou d'habitants dont les maisons avaient
été inondées. Aucun blessé n'a toutefois
était rapporté. Ces pluies abondantes ont contenté
nombre de Chypriotes soumis à des coupures d'eau depuis fin
mars. Le nouveau président Demetris Christofias avait
décidé de réduire d'un tiers les livraisons d'eau
aux organismes locaux de distribution, charge à eux de
gérer la pénurie. A Nicosie, la capitale, la fourniture
d'eau a été réduite à trois jours par
semaine. Le 21 avril, Chypre a par ailleurs conclu un accord avec une
compagnie de transport maritime pour acheminer depuis la Grèce
huit millions de mètres cubes d'eau. La sévère
pénurie d'eau est la conséquence d'une sécheresse
qui dure depuis deux ans sur l'île, de températures
anormalement hautes pour la saison et de l'échec d'une politique
visant à pénaliser le gaspillage. Les réservoirs
de Chypre ne sont actuellement remplis qu'à 9,8% de leur
capacité, un niveau inférieur de 25% à
l'année précédente. Depuis octobre, il n'est
tombé que 100 mm environ à Larnaca et Nicosie, soit
respectivement 31% et 44% de la normale, des records.
Malgré la pression internationale, la junte militaire birmane accepte l’aide au compte-goutte. Seul un avion grec a pu partir. Les Etats-Unis pensaient pouvoir envoyer aussi un avion n’en ont finalement pas l’autorisation. Au moins 100.000 morts dont les cadavres ne sont pas ramassés, tel est le dernier bilan du passage du cyclone Nargis. Les birmans tentent de reconstruire leurs vies et leur pays presque sans aide extérieure. La junte militaire au pouvoir l’accepte en effet avec tant de réticences que l’aide internationale n’arrive que très doucement. Les Américains, qui avaient annoncé avoir reçu un feu vert de la junte birmane pour dépêcher un avion transportant de l’aide, ont fait savoir que l’appareil ne partait plus. Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a totalement exclu de procéder à un largage sans l’accord des autorités birmanes. Un premier avion de l’ONU, un appareil du Programme alimentaire mondial (PAM), a atterri aujourd’hui à Rangoon, la plus grande ville du pays. Un avion militaire grec a pu partir lui aussi ce soir. Selon les organisations humanitaires, l’aide arrive doucement de Thaïlande, de Chine, d’Inde. Mais tout arrive encore en quantité insuffisante et trop lentement pour répondre aux besoins d’une population qui manque de tout. Ce sont des centaines d’avions d’aide dont le pays a besoin. L’ONU a demandé de pouvoir envoyer une centaine d’experts, notamment du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la junte birmane à se focaliser sur l’aide aux victimes du cyclone plutôt que sur le référendum constitutionnel prévu samedi, et il essaie de discuter avec le chef de la junte, Than Shwe. La France de son côté, a porté son aide de 200.000 à deux millions d’euros. Elle prépare un avion avec du matériel de la Croix-Rouge et d’Action contre la faim. Et le navire de la marine nationale Mistral pourrait être mis à disposition du Programme alimentaire mondial. Malgré la situation catastrophique, la junte a maintenu à samedi le référendum sur une nouvelle Constitution qui, selon l’opposition, pérennisera surtout la mainmise des militaires sur le pouvoir. Le vote ne sera reporté, au 24 mai, que dans 47 municipalités particulièrement touchées. |
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