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La climatologie est
l'étude des données météorologiques
compulsées sur un certain nombre d'années
(généralement 30 ans pour déterminer les normales
climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des
écarts types et des records pour de nombreux paramètres
(température, précipitations, ensoleillement, vent,
phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on
compte au moins une station météorologique par
département, plus de nombreux postes climatologiques
automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.
MARS 2011
Comme ses
deux prédécesseurs, le mois de mars 2011 a
été particulièrement calme à la faveur de
conditions anticycloniques omniprésentes, sauf sur les
régions méditerranéennes où des conditions
plus dépressionnaires se sont invitées par
épisodes.
Températures
Les températures, de saison en
début de mois, se sont peu à peu élevées au
fil des jours et la douceur s'est rapidement imposée, surtout au
cours de la deuxième quinzaine avec quelques journées
dignes d'un mois de mai, voire d'un début juin (trois jours avec
plus de 20 degrés à Paris les 15, 24 et 25). Nous sommes
toutefois restés loin des records de chaleur des mois de mars
1955, 2003 et 2005. L'écart thermique moyen national sur le mois
atteint +1,2 degrés. Régionalement, on constate un
excédent plus marqué sur les régions du nord et de
l'est, notamment sur le Bassin Parisien (+1,8 degrés) et
l'Alsace (+1,7 degrés). Les régions
méditerranéennes ont connu des températures plus
proches des chiffres habituels, avec moins d'1 degré
d'excédent (+0,3 à +0,8 degré). Le minimum du mois
a été atteint le 7 à Nevers avec -7,3
degrés, et c'est à Guéret, dans la Creuse, qu'il a
fait le plus chaud : +23,8 degrés.
Précipitations
Conséquence évidente des
conditions anticycloniques très présentes (25 jours sur
31), les précipitations ont été faibles, voire
très faibles. Une grande moitié nord a en effet connu un
déficit pluviométrique important, atteignant
fréquemment -80%. Le Nord-Pas-de-Calais, les côtes
bretonnes et la Touraine ont été particulièrement
peu arrosés (moins de 10 mm) avec par exemple 7 mm seulement
à Saint-Brieuc et l'île d'Ouessant, pour des normales
respectives de 46 et 60 mm. Le Lyonnais et le pourtour
méditerranéen font exception en comptabilisant des
millimètres excédentaires : 63 mm à Lyon pour une
normale de 55 mm, 119 mm à Nice pour une normale de 61 mm, 150
mm à Perpignan pour une moyenne de 39 mm. L'épisode de
pluie du 11 au 16 a apporté l'essentiel de ces
précipitations, avec 76 mm dans la seule journée du 14
à Perpignan. Il est tombé 238 mm à
Solenzara, en Corse, pour une normale de 79 mm. Le record reste 286 mm
en mars 1969.

Ensoleillement
Deuxième conséquence logique
des hautes pressions : l'ensoleillement a été largement
excédentaire sur les trois-quarts du pays, plus
particulièrement sur le tiers nord (plus de 40%
d'excédent). Le soleil a brillé 216 heures à
Saint-Dizier pour une normale de 130 heures, pas si loin du record de
mars 2003 : 239 heures. Les régions méridionales font
encore exception avec des durées d'ensoleillement
légèrement inférieures aux valeurs moyennes : 208
heures à Ajaccio au lieu de 218 heures par exemple. De ce fait,
la durée d'heures ensoleillées a été
très homogène sur l'ensemble du pays : le soleil a
brillé 184 heures dans le mois à Lille, comme à
Perpignan !

Ce mois de mars doux, très sec et
très ensoleillé a réveillé
précocement la végétation. Le manque d'eau
commence déjà à se faire ressentir dans certaines
régions, surtout sur la moitié nord où la gestion
de l'eau devra être optimale à l'approche des mois
d'été qui risquent d'être difficiles.
Données des stations de Météo-France
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