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La climatologie est l'étude des données météorologiques
compulsées sur un certain nombre d'années (généralement 30 ans pour déterminer
les normales climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des écarts
types et des records pour de nombreux paramètres (température, précipitations,
ensoleillement, vent, phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on compte
au moins une station météorologique par département, plus de nombreux postes
climatologiques automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.
Mars est resté sur la continuité de février avec des conditions anticycloniques omniprésentes en dehors d'un passage perturbé assez actif en tout début de mois. L'omniprésence du soleil et les vents d'est ou de sud ont souvent apporté de la douceur : I - TEMPÉRATURES
Mars 2003 a atteint des sommets en terme de températures pratiquement partout à l'exception du
pourtour méditerranéen. Les températures minimales ne présentent pas de caractéristiques très marquées, avec une certaine
douceur tout de même sur l'ouest (plus de 5°) et des valeurs de saison sur l'est. Les nombreuses gelées dans l'est ont
été compensées par des nuits douces.
C'est surtout sur les maximales que les températures atteignent des valeurs proches ou supérieures aux records des soixante dernières années (record à Châteaudun : 15°9 contre 15°7 en 1957; à Melun : 15°6 au lieu de 15°1 en 1957). Il fait plus de 15° en moyenne les après-midis partout à l'exception des côtes de la Manche, des Ardennes ou encore du Massif-Central. On dépasse même les normales d'avril sur la plupart des régions! Sur les Landes et le sud de la Gironde, on atteint même plus de 19° de moyenne!
L'excédent est général en ce qui concerne les températures maximales avec l'écart le plus réduit pour le sud-est (littoral
varois, comté niçois, nord de la Corse) et plus de 5° d'excédent mensuel du bassin d'Arcachon au Limousin jusqu'à la Lorraine
ainsi que sur la Franche-Comté et les Alpes. On compte par ailleurs 7 jours avec plus de 20° au nord de la Loire, ce qui est exceptionnel au mois de mars. Aucun record de chaleur absolu n'est tombé (valeurs détenues par mars 1955 et 1989), mais c'est la durée et la persistance de cette douceur qui est remarquable, mars étant habituellement un mois très inégal. II- PRECIPITATIONS Conséquence des conditions anticycloniques omniprésentes : les précipitations sont restées rares et faibles, même si aucun record de sécheresse n'est tombé (détenus pour l'essentiel par mars 1953 et 1961). Les zones les plus sèches (moins de 10 mm) sont la Corse, les côtes du Languedoc à la frontière italienne ainsi que l'Orléanais. C'est sur le Pays Basque, en particulier dans la région de Biarritz, qu'il a le plus plu avec plus de 100 mm. A noter que les précipitations sont globalement restées très homogènes d'une région à l'autre ce mois-ci, ce qui est rare.
Bien entendu le déficit est général, en dehors d'un très léger excédent à Biarritz. Ailleurs, on note moins de 20% du quota habituel autour de la Méditerranée et sur le Loiret, alors que seuls l'extrême sud-ouest, la baie de Seine et Lille ont un excédent réduit à moins de 20%. Les orages sont restés très rares (peu d'instabilité) et il n'a pas neigé en plaine. III- ENSOLEILLEMENT Les hautes pressions ont favorisé l'ensoleillement qui a atteint des valeurs exceptionnelles avec plus de 200 heures pratiquement partout à l'exception des régions proches de la Manche! Il faut remonter à 1973 pour trouver au moins aussi bien. Des records sont tombés à Nancy et Melun, stations ouvertes depuis 1946. Jamais le soleil n'avait brillé aussi longtemps que cette année en mars! Seule la première semaine, faiblement perturbée, a connu des passages nuageux vraiment importants.
Logiquement les écarts sont considérables avec +50 à +95% sur un grand quart nord-est jusqu'au Limousin, régions où les records ont pu tomber. Une fois n'est pas coutume, c'est près de la Méditerranée que les écarts sont les plus réduits avec 0 à 20% d'excédent.
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