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La climatologie est
l'étude des données météorologiques
compulsées sur un certain nombre d'années
(généralement 30 ans pour déterminer les normales
climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des
écarts types et des records pour de nombreux paramètres
(température, précipitations, ensoleillement, vent,
phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on
compte au moins une station météorologique par
département, plus de nombreux postes climatologiques
automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.
JUILLET 2011
Après
six mois consécutifs au-dessus des normales saisonnières
en températures, le mois de juillet a renoué avec une
certaine fraîcheur... au coeur de l'été. Les pluies
parfois conséquentes ont nettement freiné la
sécheresse de surface, alors que la situation reste
inchangée au niveau des nappes.
Températures
La température moyenne de ce mois de
juillet dégage un déficit de 1,3 degrés à
l'échelon national. Il faut remonter à juillet 2000 et
1993 pour trouver une fraîcheur équivalente, et à
juillet 1981 pour trouver plus frais. Il est toutefois
intéressant de noter que si les mois de juillet aussi frais sont
devenus rares (trois en trente ans), ils étaient beaucoup plus
communs auparavant (dix en trente ans entre 1950 et 1980 !). Aucun
record de froid n'a été battu cette année,
malgré des valeurs particulièrement basses parfois, aussi
bien en températures minimales en début de mois (5,9
degrés le 3 à Mulhouse, pas si loin du record du 2
juillet 1960 : 5,1 degrés), qu'en températures maximales
(14,4 degrés le 19 à Melun, le record reste 12,4
degrés le 1er juillet 1948).
Précipitations
Les précipitations ont
été nettement excédentaires sur la plupart des
régions, avec un peu plus de 150% de la normale à
l'échelon national. La Sarthe, la Haute-Normandie, la Picardie,
les Ardennes, la Lorraine et le sud de la Bretagne font exception avec
un léger déficit pluviométrique (48 mm à
Evreux au lieu de 53 mm normalement par exemple). Les excédents
les plus remarquables sont relevés dans les
Bouches-du-Rhône avec 7 à 8 fois plus de pluie
qu'habituellement : 85 mm à Marseille pour une normale de 13 mm,
il s'agit d'un nouveau record qui bat les 78 mm de juillet 1924. Ces
pluies marseillaises sont tombées en trois fois, les 13, 19 et
27 qui ont reçu respectivement 22, 16 et 43 mm.

Ensoleillement
Evidemment, les chiffres d'ensoleillement
sont médiocres, surtout vers le nord-est où le
déficit a été marqué : 153 heures à
Metz, pas très loin des 143 heures record de juillet 1998, et
loin de la normale de 225 heures. Les régions de l'ouest ont
été un peu plus favorisées, avec même un
léger excédent dans le secteur de Biarritz et du Calvados
au golfe de Saint-Malo jusqu'aux Côtes d'Armor : 205 heures
à Caen pour une normale de 203 heures.

Sans être catastrophique
(première quinzaine agréable), juillet 2011 a
été très mitigé et marqué par une
période fraîche et humide du 16 au 28, gâchant ainsi
les vacances de bon nombre de juilletistes. Paradoxalement, si la
sécheresse de surface s'efface, il n'en est rien en profondeur :
les pluies d'été sont directement absorbées par
les végétaux, ou ruissellent rapidement vers les cours
d'eau. Il faudra attendre l'automne et surtout l'hiver prochain pour
espérer remplir les nappes avec des précipitations
importantes.
 
Données des stations de Météo-France
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