|
La climatologie est
l'étude des données météorologiques
compulsées sur un certain nombre d'années
(généralement 30 ans pour déterminer les normales
climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des
écarts types et des records pour de nombreux paramètres
(température, précipitations, ensoleillement, vent,
phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on
compte au moins une station météorologique par
département, plus de nombreux postes climatologiques
automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.
JANVIER 2011
Après
un mois de décembre froid et agité, les conditions
anticycloniques omniprésentes ont nettement calmé les
ardeurs du ciel ce mois de janvier 2011.
Températures
Un froid modéré nous a
concerné en début et fin de mois, cernant une
période de douceur assez marquée entre le 6 et le 18.
Cette douceur a localement fait tomber des records (15,7 degrés
de minimum à Dax le 7, ancien record mensuel depuis 1958 : 14,8
degrés le 15 janvier 1975). Le 8, il fait jusqu'à 20
degrés à Saint-Martin-de-Hinx, dans les Landes. Si la
douceur est rarement excessive, le froid reste modéré
également. Le mercure chute tout de même jusqu'à
-10,7 degrés le 4 à Strasbourg. Au final, janvier 2011
dégage un très léger excédent thermique
(+0,3 degré) à l'échelon national. Les
régions du quart nord-est ont toutefois connu un mois assez doux
avec 1 à 2 degrés de trop, alors qu'un léger
déficit a intéressé les régions du
sud-ouest.
Précipitations
Conséquence directe des conditions
anticycloniques, présentes 25 jours sur 31, les cumuls
pluviométriques ont été assez faibles dans
l'ensemble, en particulier entre l'ouest de la Provence et les Alpes,
en Auvergne ainsi que sur les régions du sud-ouest : 6 mm
seulement au Puy (Haute-Loire) au lieu de 41 mm ; 18 mm à
Biarritz au lieu de 138 mm habituellement en janvier. Peu de
régions ont connu des chiffres supérieurs aux valeurs
habituelles, hormis la Corse, le Roussillon, la Picardie et l'est du
Bassin Parisien : 121 mm à Solenzara au lieu de 96 mm en moyenne
; 80 mm à Creil (Oise) au lieu de 60 mm. Cette relative
sécheresse hivernale intervient après un mois de
décembre arrosé, mais peut déjà
empêcher un bon remplissage des nappes phréatiques. De
plus, l'enneigement est resté faible en montagne, notamment sur
le Jura, une partie des Alpes, sur le Massif Central et les
Pyrénées. La grande douceur en altitude et les
précipitations trop rares n'ont pas entretenu le manteau neigeux
qui s'est formé entre la mi-novembre et le mois de
décembre. Il faut espérer davantage de perturbations dans
un flux océanique en février et mars avant le
réveil de la végétation pour combler au mieux les
nappes d'eau souterraines.

Ensoleillement
L'ensoleillement a été
très irrégulier au gré des nuages bas parfois
tenaces. Les chiffres sont faibles entre le Nord et la Sologne avec
moins de 50 heures dans le mois en général (34 heures
à Rouen pour une normale de 62 heures). L'astre du jour a
brillé beaucoup plus généreusement en Auvergne,
sur le Lyonnais ou encore le sud de la Bretagne avec des
excédents assez marqués (86 heures à Lorient au
lieu de 65 heures normalement, 86 heures à Lyon contre 69 heures
en moyenne).
Données des stations de Météo-France
|
|