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L'édito - Chaud devant !

Des pointes à 50 degrés et plus en France, des tempêtes, orages, inondations, sécheresses et autres tornades toujours plus nombreux et violents. Notre climat dépeint pour l’an 2050 fait froid… ou plutôt chaud dans le dos, avec un emballement du réchauffement climatique... 

L’alarmisme et le catastrophisme climatiques atteignent des sommets, dans un monde où la violence devient notre quotidien, à l’image des attentats en France, en Europe et aux quatre coins du monde, de la folie de quelques grands dirigeants entre les Etats-Unis et la Corée du Nord… Comme si rien n’allait plus et n’irait plus jamais, comme si la situation devait empirer encore et encore… Ne faisant pas de géopolitique, je m’en tiendrais aux aspects climatiques de la crise actuelle. Une crise qui rend fou, j’en veux pour preuve les dires abracadabrants de Jean Jouzel, climatologue et glaciologue connu et reconnu en France.

Avant tout, il y a des choses que je ne comprends pas. J’ai tout bonnement l’impression que les « climatologues » du GIEC, si vraiment il y en a encore (des vrais), ne s’intéressent pas au climat. En tous cas pas au sens large du terme. Ou comment s’en tenir à ces pauvres 140 dernières années sur le climat de notre planète, un millième de seconde dans une journée à l’échelle temporelle de l’histoire climatique de la Terre. Comment peuvent-ils occulter les variations climatiques, parfois spectaculaires, ne serait-ce que des siècles passés, avec les refroidissements et réchauffements brutaux et rapides qui ont marqué toute la période du Petit Age Glaciaire (1400 à 1850), parfois jusqu’à 1 degré de perte ou de hausse en seulement une décennie selon des reconstituions des températures effectuées par… Météo-France eux-mêmes, grâce aux relevés anciens effectués un peu partout dans les grandes villes du monde, notamment en France à Paris par Louis Morin, médecin-mathématicien qui a effectué pas moins de 37 ans de relevés entre 1676 et 1712, relevés complétés ensuite par ceux de l’observatoire de Paris avant la création de la station de Paris-Montsouris.

Comment peut-on occulter l’Optimum médiéval ou, au mieux, le sous-estimer, alors que les températures étaient au moins aussi élevées qu’actuellement, voire plus élevées entre 800 et 1300, avec du vin d’assez bonne qualité jusqu’en Angleterre et des saisons chaudes se succédant les unes aux autres quasiment sans discontinuer? Comment peut-on zapper la période très chaude de l’âge du bronze, bien plus chaude qu’aujourd’hui,  entre -3000 et -1000 (avant Jésus Christ donc), période qui aurait vu les glaciers déserter l’Europe toute entière, y compris la Scandinavie? Pourquoi ne pas dire que la quasi totalité de la planète a connu un climat tropical, il y a certes très longtemps et avec une configuration géographique différente, les continents ayant dérivé depuis, avec 10 à 14 degrés de plus (!!!!) qu’actuellement il y a 50 millions d’années, soit peu de temps étant donné l’âge déjà avancé de la Terre de 4,5 milliards d’années ?

Outre les grands cycles de Milankovich, pourquoi occulter les cycles à beaucoup plus court terme de quelques décennies, cycles océaniques et solaires notamment ? Pourquoi minimiser les effets négatifs des refroidissements climatiques, pourtant confirmés par l’Histoire avec un grand H (crises, familles, pauvretés, révolutions) et minimiser de fait les effets positifs des périodes chaudes (Age de Bronze florissant, agriculture optimisée et richesse durant l’Optimum Médiéval et ses conditions permettant l’édifications d’églises et de cathédrales…)? Comment occulter et éviter d’expliquer la baisse globale de température dans les années 50, 60 et 70, de 0,3 à 0,4 degré, en plein boum démographique et industriel après la seconde guerre mondiale (période marquée par une chute du nombre de canicules en Europe et une multiplication de saisons « pourries », par une reglaciation du Groenland après l’optimum des années 30-40 etc…) ?

Pourquoi imposer un consensus climatique à l’échelle mondiale, interdisant tout débat dans une sorte de dictature, fermant le clapet par obligation aux climatologues indépendants n’étant pas d’accord avec les résultats du GIEC, alors que toutes les sciences (médecine, mathématiques, physique, astronomie etc) appellent forcément au débat ? D’où la non-médiatisation de ces climatologues… Rappelez-vous, Philippe Verdier, ex-monsieur météo sur France 2, en a fait les frais suite à la sortie de son livre « Climat investigation ». Qu’est-ce que le GIEC essaye d’imposer et/ou de protéger ? Quel en est le but ? Quels sont les lobbys engagés et quels sont les enjeux de cette « puissance climato-politico-économico-écologique » qu’est le GIEC? Ce n’est pas à moi de répondre, certains ont déjà enquêté sur ce sujet, notamment Philippe Verdier, rapidement remercié ensuite par France Télévisions (et probablement par les plus hautes instances de la République).

Pour en revenir au sujet brûlant du jour, c’est le moins que l’on puisse dire…

Invité récemment sur France Inter et interviewé par le JDD, Jean Jouzel s’est perdu dans un catastrophisme démesuré, annonçant des inondations et coulées de boues, incendies ravageurs, et surtout des vagues de chaleur faisant grimper le thermomètre entre 50 et 55 degrés d’ici 60 petites années seulement… en France, jusqu’en Bretagne. A vrai dire, quand on connait un minimum l’histoire du climat en France et en Europe, puisque le climatologue s’en tient surtout aux effets locaux chez nous, c’est… risible. Un rire jaune bien sûr, car cette intox abracadabrante est diffusée allègrement sur les médias et ingurgitée par une population crédule, lobotomisée par des programmes télés abêtissants, par des chaînes d’infos toujours plus anxiogènes, par des politiques toujours trop « politisés »…

Attribuer chaque « anomalie » climatique au « changement climatique » devient ridicule. Trop chaud ou même trop froid, c’est le changement climatique… Trop sec ou trop humide, c’est le changement climatique… 

Extrait d’interview pour le JDD :

« Boira-t-on bientôt du vin de Bordeaux cultivé en Finlande?

Il y a dix ans, lorsqu’on disait qu’il faudrait planter des vignes en Angleterre car les vins deviendraient trop alcoolisés avec la chaleur, les gens nous prenaient pour des fous. Aujourd’hui, les maisons champenoises investissent toutes dans le sud de l’Angleterre. Cette préoccupation de l’adaptation au climat est devenue quotidienne pour la profession. Pour les vignerons et les producteurs de fruits, la succession d’hivers doux suivis de gelées tardives est aussi très néfaste. » 

D’après Jean Jouzel, les vignes seront d’ici peu très rentables… en Angleterre (comme durant l’Optimum Médiéval… tiens). C’est oublier nos deux derniers printemps et leurs gelées fortes et tardives qui ont partiellement ravagé nos vignes, du Val de Loire à la Bourgogne jusque dans le sud-ouest. Vous disiez, monsieur Jouzel ?

Autre extrait :

« Votre frère, qui a repris la ferme familiale en Bretagne, ne croit pas au réchauffement!

Exact, comme beaucoup de paysans qui reprennent le credo de Claude Allègre, il pense que nous sommes dans un cycle comme il y en a déjà eu par le passé. En revanche, j’ai beaucoup d’espoir en voyant mes sept petits-enfants. Récemment, j’ai entendu deux de mes petites-filles de 9 et 10 ans parler trente minutes d’éoliennes et d’énergies renouvelables… »

Eh oui, les agriculteurs, sur le terrain depuis des générations, sont météo sensibles et comprennent sans efforts que notre climat n’est pas déréglé… qu’il n’est pas réglé non plus, qu’il ne l’a jamais été et qu’il ne le sera jamais. Dans les Charentes, les producteurs de Cognac ont dû quasiment mettre la clé sous la porte durant trente ans, de l’après-guerre à 1980. La faute… à la baisse du thermomètre. Depuis, ils se gaussent : il fait à nouveau plus chaud, et les productions sont reparties à la hausse !

Eh oui : les enfants sont des éponges qui croient au Père Noël, à la petite souris, au réchauffement climatique alarmant et à Jean Jouzel. Quelles références ! Les éoliennes rentables ? La bonne blague ! Outre le fait de défigurer nos campagnes, ces moulins à vent des temps modernes coûtent plus qu’ils produisent…

Les énergies renouvelables : oui il faut y croire, mais les bonnes énergies rentables, telles que le solaire (dans les régions ensoleillées !!!), l’hydrogène et autres essences végétales. L’avenir doit être réfléchi pour être rentable, pour être riche, pour être beau. Paris ne s’est pas faite en un jour, mais l’optimisme peut permettre à l’être humain de voir grand dans ce domaine.

Autre extrait : 

«  Face au réchauffement climatique, il prévoit notamment des étés de plus en plus chauds, jusqu'à 6 à 8°C de plus dans les années à venir. "On n'est plus dans le futur : ce sont les enfants d'aujourd'hui, ceux des cours d'école, qui pourraient subir ces étés à 50°C", s'inquiète Jean Jouzel. »

Il parait que Jean Jouzel est climatologue… S’est-il seulement intéressé au climat ? Ces 50 degrés annoncés en France sont-ils sérieux ? Non ! Si le climat varie, les extrêmes climatiques, finalement varient moins dans l’absolu. Car si les périodes chaudes comme actuellement voient plus de canicules et moins de vagues de froid, les records en eux-mêmes n’évoluent pas de façon spectaculaire. Ainsi, les 40 degrés atteints (enfin pas tout à fait, 39,5 « seulement ») à Paris en 2003 le furent aussi en 1947 (40,4 degrés), en 1765 (40,0 degrés), en 1720 (40,0 degrés). Trois fois en environ 300 ans, une fois par siècle. Bien sûr, on peut se questionner sur les relevés anciens et leur fiabilité, l’état des abris météo « ouverts » à l’époque… comme on peut se questionner aujourd’hui sur l’état des abris météo automatisés, abandonnés et peu nettoyés par l’homme (donc plus vraiment blancs mais plutôt gris, accumulant davantage de chaleur…), l’homme lui-même est de plus en plus restreint sur le terrain…


Données Louis Morin compulsées par Météo-France (1676-1712)
Données observatoire météo de Paris (1712-1872)
Données Montsouris Météo-France (1873-aujourd’hui)

Les records de froid sont à peine moins hauts aujourd’hui. Si les -20 degrés ne sont plus atteints depuis 1879 (-24) à Paris du fait d’une urbanisation galopante, c’est encore le cas en grande banlieue, comme Brétigny-sur-Orge entre autres exemples qui s’est offert le luxe de battre un record de froid datant du glacial mois de janvier 1985 le 8 janvier 2010 avec un pic de froid à -20,6 degrés ! Que dire des -15,3 degrés du 30 novembre 2010 à Orléans, battant l’ancien record mensuel de 1946 de… 5,8 degrés d’un coup. Exemples et contre-exemples sont nombreux dans un sens comme dans l’autre. Il faut juste éviter de tomber dans le piège de l’alarmisme de Jean Jouzel.

Les 50 degrés annoncés par Jean Jouzel sont de la poudre aux yeux ou, pour paraphraser Emmanuel Macron, « de la poudre de perlimpinpin ». C’est statistiquement impossible ! Heureusement d’ailleurs. D’ailleurs, les records de chaleur continentaux restent anciens pour la plupart. Le record mondial, relevé à Furnace Creek dans la vallée de la Mort aux Etats-Unis avec 56,7 degrés, date du 10 juillet 1913. Il n’a pas été approché depuis sur notre planète. Le record de septembre 1922, de 58,0 degrés en Libye, a été invalidé il y a peu par l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale).

Autre extrait : 

« À l'horizon 2050, ce risque de feux apparaîtra dans le centre et l'ouest de la France, jusqu'ici épargnés »

La mémoire humaine est faillible, celle de Jean Jouzel aussi, prouvant qu’il est un être humain et non un climatologue hors-pair, aussi. C’est oublier les feux de forêts dans l’ouest en 2003, en 1976, en 1921, en 1911, années à étés très chauds et très secs. Eh non, rien de nouveau sous le… soleil…

Autre extrait :

«  Une canicule en juin, des incendies massifs en juillet… La France est-elle déjà en surchauffe?

L'été est plus chaud et plus précoce. Au 15 juin, on a désormais un climat de début juillet 1960. »

Qui dit réchauffement ou refroidissement dit forcément décalage des saisons. Il ne pas faut sortir de Saint-Cyr pour s’en douter. Mais il faut avoir « un peu » étudié le climat de la France pour comprendre et se rendre compte que l’exemple pris tombe mal : la trentaine d’années 1950 à 1980 fut la plus fraîche du 20e siècle (et plus loin encore…). Pire encore : les étés se sont brutalement refroidis entre les années 40 et 50 (et 60) passant de 19,1 à 17,9 degrés de moyenne nationale (et même 17,8 pour les années 70 malgré 1976). Le décalage des saisons fut brutal ! Et les canicules disparurent presque totalement de l’Europe entre 1950 et 1980, ne faisant que de rares et courtes apparitions en dehors de l’exception 1976. Eh oui, il faut se renseigner un minimum et comparer ce qui est comparable.

Je ne vais pas reprendre tous les extraits des dires fantasmagoriques de Jean Jouzel pour les contredire. Trop long, et trop facile ! Mais quelques précisions tout de même par rapport à ses dires dans le JDD : plus d’inondations, oui forcément, dans un monde toujours plus bétonné par l’être humain, l’eau de pluie ruisselle toujours plus, se transformant en torrents au moindre orage… Plus d’incendies de forêts, oui bien sûr… Car outre les causes naturelles, les causes humaines sont toujours plus nombreuses aussi, qu’elles soient malheureusement intentionnelles comme c’est trop souvent le cas comme cet été encore dans le sud, ou « accidentelle » via un mégot jeté au mauvais endroit ou l’étincelle d’un engin agricole… Concernant un record de chaleur à Nuuk au Groenland, il s’agit du principe de vases communicants, très fréquents en climatologie. Dans le même temps, le centre des Etats-Unis relevait des températures de 5 à 10 degrés sous les normales. Et il ne faut pas citer les récents records de froid en Argentine et au Chili ainsi que des chutes de neige hors-norme dans ces pays, cela ne colle pas au « catastrophisme réchauffiste » de Jouzel et de ses acolytes du GIEC… Les incendies au Groenland… On s’étonne que la tourbe s’enflamme au moindre éclair (ou au moindre mégot jeté par un touriste) ? Vraiment ?… Là c’est le pompon ! 

Prendre les gens pour des idiots en annonçant des événements météo dignes des plus mauvais (navets !) films catastrophes, cela devient trop gros et ridicule. Si certaines causes écologiques pour la reforestation, la dépollution, la préservation de la faune, de la flore etc sont belles, les causes « pour le climat » prennent un virage de plus en plus grotesque. Et non fondé. Le surf sur la peur de la population au même titre que les médias anxiogènes diffusant en boucle des images d’attentats et autres événements négatifs prend des proportions dangereuses. Il serait bon de remettre les pendules à l’heure une bonne fois pour toutes et revenir dans le droit chemin, de rétablir le débat. Je crains malheureusement que l’épidémie alarmiste et anxiogène continue à gagner du terrain tant que des personnes de ce type auront les faveurs des médias, bien embrigadés dans ce système.

- Frédéric Decker, Lameteo.org - 9 septembre 2017 - 

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