Bilans mensuels

Octobre 2017

Après une pause relative, la sécheresse a repris sur la France et s’est éternisée sur les régions du sud-est. Le tout dans une ambiance globalement bien douce…

Malgré une première décade un peu fraîche et une toute fin de mois voyant les thermomètres plonger, ce mois d’octobre 2017 a été très doux grâce à une seconde décade particulièrement chaude, chaleur bossée par un anticyclone à l’est, un flux de sud et par le cyclone Ophelia qui a généré beaucoup d’air chaud avant de se désagréger aux portes de l’Irlande. Avec une moyenne globale nationale de 14,6 degrés, ce mois d’octobre dépasse la moyenne 1981-2010 de 1,2 degrés. Depuis 1945, six mois d’octobre ont été plus chauds : 1995, 2001, 2005, 2006, 2013 et 2014, le record appartenant à 2001 et 2006, mais aussi 1921 avec une moyenne de 16,0 degrés. Pour mémoire, le mois d’octobre le plus froid reste octobre 1974 avec seulement 8,1 degrés de moyenne nationale.

Pour les extrêmes du mois, on notera les -4,8 degrés relevés à Saint-Etienne pour la valeur la plus basse et 30,9 degrés à Dax pour la valeur la plus élevée. Des gelées se sont manifestées en fin de mois du nord-est aux régions centrales, alors que des chaleurs tardives enveloppaient les deux-tiers sud de la France en milieu de mois.

Reprise de la sécheresse

Après cinq mois plutôt proches des moyennes à l’échelon national, les précipitations ont été bien timides sur la France en octobre, continuant même à bouder les régions méditerranéennes où la sécheresse atteint un niveau exceptionnel, proche de celui de l’année 1921.

L’hexagone a reçu en moyenne 27 mm au cours de ce mois d’octobre pour une normale de 85 mm, soit un important déficit de 68% ! Ces chiffres ne représentent toutefois pas des records, puisqu’octobre 1978 avait fait pire (ou mieux) avec 19 mm seulement. Depuis la seconde guerre mondiale, seuls trois mois d’octobre ont été plus secs que cette année : 1969, 1971 et 1978.

Les extrêmes du mois sont 0,2 mm d’eau dans le mois au Luc-en-Provence pour la valeur la plus faible, et 174,7 mm au Mont Aigoual pour la plus élevée. A basse altitude, le cumul le plus important appartient à Cherbourg avec 71 mm.

Soleil généreux

Les conditions anticycloniques omniprésentes ont favorisé un très bon ensoleillement, d’autant que brumes et brouillards ont été généralement moins fréquents qu’habituellement sur la plupart des régions.

Au final, l’astre du jour a brillé durant 168 heures en moyenne nationale sur la France en octobre 2017 pour une moyenne de 136 heures, soit un excédent de 24%. Octobre dépasse même le cumul du mois de septembre qui ne comptait que 164 heures d’ensoleillement. Bien qu’élevé, ce chiffre n’est pas exceptionnel, dépassé 16 fois depuis les années 40. La seconde décade fut particulièrement lumineuse, rattrapant la première quelque peu timide en rayons…

Un mois d’octobre chaud, bien ensoleillé et particulièrement sec, restant toutefois assez loin des records à tous points de vue. La sécheresse persistante dans le sud-est est le fait marquant à une période de l’année qui voit habituellement le retour de la pluie par le biais d’épisodes méditerranéens ou cévenols. Force est de constater que cela n’a pas été le cas cette année…

 

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