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Le tout dernier jour de mon séjour dans mon pays natal (le 2 août 2004), ma belle-sœur et moi étions en train de quitter Matha où nous avions rendu visite à un ancien copain. Le jour-même je crois, nous devions ensuite repartir sur Angoulême. Petite précision : durant ce séjour, j’avais tenu à « rattraper » les quelques vingt années passées à côtoyer le patrimoine de ma région sans le voir. Avant de partir pour Angoulême et après avoir ainsi (re)découvert les églises de Matha, Aulnay et autres joyaux saintongeais, je voulais donc encore voir l’église de Haimps, à quelques kms seulement de Matha, réputée pour son charme sobre. Le temps depuis le matin était devenu pré orageux et extrêmement lourd. Le ciel commençait à s'obscurcir notablement et au moment où nous sortions de Matha pour rejoindre Haimps, le vent s'est brusquement levé. Rien de bien méchant, juste des rafales à faire voltiger feuilles et petites branches, mais ça n’a pas faibli durant le trajet et on se demandait quand même comment ça allait évoluer. Arrivés devant l'église, on ouvre la porte et tous les dépliants disposés près de l'entrée se sont envolés sous la bourrasque en s'éparpillant dans toute la nef ! on avait l'air malins... Après avoir tout ramassé et remis en place (heureusement qu'on était seuls), nous sommes alors restés à l'intérieur de cette sympathique petite église romane, qui l'espace de 20 minutes environ avait pris un petit air fantastique quelque peu frissonnant, obscurcie qu'elle était et avec le vent qu'on entendait mugir sous les voûtes... Plus que la force de la bourrasque elle-même qui n'avait donc rien d'exceptionnel, c'est cette atmosphère particulière de l'église sous le vent qui fait le charme de l'anecdote. Finalement, quand on est ressortis le vent avait nettement faibli et le soleil repointait même son nez, m’autorisant quelques photos bien réussies. Fait notable, la température avait, elle, considérablement fraîchi entre temps. Je ne sais pas comment le temps a évolué ensuite dans le coin. Une chose reste sûre cependant, c’est que ces bourrasques avaient du se généraliser à l’ensemble des Charentes, en même temps que l’activité orageuse. En effet, le jour-même de mon arrivée à Angoulême ou le lendemain, nous étions en train de prendre un pot au café de la Gare avec mon père et ma sœur. Les rafales insistantes ont fini par renverser le parasol, pourtant lesté avec deux gros parpaings, sur nous et nos voisins… Plus de peur que de mal !
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