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J'allais avec mes parents rejoindre le reste de la famille à Saint-Pair-sur-mer, bourgade voisine de Granville, pour fêter Noël le soir du 25 décembre 1999 dans la maison familiale située à 50 mètres du front de mer au sud de Granville. Je me rappelle déjà que nous nous étions arrêtés à Villers-Bocage pourtant à l'intérieur des terres , où le vent soufflait déjà bien fort. Arrivé à notre destination, je me souviens du bulletin météo de 20 h qui annonçait une tempête d'une ampleur moyenne pour la saison avec des rafales autour de 130-140 km/h, mais vraiment rien de très alarmant. La soirée de réveillon se passait tranquillement, puis vint l'heure de se coucher, effectivement le vent soufflait très fort en rafales, mais rien de vraiment inquiétant. J'ai du m'endormir jusqu'à environ 4h du matin, réveillé par le vent violent, mais ce n'était plus du tout la même musique... Le vent ne soufflait plus en rafales mais en continu à la manière d'un ouragan. Me revenaient en mémoire les images du film Twister et celle des documentaires sur les cyclones. Au début, en entendant le rugissement et la montée en puissance du vent, je croyais qu'une tornade allait s'abattre sur le pavillon de mes grands-parents. Voyant que le vent soufflait toujours avec autant de vigueur, je me demandais vraiment ce qui allait se passer et quand cela allait finir.Vers 5h30 du matin, tout le monde était debout dans la maison, essayant pour certains d'allumer la télé ou la radio pour savoir ce qui se passait, mais en vain puisque l'électricité était coupée. Le vent faisait s'entrechoquer les lignes électriques et elles émettaient des flashes, on avait impression terrifiante que les murs craquaient et tremblaient sous les assauts répétés du vent,du sable et des brindilles voltigeait partout dehors et la végétation était littéralement pliée en deux. Je me disais que quoi qu'il arrive, jamais je n'oublierais cette plus grande peur de ma vie !! Pour les détails, il faut dire que ma chambre donnait sur la véranda et je n'en menais pas large; je croyais que les vitres ne tiendraient pas et qu'elles voleraient en éclats. Les parents qui étaient dans la salle, ne sont pas restés bien longtemps derrière la fenêtre qui menaçait réellement de sauter. Heureusement pour nous dans les heures qui suivirent les turbulences commencèrent à diminuer un petit peu d'intensité, permettant enfin de souffler un peu, si je puis dire. À l'aube l'électricité était revenue, en allumant la radio nous apprimes que la situation était générale en France, et que des vents de 170 km/h avaient été atteints à Paris au niveau de maison de la radio. De nombreuses tuiles issues de la toiture jonchaient le sol , des arbres arrachés partout, du sable, des brindilles... Vers 11h00 nous avons fait un tour en voiture dans les environs, de grand pins de 50/100 ans étaient à terre, parfois coupées en deux,entraînant les clôtures. Le toit d'une maison était complètement effondré , je me suis dit que tout le monde ne s'en était pas sortit indemne. Enfin, j'espère ne jamais revoir cette situation en pleine zone habitée, trop dangereux, surtout si la marée avait été haute les dégâts auraient été pires du fait du risque lié à l'onde de tempête !!! Les anémomètres du sémaphore de Granville s'étaient bloqués à 200 km/h je vous laisse imaginer !!!!
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