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Le
givre

Tout comme la
neige, le givre transforme les paysages en mondes
féériques lorsqu'il se dépose sur les arbres et la
nature les nuits d'hiver. Mais le givre a aussi de nombreux
inconvénients: il se dépose obligatoirement lorsqu'il y a
du brouillard, donc la visibilité est réduite. Il rend
les routes et les chaussées glissantes, et une trop grande
accumulation peut faire céder les arbres... et les pylônes
électriques!
Le givre est un
dépôt de glace, se présentant sous
différents aspects, et provenant de la congélation de
gouttelettes de brouillard ou de nuages en surfusion (dont la
température est négative), sur des objets dont la surface
est à une température inférieure ou égale
à 0°C. Il se dépose sur des objets exposés au
vent. En altitude, le vent violent accroit sa formation.
L'épaisseur de ce dépôt peut atteindre une couche
de près d'un mètre en 24 heures dans la direction
d'où souffle le vent. En atmosphère libre, il se
dépose surtout sur les parties des aéronefs
exposées au vent, bords d'attaque des ailes et pales
d'hélices, dont il déforme dangereusement les
caractéristiques aérodynamiques. De plus, la masse
représentée par ce dépôt est parfois
suffisante pour déséquilibrer l'appareil. Pour ces
diverses raisons, les avions de ligne sont équipés de
systèmes automatiques de dégivrage. C'est entre 0 et
-10° que l'on observe les givrages les plus importants.

Petites anecdotes...
Fin décembre 1989 - début janvier 1990, des
brouillards givrants persistants causent des dégâts aux
arbres et aux installations électriques ainsi qu'aux lignes
à haute tension dans la région Centre, notamment entre
Chartres et Orléans.
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