Accueil Prévisions Observations Actualites météo Forums Internautes

La climatologie

CLIMATOLOGIE DES VILLES DE FRANCE
MES RELEVÉS (depuis 1986)
DONNÉES CLIMATIQUES QUOTIDIENNES EN EURE-ET-LOIR

La climatologie est l'étude des données météorologiques compulsées sur un certain nombre d'années (généralement 30 ans pour déterminer les normales climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des écarts types et des records pour de nombreux paramètres (température, précipitations, ensoleillement, vent, phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on compte au moins une station météorologique par département, plus de nombreux postes climatologiques automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.


FEVRIER 2003

Comme en janvier, les conditions anticycloniques d'hiver ont largement dominé au cours du mois de février 2003, avec des pressions atmosphériques moyennes comprises entre 1017,6 hPa à Ajaccio et 1022,2 hPa à Mulhouse. On retrouve d'ailleurs les principales caractéristiques d'un anticyclone d'hiver : temps assez froid, sec et bien ensoleillé, en dehors de quelques disparités régionales. Entrons dans le détail :


I - TEMPÉRATURES

Février 2003 a été globalement froid. Les températures minimales moyennes sont négatives sur la moitié est du pays et les Hautes-Pyrénées avec -4°5 de moyenne à Mulhouse. Ailleurs, les valeurs sont positives, surtout près des côtes. Les déficits concernent surtout le nord-est et les Cévennes avec plus de 2° de perte ainsi que... la Corse. On enregistre jusqu'à 3° de perte à Mulhouse. Sur le reste de la France, ce déficit est généralement compris entre 1 et 2°, sauf sur le nord-ouest et le Midi-Toulousain où il est moindre. On relève même des températures minimales moyennes normales ou légèrement supérieures aux valeurs habituelles en Basse-Normandie et dans le Golfe du Morbihan.


Les températures maximales moyennes sont inférieures à 5°sur l'extrême nord-est et rarement supérieures à 10° si l'on excepte le pourtour méditerranéen et l'Aquitaine. Le ciel souvent dégagé a permis de fortes amplitudes thermiques. Le froid s'est donc fait moins ressentir au cours des journées, mais les déficits dépassent tout de même 1° au sud d'une ligne Bordeaux-Colmar. Plus au nord, les températures maximales moyennes ont été proches des valeurs habituelles, et même légèrement supérieures du nord de la Bretagne à la frontière belge. Les plus gros déficits concernent les régions allant du Pays Basque au Languedoc ainsi que le nord de la Corse avec -2°4 à Perpignan et -2°6 à Bastia!

On peut donc affirmer que février 2003 a été froid pratiquement,t partout, surtout sur l'est et le sud. Les régions proches de la Manche en revanche ont connu des températures normales. Pour conclure, les gelées ont été fréquentes, plus de 15 jours à l'est d'une ligne Calais-Pau et 5 à 10 jours d'excédent du nord-est au sud-ouest.

II- PRECIPITATIONS

Les pluies ont souvent été faibles, moins de 50 mm sur les trois-quarts du pays, à l'exception de la Bretagne, de la Vendée, du piémont pyrénéen et du Languedoc-Roussillon. Les valeurs s'échelonnent entre 1 mm à Nice et 232 mm au Mont-Aigoual en passant par 140 mm à Perpignan.


Le déficit est quasiment généralisé, n'épargnant que le Morbihan et les abords du Golfe du Lion. Les régions les plus sèches (-30 mm et moins par rapport aux moyennes) sont la Somme, la Champagne-Ardenne, le Perche, la moyenne vallée du Rhône, la Provence-Côte d'Azur, la Corse et l'est de l'Aquitaine jusqu'au Limousin. On relève jusqu'à -75 mm à Nice (1 mm pour 76) et -70 mm à Montélimar (5 mm pour 75 mm). Notons aussi qu'il n'est tombé que 5 mm à Strasbourg, 8 mm à Reims et 11 mm à Lyon.

Côté surplus, le Roussillon se démarque nettement avec 140 mm à Perpignan, soit trois fois la normale (45 mm). Ces pluies se sont concentrées autour du 20 février, date à laquelle il est tombé 87 mm à Perpignan. Sur le reste du pays, la plupart des pluies (ou neiges) se sont produites en début de mois. De fortes pluies ont d'ailleurs touché un grand quart sud-ouest le 3, fournissant souvent les trois-quarts des précipitations mensuelles. Concernant l'épisode neigeux du 1er, il a généralement fourni une épaisseur de 5 cm au nord de la Loire (à l'exception de la Bretagne et de l'extrême nord-est). Avec la neige tombée fin janvier, le cumul dépassait parfois 20 cm au sol dans le Nord-Pas de Calais.

III- ENSOLEILLEMENT

Les conditions anticycloniques ont permis au soleil de largement briller sur la plupart des régions, mais on note d'importantes disparités régionales.


On relève plus de 130 heures bien sûr sur le sud-est et... le nord-est où un ensoleillement record a été relevé (142 heures à Strasbourg, 145 heures à Reims). La valeur la plus élevée provient tout de même de Nice avec 188 heures. Presque toutes les régions dépassent 100 heures, à l'exception du Centre et du nord du Massif-Central ainsi que le piémont pyrénéen et le Midi-Toulousain. On relève un minimum de 86 heures à Bourges.

Du côté des écarts, on relève un excédent au nord de la Loire et sur la façade est, excédent exceptionnel qui dépasse 50 heures du Nord-Pas de Calais à la vallée du Rhin et en Bourgogne. Le soleil a brillé moins qu'habituellement en revanche de la Vendée aux Pyrénées et de l'Auvergne au Languedoc-Roussillon, avec d'importants déficits près de la chaîne pyrénéenne, jusqu'à -37 heures à Perpignan.

IV- PHENOMENES DIVERS

A part des précipitations rares en fréquence et une relative sécheresse, peu de phénomènes sont à signaler. Les chutes de neige ont été habituelles pour un mois de février, on ne relève pratiquement aucun orage. Le phénomène le plus marquant correspond aux fortes pluies et aux vents violents du 3 février dans le sud-ouest. Le 26, le vent d'autan a soufflé en tempête dans son domaine pour culminer à 119 km/h à Toulouse, provoquant des dégâts sur la région dont la chute d'un vieux mur sur une vingtaine de voitures...

ANNÉE 2002

ARCHIVES

© Lameteo.org | Site créé le 12 mai 1999