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La climatologie est
l'étude des données météorologiques
compulsées sur un certain nombre d'années
(généralement 30 ans pour déterminer les normales
climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des
écarts types et des records pour de nombreux paramètres
(température, précipitations, ensoleillement, vent,
phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on
compte au moins une station météorologique par
département, plus de nombreux postes climatologiques
automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.
AVRIL 2011
Avril 2011
aura été exceptionnel à plus d'un titre, un peu
à l'image d'avril 2007, à quelques subtilités
près. Mais contrairement à 2007, mars a
déjà été très doux, très sec
et ensoleillé.
Températures
La chaleur s'est imposée tout au
long du mois d'avril, avec de rares baisses d'intensité,
notamment en milieu de mois. Certaines villes ont connu leur "25
degrés" le plus précoce depuis l'ouverture des stations
météo le 2 avril (Besançon, Bourg-Saint-Maurice,
Guéret...). Des records de chaleur mensuels sont
tombés... dès le début du mois à
Aurillac, Embrun, Mende, Millau ou encore Brive-la-Gaillarde dès
le 7. Au final, avril 2011 dégage un excédent thermique
de 4,0 degrés à l'échelon national, à 0,3
degré seulement du cru 2007. On constate toutefois des
disparités régionales : l'ouest de la Basse-Normandie, la
Bretagne, la Loire-Atlantique, la Vendée, les Charentes et
l'Aquitaine, ainsi que localement le secteur de Saint-Auban, ont connu
leur mois d'avril le plus chaud depuis l'ouverture des stations
météo (1920 dans le cas de Bordeaux). L'excédent
thermique mensuel dépasse localement 5 degrés (notamment
en région parisienne). Les régions de l'est,
malgré de gros pics de chaleur, ont connu une température
moyenne inférieure à celle d'avril 2007, parfois de plus
d'1 degré. Avril 2011 se place donc en deuxième position
parmi les mois d'avril les plus chauds après 2007 ; il est suivi
des mois d'avril 1865 et 1893 (depuis 1781). Par ailleurs, depuis 2002
inclus, la France vient de connaître son neuvième mois
d'avril excédentaire en température (sur dix) ; avril
2008 fait exception avec des températures "normales". Ces fortes
températures d'avril ont aggravé le facteur
sécheresse en France en augmentant largement
l'évaporation.
Précipitations
Outre la chaleur, avril 2011 aura
été particulièrement sec sur l'ensemble du pays,
à l'exception du Roussillon, sans battre de records toutefois
mais en les approchant parfois à quelques dixièmes de
millimètres. Selon les régions, les mois d'avril 2007,
1984, 1980, 1955 ou encore 1945 avaient été plus secs. Il
est par exemple tombé 5,0 mm ce mois-ci à Rennes (record
: 1,5 mm en avril 1980) ou encore 8,8 mm à Gourdon (record : 8,1
mm en 1980). Après les trois premiers mois de l'année
déjà secs, les faibles précipitations d'avril
accentuent la sécheresse qui s'installe de jour en
jour.

Ensoleillement
Logiquement, on retrouve un ensoleillement
très important sur l'ensemble du pays, un peu moins toutefois
sur les régions méridionales. Sur la moitié nord,
l'ensoleillement dépasse les normales d'un mois de juin ou
juillet. Dans l'ensemble, on reste toutefois assez loin des records
d'avril 2007 et plus localement avril 1997. Lyon fait exception :
l'astre du jour y a brillé 300 heures, battant ainsi le record
d'avril 1997 qui comptabilisait 295 heures (278 heures en 2007).
Mâcon bat avril 2007 d'une petite heure (295 heures au lieu de
294). Le fort ensoleillement a été également un
facteur aggravant de la sécheresse.

Très peu de pluie, beaucoup de
soleil et des températures estivales : après trois mois
secs et un mois de mars très doux et ensoleillé, la
sécheresse prend ses aises. Les conditions risquent de
s'aggraver au cours de ces prochaines semaines en l'absence de pluies
significatives.
Données des stations de Météo-France
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