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La climatologie

CLIMATOLOGIE DES VILLES DE FRANCE
MES RELEVÉS (depuis 1986)
DONNÉES CLIMATIQUES QUOTIDIENNES EN EURE-ET-LOIR

La climatologie est l'étude des données météorologiques compulsées sur un certain nombre d'années (généralement 30 ans pour déterminer les normales climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des écarts types et des records pour de nombreux paramètres (température, précipitations, ensoleillement, vent, phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on compte au moins une station météorologique par département, plus de nombreux postes climatologiques automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.


AVRIL 2003

Comme février et mars, avril est resté globalement anticyclonique avec des précipitations plutôt concentrées en fin de mois, des températures douces en dehors d'un coup de froid mémorable autour du 10 et une fois de plus déficitaire en ce qui concerne les précipitations. Mais entrons dans le détail sans plus attendre :


I - TEMPÉRATURES

Avril 2003 reste sur la lancée de la grande douceur de mars, même si ce n'est pas flagrant concernant les températures minimales moyennes. Elles s'échelonnent entre 0°7 au Mont-Aigoual (1°4 à Charleville-Mézières) à 10°6 à Toulon. Il a fait logiquement plus froid les petits matins dans l'est et sur les reliefs tandis que la douceur est plus marquée sur l'ouest et le sud, avec plus de 8° autour de l'embouchure de la Garonne, de Biarritz à Pau mais aussi sur tout le littoral méditerranéen et la région toulousaine. .

Des records de froid sont tombés du centre au nord-est du 8 au 11 avril avec des valeurs s'abaissant localement jusqu'à -9° sous abri! Les dégâts ont été très importants sur les arbres fruitiers et les vignes du Val de Loire jusqu'à la frontière allemande où certaines parcelles sont détruites à 100%.

Les températures minimales moyennes sont rarement déficitaires, sauf des Ardennes au Haut-Rhin, sur le sud de la Bourgogne ou encore dans l'intérieur des Bouches-du-Rhône où le ciel clair a favorisé la chute du thermomètre. Partout ailleurs les valeurs moyennes sont excédentaires, de plus de 2° des Charentes au Limousin, à l'embouchure de la Seine, autour de Villacoublay, à Lyon et de Pau à Toulouse.


Comme en mars, les températures maximales moyennes atteignent des valeurs très élevées pour la saison sans battre de record, les mois d'août 1947, 1949 et 1961 restant plus chauds que cette année.On note plus de 15° pratiquement partout à l'exception d'une mince bande le long de la Manche, du plateau de Langres et du sud du Massif-Central. Le seuil des 17° de moyenne atteint le bassin rennais, l'Ile-de-France ou encore l'Alsace. On dépasse même 19° de moyenne de l'intérieur de l'Aquitaine jusqu'au Tarn ainsi que dans les terres provençales. Une pointe à plus de 20° est même observée à Mont-de-Marsan (20°4)!


On ne note aucun record de chaleur absolu en avril, car si la douceur ou la chaleur a été durable, elle n'a jamais été vraiment exceptionnelle en valeur absolue. Les records de 1949 n'ont pas été mis à mal, loin de là. On a atteint par exemple 25°6 à Paris le 25 alors qu'il avait fait plus de 30° en avril 49.


A l'exception du littoral varois où un léger déficit est signalé, l'excédent est général, dépassant même 3° de la Bretagne au Calvados jusqu'au Rouennais et de l'Aquitaine à l'Auvergne jusqu'à Langres. C'est en fait près du pourtour méditerranéen que les écarts positifs sont les plus réduits.

II- PRECIPITATIONS

Après une longue période de sécheresse de début février au 20 avril, les pluies ont repris en fin de mois, souvent sous forme de dégradations orageuses, d'où des cumuls irréguliers qui restent néanmoins faibles dans l'ensemble.


Il est tombé moins de 20 mm de pluie en avril des Côtes d'Armor à Rennes, sur le centre du Puy-de-Dôme, la région de Perpignan et le littoral varois, ce qui est particulièrement faible. La palme revient à Toulon qui n'a reçu que 9,8 mm de pluie. C'est pourtant globalement sur le sud-est qu'il a le plus plu avec plus de 80 mm de pluie, mais aussi sur le Doubs, la Haute-Vienne, l'Indre ou encore le piémont pyrénéen. Aucun extrême n'a véritablement été observé et aucun record n'est tombé.


Les précipitations ont rarement été excédentaires, si l'on excepte les régions du Limousin au sud de la Champagne, le sud-est et la région de Dunkerque. Ailleurs, les déficits sont assez marqués, notamment sur l'est de la Bretagne, l'Eure-et-Loir, le Bas-Rhin, l'embouchure de la Garonne, du Puy-de-Dôme au Lyonnais, mais aussi sur Biarritz, Toulouse et Perpignan où les pluies représentent moins de 50% de la normale.

III- ENSOLEILLEMENT

L'ensoleillement est important au cours de ce mois d'avril en toutes régions avec plus de 200 heures de présence du soleil pratiquement partout à de rares exceptions : l'Oise, le Val d'Oise et la Haute-Normandie, le piémont pyrénéen, les Cévennes et la région de Bourg-Saint-Maurice. L'ensoleillement est par ailleurs étonnamment homogène avec des durées maximales (plus de 240 heures) en Corse, à Lyon et de Saint-Dizier à Luxeuil. Le soleil a par exemple brillé plus longtemps à Brest (213 heures) qu'à Carcassonne (193 heures) et même Saint-Raphaël (194 heures)!!



Etant donné l'homogénéité de l'ensoleillement, il n'a pas été réalisé de carte des écarts.

CONCLUSION :

Avril 2003 aura été globalement doux, sec et bien ensoleillé, mais comme en mars, ces caractères dominants ont été beaucoup moins ressentis sur tout le sud-est du pays...

 




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