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La climatologie est
l'étude des données météorologiques
compulsées sur un certain nombre d'années
(généralement 30 ans pour déterminer les normales
climatologiques). Elle permet d'établir des moyennes, des
écarts types et des records pour de nombreux paramètres
(température, précipitations, ensoleillement, vent,
phénomènes...) pour un lieu donné. En France, on
compte au moins une station météorologique par
département, plus de nombreux postes climatologiques
automatiques ou tenues par des observateurs bénévoles.
AOUT 2011
Les
conditions météo ne se sont jamais stabilisées ni
déstabilisées durablement au cours de ce mois
d'août en France, d'où une alternance de courtes
périodes chaudes et fraîches, sèches et
humides.
Températures
La chaleur a été beaucoup
plus présente qu'en juillet, un jour sur deux en moyenne.
Quelques périodes modérément fraîches se
sont intercalées entre les épisodes de chaleur, notamment
du 7 au 9 et après le 26. La chaleur s'est imposée en
tout début de mois et surtout du 16 au 25, avec même un
épisode caniculaire du 20 au 22, plus particulièrement
sur la moitié sud. Les records de chaleur d'août 2003
n'ont pas été inquiétés, bien
qu'approchés à moins d'1 degré près
localement (40,3 degrés en 2011 et 40,9 degrés en 2003
par exemple à Auch). Quelques matinées
particulièrement fraîches ont été
observées, notamment les 9, 10 et 29 avec des valeurs
s'abaissant localement à 5 degrés, voire un peu moins,
à Nevers, Romorantin ou encore
Charleville-Mézières (mais loin des records de froid de
l'ordre de 0 à 3 degrés dans ces stations). Au final, le
mois d'août 2011 dégage un excédent de 0,8
degré à l'échelon national. L'excédent est
plus marqué dans l'est (+2,2 degrés à Lyon),
inexistant en Bretagne (0 degré à Rennes).
Précipitations
Comme en juin et juillet, les
précipitations ont été globalement
excédentaires sur la plupart des régions. Les
quantités de pluie reçues atteignent fréquemment
150 à 300% de la normale au nord de la Loire : 113 mm pour une
normale de 53 mm à Lille ; 117 mm pour une normale de 41 mm
à Nantes... Les précipitations se sont surtout
concentrées entre le 4 et le 6 (pluies et orages), puis en fin
de la période de chaleur (orages souvent violents). La seconde
décade a en revanche été sèche, voire
très sèche. Les régions
méditerranéennes font exception avec beaucoup moins de
pluie reçue qu'habituellement ce mois-ci : il n'a pas plu du
tout à Ajaccio (normale 20 mm) et il n'est tombé que 3 mm
à Toulon (normale 30 mm).

Ensoleillement
L'ensoleillement a été
très contrarié par les passages nuageux sur la
moitié nord avec des déficits atteignant souvent 20
à 40%. Il a été plus conforme aux chiffres
habituels sur la moitié sud, voire excédentaire sur les
régions du pourtour méditerranéen.

Ce mois d'août aura rattrapé
en grande partie le déficit thermique de juillet. En revanche,
nuages et pluies sont restés à l'honneur au nord de la
Loire, alors que la moitié sud a connu des conditions beaucoup
plus estivales. La sécheresse de surface est pratiquement
terminée, sauf localement sur les côtes bretonnes et les
Charentes où les sols restent secs. En revanche, la
sécheresse reste marquée en profondeur, les nappes
phréatiques restant à des niveaux très bas un peu
partout, notamment sur le nord-ouest, les Charentes, le Bassin Parisien
ou encore la Picardie. Il faut espérer beaucoup de pluie entre
novembre et mars prochain pour améliorer la situation.
Le bilan des trois mois d'été montre des
températures... proches des normales saisonnières
malgré un ressenti souvent négatif, avec même un
très léger excédent thermique : +0,2 degré
à l'échelon national sur les trois mois. En revanche, les
précipitations importantes et le faible ensoleillement ont
pesé lourd dans l'aspect maussade de cet été 2011.
L'été 2011 n'apparaitra donc pas dans la liste des
"étés pourris", se situant très loin des
étés 1988, 1987, 1978, 1977, 1965, 1954 et autres
beaucoup plus frais !
 
Données des stations de Météo-France
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