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Les News
Vendredi 6 janvier 2006 Du Pakistan à la Chine et au Japon, l'Asie grelotte sous la neige, et cet hiver au froid inhabituel a déjà fait des dizaines de morts et provoqué l'évacuation de dizaines de milliers de sinistrés. Au Japon, au moins 57 personnes sont mortes à cause des températures glaciales et de la neige ces dernières semaines, et les transports, dans le nord de l`archipel, ont été paralysés. Il est tombé près de quatre mètres de neige dans la région de Niigata, près des côtes de la mer du Japon. La préfecture d'Akita, dans le nord de Honshu, l'île principale, a été durement touchée par la neige ces jours-ci et les liaisons entre Akita et Tokyo par le Shinkansen (train à grande vitesse) ont dû être interrompues. Les services météorologiques nippons prévoient que le froid et les chutes de neige plus abondantes que d'ordinaire vont continuer tout au long du mois de janvier, en raison d`une descente d'air du pôle Nord.
Un avion commercial de la compagnie nationale Papouasie Nouvelle-Guinée a du se poser en urgence en Australie après avoir été endommagé lorsqu'il a traversé un orage de grêle en plein vol. Les techniciens d'Air Niugini qui ont inspecté l'appareil indiquent que le Boeing 767 a eu une une aile endommagé alors qu'il essayait de se poser sur l'aéroport international de Sydney (Australie) durant un orage, l'obligeant à se dérouter sur Brisbane et à s'y poser en urgence. L'avion a été interdit de vol temporairement et la compagnie a affreté un autre avion pour transférer les passagers, tous saufs. Jeudi 5 janvier 2006 Une nouvelle sécheresse est à craindre en France cette année. Nelly Olin appelle au civisme des agriculteurs et des consommateurs. "2006 pourrait être une année très difficile, voire historique, en matière de sécheresse. L'hiver 2004-2005 fut sec. L'automne 2005, où la pluie était attendue avec impatience, est tout aussi aride", a-t-elle dit à l'occasion d'une réunion du Comité national de l'eau, à Paris. La ministre a précisé avoir demandé aux préfets de réunir d'ici la à fin janvier leurs comités sécheresse "afin de faire un point précis sur la situation". Nelly Olin réunira à son tour "dans les tout premiers jours de février" le Comité national sécheresse, avec le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau. Le déficit de pluie d'automne se cumulant à celui de l'année précédente, a-t-elle expliqué, "il manque un tiers à 50% des pluies sur une large partie du territoire". Les intempéries de ces derniers jours n'ont pas modifié durablement la situation. Certains départements, a indiqué Nelly Olin, n'ont d'ailleurs pas levé les restrictions qu'ils avaient prises l'année dernière. "C'est du jamais vu en cette saison ! Si des pluies abondantes ne viennent pas d'ici mars combler le déficit accumulé, la situation sera extrêmement difficile." La ministre a jugé "important que les agriculteurs tiennent compte de la situation actuelle dans le choix des cultures qui seront implantées au printemps". "C'est aujourd'hui, au moment de l'achat de semences qu'il faut anticiper", a-t-elle dit. "Je leur lance aujourd'hui un appel à la plus grande vigilance et à une mobilisation collective à la hauteur de la situation que nous risquons d'affronter cet été." Les résultats d'une mission d'inspection, lancée à l'automne pour tirer les enseignements des restrictions d'usage de l'eau pendant l'été, seront disponibles "dans quelques semaines". Cela permettra de "mieux aborder l'été 2006, notamment avec une meilleure coordination interdépartementale", a estimé Nelly Olin. La ministre a présenté à la fin octobre un plan de gestion de la rareté de l'eau à moyen terme. Elle signera notamment le 2 février une "charte de bonnes pratiques" avec la fédération des golfs, l'objectif étant de réduire de 30% leur consommation d'eau en trois ans. Elle a également cité l'obligation de compteurs d'eau individuels dans les logements collectifs neufs "pour que chacun puisse mesurer sa consommation". Nelly Olin a annoncé qu'elle mènerait au printemps une "action de sensibilisation du grand public sur les économies d'eau". Les fortes pluies qui s'abattent depuis une semaine sur l'Afrique australe ont provoqué d'importantes inondations dans plusieurs pays de cette région, faisant au moins dix-sept morts, essentiellement au Mozambique, et des dizaines de milliers de sans-abris. Au Mozambique, pays frappé en 2000 et 2001 par des inondations catastrophiques qui avaient fait un millier de morts et des dégâts considérables, au moins 15 personnes ont été tuées par les intempéries, pluies et vents, dans les provinces de Nampula (nord) et Sofala (centre). Mais les autorités provinciales du pays n'ont pas exclu une augmentation du nombre de décès, n'ayant pas encore reçu d'informations sur la situation en provenance d'endroits reculés de ces deux régions. Résultat des pluies torrentielles et des vents violents, les habitations de centaines de familles ont été détruites et au moins 4.000 hectares de terres agricoles submergées par les eaux. Les fortes pluies dans ce pays interviennent après une longue période de sécheresse qui a provoqué une chute de la production agricole, essentiellement dans le sud où un million de personnes ont besoin d'aide alimentaire pour survivre. Dans l'Afrique du Sud voisine, une femme est morte noyée par une rivière en crue dans le bidonville de Diepsloot à Johannesburg. Les pluies ont emporté une voiture et son conducteur à Secunda, ville située à environ 150 kilomètres au sud-est de Johannesburg. Au Malawi, les inondations ont fait quelque 40.000 sans abri, et ont anéanti les récoltes et le bétail de quelque 8.000 familles de cultivateurs dans ce pays très pauvre déjà touché par la famine. Les régions les plus touchées sont celles du sud du Malawi, les plus affectées par les pénuries alimentaires consécutives à une grave sécheresse en 2005. Cinq des 12 millions d'habitants du pays sont menacés de famine. En octobre, le président Bingu wa Mutharika avait déclaré l'état de catastrophe nationale en raison des pénuries alimentaires. La capitale zambienne Lusaka a également été affectée par les pluies et plusieurs bidonvilles ont été inondés. Les services météorologiques du Zimbabwe, pour l'instant épargné, ont mis en garde les habitants. En dépit des fortes précipitations actuelles en Afrique australe, le Pam estime que la situation reste sous contrôle. Seule la poursuite de très fortes pluies l'obligerait à envisager une hausse de son aide humanitaire. Des milliers de mètres cubes de boue arrachés par la pluie de mousson ont submergé le village indonésien de Cijeruk. Le bilan pourrait atteindre les 300 morts, qui s'ajoutent ainsi aux 77 victimes déjà dénombrées depuis samedi. Le glissement de terrain a été provoqué par des pluies abondantes dans l'île de Java, la plus peuplée de l'immense archipel qui s'étale le long de l'équateur. Auparavant, environ 200 personnes pouvaient avoir été enterrées sous la boue. 120 policiers et 30 militaires participent aux opérations de recherches et de secours. Les secouristes et les habitants survivants manquaient cruellement de machines pour creuser dans l'énorme amoncellement de boue qui a déferlé comme une avalanche. Certains utilisaient des moyens dérisoires comme des pioches ou des pelles, tandis que seulement deux pelleteuses oeuvraient sur le site. La route d'accès au village de Cijeruk a été endommagée par les précipitations, ce qui entravait les opérations d'assistance. Cette catastrophe est intervenue à un moment où l'est de Java est également en proie à des inondations. Au moins 77 personnes ont été tuées depuis samedi dans le district de Jember, à environ 800 kilomètres à l'est de Jakarta, selon l'OCHA. Des centaines de personnes étaient toujours mercredi sans abri. Des défenseurs de l'environnement ont accusé le gouvernement de ne pas avoir suffisamment agi contre la déforestation illégale qui a aggravé la situation dans le district de Jember.
Mercredi 4 janvier 2006 Des milliers de mètres cubes de boue arrachés par la pluie de mousson ont submergé mercredi matin un village indonésien, faisant redouter aux secouristes un bilan de deux cents morts. Le glissement de terrain a été provoqué par des pluies abondantes dans l'île de Java, la plus peuplée de l'immense archipel qui s'étale le long de l'équateur. 120 policiers et 30 militaires participent aux opérations de recherches et de secours. Douze corps avaient été retrouvés mercredi après-midi. Les secouristes et les habitants survivants manquaient cruellement de machines pour creuser dans l'énorme amoncellement de boue qui a déferlé comme une avalanche. Certains utilisaient des moyens dérisoires comme des pioches ou des pelles, et seules deux pelleteuses œuvraient sur le site. La route d'accès au village de Cijeruk a été endommagée par les précipitations, ce qui entravait les opérations d'assistance. Cette catastrophe est intervenue à un moment où l'est de Java est également en proie à des inondations. Au moins 57 personnes ont été tuées depuis samedi dans le district de Jember, à environ 800 kilomètres à l'est de Jakarta, où des pluies torrentielles se sont abattues. Les crues ont emporté maisons et voitures, rappelant aux témoins les images du tsunami du 26 décembre 2004 qui a fait 168.000 morts en Indonésie. Des centaines de personnes étaient toujours sans abri mercredi. Seuls les secouristes pouvaient accéder à la zone des quatre villages affectés, en raison de l'effondrement des ponts et de la force des courants. Des défenseurs de l'environnement ont accusé le gouvernement de ne pas avoir suffisamment agi contre la déforestation illégale, qui a aggravé la situation dans le district de Jember. La saison humide en Indonésie, d'octobre à avril, s'accompagne de précipitations abondantes, surtout en janvier-février. Les glissements de terrain et les inondations sont fréquents et parfois très meurtriers. Fin février 2005, un glissement de terrain avait enseveli une soixantaine de maisons sous environ 2,2 millions de mètres cubes d'ordures, faisant plus de 140 morts dans un bidonville près de Bandung, à 200 km au sud-est de Jakarta. Mardi 3 janvier 2006 Le sud de l'Allemagne et l'Autriche étaient paralysés mardi par de fortes chutes de neige qui ont provoqué d'importantes avalanches, bloqué le trafic et coupé l'électricité à de nombreux usagers. Ces précipitations sont vraisemblablement à l'origine de l'effondrement du toit de la patinoire de la localité bavaroise de Bad Reichenhall, qui a fait au moins 15 morts. Pour expliquer ces perturbations dans une région pourtant habituée aux chutes de neige hivernales, les climatologues mettent en cause un redoux relativement anormal alors qu'il a neigé pendant 30 heures d'affilée. Il est tombé 30 cm de neige depuis lundi matin sur la région. Cela a augmenté la densité de la neige, et donc son poids. La neige fondue est trois fois plus lourde que la poudreuse. De nombreux arbres et des câbles électriques ont cédé sous le poids de la neige dans le nord de l'Autriche et le sud-est de la Bavière. Quelque 18.000 foyers ont été privés d'électricité en Autriche, de même que 12.000 autres en Allemagne. La circulation des trains a été arrêtée sur une ligne reliant Salzbourg à l'ouest de l'Autriche via l'Allemagne. Un train de nuit a destination de Paris a même été bloqué pendant une demi-journée. Un Suisse de 22 ans a perdu la vie mardi après avoir été emporté par une avalanche alors qu'il pratiquait le hors-piste dans le canton suisse du Valais. Le jeune homme qui skiait avec une connaissance a quitté le domaine skiable du Mont-Fort pour se diriger vers le lac de Cleuson lorsqu'une coulée s'est déclenchée vers 11h30 sur une pente abrupte. Il a été emporté par l'avalanche, tandis que son compagnon n'a pas été recouvert et a pu appeler les secours. Grâce à un appareil fixé sous l'hélicoptère des secours, les sauveteurs ont rapidement localisé le malheureux, qui était équipé d'un détecteur pour victime d'avalanche. En dépit de leurs efforts, le jeune skieur est décédé sous une masse de quatre mètres de neige. La police rappelle que les conditions d'enneigement sont très mauvaises et recommande de rester sur les domaines skiables sécurisés. Plusieurs autres coulées se sont en effet déclenchées mardi, révélant une instabilité du manteau neigeux. Des secouristes et des hélicoptères suisses ont d'ailleurs été dépêchés mardi après-midi sur le versant italien du Grand-St-Bernard afin d'intervenir sur une autre avalanche. Au moins 70 personnes ont été blessées dans le nord du Pakistan lorsque de fortes chutes de neige ont détruit le village de tentes hébergeant des rescapés du tremblement de terre du 8 octobre dernier. Un hôpital de campagne et plusieurs tentes servant d'écoles se sont effondrées dans la région de Hattia Bala (nord) en raison des pluies et des chutes de neige ininterrompues qui sévissent depuis samedi soir. Ces intempéries ont entraîné l'interruption des opérations de secours aux rescapés à la suite de glissements de terrain. Plusieurs routes ont également été bloquées au Cachemire pakistanais et dans la Province Frontière du Nord-Ouest. Le bilan des inondations et des glissements de terrain survenus dimanche dans l'est de l'île indonésienne de Java a été porté par les autorités à au moins 59 morts. Les recherches et les secours se poursuivent. Deux secouristes figurent parmi les victimes. Des pluies diluviennes ont dévasté dimanche soir six villages de montagne près de la ville de Jember, à 800 km à l'est de Djakarta. La plupart des victimes habitaient dans des plantations de café et sur les rives de cours d'eau dans les montagnes d'Argopuro. Des centaines de maisons ont été détruites par les crues. Des défenseurs de l'environnement ont accusé le gouvernement de ne pas avoir suffisamment agi contre la déforestation illégale qui a aggravé la situation dans le district de Jember. La saison humide en Indonésie, d'octobre à avril, s'accompagne de précipitations abondantes, surtout en janvier-février. Les glissements de terrain et les inondations sont fréquents et parfois très meurtriers. Lundi 2 janvier 2006 Avec 26 tempêtes tropicales baptisées entre juin et novembre, la saison des tempêtes sur l’Atlantique nord battait déjà de nombreux records. C’était sans compter sur Zeta, la 27ème tempête qui s’est levée juste avant la fin de l’année 2005 au large des Açores. Zeta ne devrait pas toucher les côtes ni se transformer en ouragan. Sur l’Atlantique nord la saison des tempêtes et des ouragans commence en juin pour s’achever théoriquement à la fin novembre. La 26ème tempête de l’année 2005, Epsilon, s’était ainsi formée le 29 novembre toujours au large des Açores. Même si c’est rare, ce n’est pas la première fois qu’une tempête se lève en décembre. Cela s’est déjà produit le 30 décembre 1954 avec la tempête Alice, qui s’était transformée en ouragan. Bien avant que ces tempêtes tardives se forment, la saison 2005 avait enregistré le nombre record de 13 ouragans. Dennis, Katrina, Rita ou Wilma ont laissé des catastrophes derrière eux, à Cuba, en Amérique centrale ou aux Etats-Unis.
La région de San Francisco en Californie évaluait et tentait de réparer les dégâts des inondations qui l'ont touchée pendant le week-end du Nouvel An. Plus au sud, à Los Angeles, les autorités étaient en alerte face à une violente tempête. Les inondations qui ont touché la région de San Francisco, et particulièrement les régions viticoles de Sonoma et Napa, avaient forcé quelque 4000 personnes à évacuer leurs maisons. Sorties de leurs lits, les rivières ont envahi plusieurs quartiers, détruit des routes et inondé des vignobles. La Croix-Rouge a hébergé des centaines de personnes samedi et dimanche, mais plusieurs foyers sont en train de fermer au fur et à mesure que les gens rentrent chez eux. A Napa, à 70 km au nord de San Francisco, 750 maisons ont été endommagées et la municipalité a évalué les dégâts à 50 millions de dollars. A San Anselmo, à 30 km au nord-ouest, 180 maisons et commerces ont été touchées, provoquant quelque 40 M USD de dégâts. Les inondations n'ont pas fait de victimes directes. A Los Angeles, une tempête s'est abattue aux premières heures de la matinée de lundi. Des coulées de boue se sont notamment produites sur la route côtière reliant Los Angeles à Malibu, au nord-ouest. Les feux de brousse qui sévissent depuis la semaine dernière dans les États australiens de la Nouvelle-Galles-du-Sud et du Victoria (côte Est du pays) ont ce week-end atteint la banlieue de Sydney, où des dizaines de résidences ont dû être évacuées. Les interventions des quelque quatre mille pompiers mobilisés sur un total d'une quarantaine de foyers sont rendues difficiles par les vents violents qui attisent le feu, ainsi que par les records de température atteints cette année dans cette région, avec plus de 44°C. Le dernier record de 45.3°C avait été établi en janvier 1939. En plusieurs endroits, les arbres, qui se sont effondrés du fait de l'incendie, jonchent les routes. Plusieurs axes routiers ont dû être fermés à la circulation, ainsi que plusieurs liaisons ferroviaires reliant le Nord de Sydney à la banlieue Ouest. Dans le centre de l'État de la Nouvelle-Galles-du-Sud, plusieurs maisons et véhicules ont été partiellement détruits par des flammes dont la hauteur a parfois atteint la trentaine de mètres de hauteur. Un agriculteur, à 450 kilomètres au Sud-Ouest de Sydney, a dû être hospitalisé d'urgence, brûlé à soixante pour cent alors qu'il tentait d'éteindre l'incendie qui ravageait sa propriété de mille hectares et a détruit sa maison. Le services d'incendie ont demandé aux agriculteurs d'interrompre leurs moissons, en raison des risque d'incendie pouvant être causés par des étincelles émanant de leurs machines. Le grand public a pour sa part reçu pour consigne de ne pas se rendre dans les parcs naturels situés dans les zones à risque de État de la Nouvelle-Galles-du-Sud et dont certains ont d'ores et déjà pris ce week-end la décision de fermer jusqu'à nouvel ordre et par précaution. Dans le Victoria, où plus de cinq cent pompiers ont combattu les flammes durant tout le week-end, sept maisons et neuf mille hectares de forêts ont été détruits par le feu dans les alentours de Melbourne. Les autorités ont dû évacuer environ quatre vingt personnes dans les zones les plus menacées. Quatre cent autres n'ont pas attendu l'ordre pour se réfugier dans des centres communautaires mis en place ces derniers jours. Dimanche 1er janvier 2006 Deux alpinistes et deux skieurs ont été tués dimanche, tandis qu'un troisième skieur était toujours porté disparus en fin d'après-midi dans les Alpes du Nord. L'accident le plus grave s'est produit dans le massif du Mont-Blanc. Les corps de deux alpinistes ont été retrouvés au pied du couloir du Goûter, sur l'itinéraire classique du Mont-Blanc (4.807m). Les deux victimes, des ressortissants étrangers dont les identités n'ont pas été révélées, étaient parties depuis trois jours dans le massif. L'alerte a été donnée en début d'après-midi par des proches inquiets de ne pas les voir rentrer dans la vallée. Les sauveteurs ont rapidement retrouvé les deux alpinistes dont les corps étaient recouverts de neige. On ignorait dimanche si les deux grimpeurs ont été victimes d'une chute ou d'une avalanche. Au-dessus de la station de Courchevel 1.850 (Savoie) un ressortissant américain a été emporté et tué vers 14h par une coulée de neige qu'il a vraisemblablement déclenché à son passage. L'accident s'est produit dans une pente vierge, en secteur hors-piste, sous le "télésiège des Suisses". L'alerte a été donnée depuis un téléphone portable par une femme, témoin de l'avalanche. Malgré une intervention rapide, les sauveteurs n'ont pu ranimer Ajay Tambe, 42 ans, né en Inde et résidant à Cupertino (Californie). Dans la station de Valoire (Savoie), une femme d'une cinquantaine d'années a été emportée par une avalanche de plaques, alors qu'elle évoluait aussi en hors-piste. La victime découverte ensevelie en arrêt cardio-respiratoire a été transportée à l'hôpital de Chambéry (Savoie) où elle est décédée peu de temps après son admission. Dans cette même station, des recherches entreprises en fin d'après-midi pour tenter de localiser un surfeur porté disparu dans le secteur du Cornafon ont été abandonnée en début de soirée en l'absence d'élément permettant d'être sur de la présence d'une victime. Dans la petite station de Saint-Colomban-les-Vilards (Savoie), un groupe de trois skieurs a été emporté alors qu'il se trouvait dans la "Combe Tepey". L'un d'entre eux, blessé, est parvenu à descendre pour donner l'alerte, tandis qu'un second, indemne, commençait des recherches sur place pour retrouver leur compagnon. Malgré d'importants moyens le corps de la dernière victime n'avait pas été retrouvé à 20h00. Les recherches suspendues pour la nuit devaient reprendre lundi matin. Samedi, un jeune skieur de 25 ans qui pratiquait lui aussi le hors-piste avait été emporté et tué par une avalanche au-dessus de la station de la Toussuire (Savoie). Les risques d'avalanche étaient élevés ce week-end sur les départements de Savoie et Haute-Savoie. Les services de Météo-France avaient lancé dès vendredi un bulletin de vigilance et estimaient au niveau quatre sur les cinq degrés de l'échelle européenne le risque d'avalanches sur tous les massifs de ces deux départements. Des milliers de personnes ont été évacuées de leurs maisons dans la région de San Francisco (Californie) en raison d'inondations dues aux intempéries, qui ont aussi provoqué des glissements de terrain. Les précipitations depuis la nuit de vendredi à samedi au nord de San Francisco, notamment dans les régions viticoles de Napa et Sonoma, ont fait sortir les rivières de leurs lits, inondant ou menaçant plusieurs zones d'habitation. A Napa, pas moins de 4.000 personnes ont dû être évacuées dans l'agglomération et ont du passer la nuit de la Saint Sylvestre dans les foyers ouverts en urgence par la Croix-Rouge. Les inondations, provoquées par l'arrivée d'une tempête du Pacifique sur des terrains déjà gorgés d'eau par les précipitations des semaines précédentes, ne semblent pas avoir fait de victime jusqu'ici.
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