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Jeudi 2 août 2007

Les violents orages qui ont concerné les régions allant de la Gironde au Centre Est pendant la nuit de mercredi à jeudi ont été très violents par endroits. Ainsi aux alentours de 2 heures du matin, de violents orages se sont abattus sur le Sud-Ouest du département de la Saône-et-Loire et sur l’Allier. Sur l’Allier, les pompiers sont intervenus plus de 80 fois principalement pour des arbres bloquant les routes ou des caves inondées. Une rafale à près de 130 km/h était relevée dans ce même département sous orage. En Saône-et-Loire, la ville du Creusot a subit de graves dommages. De puissantes rafales de vent s’y sont produites, provoquant des dégâts conséquents sur le nord-est de la ville. Des dizaines d’arbres sont tombés à terre alors que certaines toitures n’ont pas résisté aux vents.


Plusieurs routes et ponts à Terre-Neuve demeurent fermés jeudi à la suite des fortes inondations causées dans la nuit de mardi à mercredi par les restes de la tempête tropicale Chantal. Plusieurs collectivités touchées par les inondations tentent d'évaluer l'étendue des dégâts. On a enregistré des chutes records de pluie, jusqu'à 100 millimètres par endroits, en quelques heures seulement. Le premier ministre, Danny Williams, visite jeudi les collectivités les plus durement touchées. Il recommande aux sinistrés de présenter leur demande d'indemnisation le plus rapidement possible. Les pires inondations se sont produites dans les régions de Placentia Bay et de Conception Bay. Mercredi, le maire de Placentia, Bill Hogan, a qualifié la situation de désastreuse. Il a précisé que l'inondation empêchait les gens de circuler, que le courant menaçait d'emporter des maisons et que l'eau érodait les collines avoisinantes. Une inondation avait entraîné l'arrêt de la circulation sur l'autoroute transcanadienne à la hauteur de Whitbourne, environ 90 kilomètres à l'ouest de la capitale, pendant quelques heures. L'inondation était si importante à cet endroit qu'on l'a comparée à un lac. Les services de secours ont utilisé un bateau de pêche dans le secteur de Dunville pour secourir un automobiliste prisonnier des eaux. L'état d'urgence avait été décrété dans plusiseurs collectivités. Les pluies ont perturbé la circulation sur plusieurs routes régionales dans le sud-est de l'île, y compris à Saint-Jean.


Le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti aujourd'hui que plus de 100.000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence en Colombie, en raison de fortes inondations, et au Pérou, où sévit un froid intense. En Colombie, les inondations les plus fortes depuis des décennies ont succédé à une saison des pluies intense, provoquant la mort de 57 personnes, la disparition d'une centaine d'autres et laissant 440.000 sans-abris. Les récoltes et les cheptels ont été détruits. Dans les Andes péruviennes, des températures autour de -27 degrés en moyenne, les plus basses depuis 30 ans, ont provoqué une épidémie de pneumonie et d'autres maladies respiratoires. Au moins 70 enfants sont morts et 600.000 personnes sont tombées malades. Là aussi, les familles ont perdu leurs récoltes et leurs cheptels. En Colombie, le PAM soutient les efforts d'urgence du gouvernement et prévoit la distribution de rations alimentaires à quelque 50.000 personnes pendant une période initiale de trois mois. Au Pérou, le Programme va fournir une aide alimentaire à plus de 34.000 personnes victimes du froid et des maladies respiratoires. La distribution a commencé cette fin de semaine à Chito, dans le département de Vilcashuaman, et devrait se poursuivre au mois d'aout dans les départements d'Ayacucho et de Huancavelica. Malgré une sensible amélioration des températures, le service national météorologique péruvien (SENAMHI) a averti qu'une nouvelle vague de froid est attendue aujourd'hui. Pendant ce temps, dans les zones affectées les moins élevées, toutes les récoltes ont été perdues à cause du froid et de la grêle. Dans les zones de plus haute altitude, où l'activité économique se limite à l'élevage des lamas et des alpagas, tous les animaux sont morts de froids.

Le puissant typhon Usagi s'est abattu jeudi sur le sud du Japon, faisant au moins trois blessés, perturbant les transports et privant d'électricité quelque 8.000 foyers, mais il devait s'éloigner de l'Archipel d'ici vendredi matin. Le typhon, qui est accompagné de rafales de vent allant jusqu'à 216 km/h, est arrivé jeudi vers 18H00 (09H00 GMT) au dessus de la grande île méridionale de Kyushu. Trois personnes ont été blessées dans la préfecture de Miyazaki, dans le sud de l'île. Une femme de 49 ans a eu l'index gauche sectionné par une porte qui a violemment claqué à cause du vent. Deux hommes de 52 et 42 ans se sont par ailleurs blessés en tombant de toits pendant la tempête. Le typhon, qui est accompagné de pluies torrentielles, a privé de courant quelque 8.000 foyers de Kyushu. Environ 500 personnes ont évacué leurs maisons par précaution. Environ 160 vols ont été annulés, laissant en attente 15.000 passagers. Les compagnies ferroviaires ont également précisé que leurs services étaient partiellement suspendus sur l'île de Kyushu. "Usagi" est un mot japonais qui signifie "lapin". Le cyclone se déplaçait vers le nord à la vitesse d'environ 30 km/h. Il devait passer dans la nuit de jeudi à vendredi au dessus de la pointe ouest de l'île principale de Honshu, puis s'éloigner dans la mer du Japon, où il pourrait perdre de sa force et se transformer en simple tempête. Il s'agit du cinquième typhon de la saison dans l'Océan pacifique (qui en compte généralement une vingtaine). Le Japon avait déjà été frappé entre les 12 et 15 juillet par le typhon Man-yi, le plus violent jamais observé au Japon en cette saison. Accompagné de rafales de vent de plus de 220 km/h, de vagues de dix mètres de haut et de pluies torrentielles, le cyclone tropical avait fait trois morts, un disparu et des dizaines de blessés. Il avait forcé des dizaines de milliers de personnes à évacuer leurs domiciles sur l'île de Kyushu et, plus au sud, dans l'archipel d'Okinawa.


Lourd bilan pour la Chine où plus de 650 personnes ont péri dans les inondations, glissements de terrains et autres coulées de boue liées aux intempéries. L’est et le sud du pays sont particulièrement touchés. Le fleuve Yangzi a été mis sous surveillance. Le gouvernement de la province centrale du Hubei, placée en état d’alerte, a ordonné un contrôle vingt-quatre heures sur vingt-quatre des niveaux du fleuve. Les autorités s’apprêtent à jouer avec les débits du gigantesque barrage des Trois-Gorges, dont elles avaient justifié la construction notamment par la nécessité de dompter les caprices du Yangzi pouvant passer d’un débit de 9 000 m/secondes à 80 000, voire 110 000, et engloutir des dizaines de milliers de personnes : 145.000 victimes en 1931, 142.000 morts en 1935, 33.000 en 1954. 452.000 maisons ont été détruites, 119 millions de personnes sont affectées et 7,87 millions hectares cultivés touchés. Mardi, le quotidien officiel China Daily chiffrait à 52,5 milliards de yuans (soit près de 4,5 milliards d’euros) les pertes économiques directes des inondations. Celles-ci ne sont cependant pas les plus meurtrières qu’a connues la Chine ces dernières années. Il y a neuf ans, pendant l’été 1998, 4.000 personnes avaient péri, particulièrement dans le bassin du Yangzi, 240 millions de personnes avaient été affectées, dont 14 millions devenues sans abri.

La moitié du Bangladesh se trouve actuellement sous les eaux, forçant des dizaines de millions de personnes à chercher refuge. Un refuge impossible ou très précaire dans bien des cas. Par ailleurs, en Inde, pays frontalier du Bangladesh , les inondations dues à la mousson importante ont également forcé des millions d'indiens à évacuer leurs habitations qui se sont trouvées sous les eaux. Des centaines de personnes sont mortes dans les deux pays, et l'on craint désormais pour la survie de nombreux rescapés. En effet, tout manque, de l' eau potable, car les puits ont débordé et ne sont donc plus utilisables, des médicaments, de la nourriture. Le Bangladesh est chaque année la proie des inondations catastrophiques lors de la mousson. Le Gange, le Brahmapoutre, et des centaines d'autres fleuves, traversent toutes les régions du pays et débordent systématiquement en cette saison. Des cyclones parcourent également les côtes régulièrement, faisant de cette région du monde l'une des plus fragiles face aux catastrophes climatiques et notamment face au réchauffement du climat. De plus, la concentration humaine y est l'une des plus élevées au monde, sa densité rurale étant équivalent à celle d'une grande ville nord-américaine, soit environ 1000 habitants/km2.

Mercredi 1er août 2007

Au Canada, les services d'urgence à Terre-Neuve luttent mercredi contre de fortes inondations dans plusieurs régions causées par les restes de la tempête tropicale Chantal. Une inondation a perturbé la circulation sur l'autoroute transcanadienne à la hauteur de Whitbourne, à environ 90 kilomètres à l'ouest de la capitale. La circulation a été stoppée pendant quelques heures. L'inondation était si importante à cet endroit qu'on l'a comparé à un lac. Les pires inondations se sont produites dans les régions de Placentia Bay et de Conception Bay. Le maire de Placentia, Bill Hogan, a qualifié la situation de désastreuse. Il a précisé que l'inondation empêchait les gens de circuler, que le courant menace d'emporter des maisons et que l'eau érode les collines avoisinantes. Environ 85 millimètres de pluie se sont abattus sur la région de Placentia-Argentia en six heures au cours de la nuit. On prévoit encore de la pluie dans ce secteur mercredi. Le maire Hogan affirme que les équipes d'urgence mènent un combat impossible contre les eaux. Il recommande aux citoyens d'éviter de se déplacer jusqu'à ce que les routes soient à nouveau praticables. Les services de secours ont utilisé en guise d'ambulance et de taxi le bateau du pêcheur Gerard Wilson, un résident de Dunville, car les routes dans ce secteur sont complètement inondées. Des pompiers volontaires ont demandé l'aide du pêcheur pour secourir un automobiliste prisonnier des eaux. M. Wilson affirme que la pluie est dévastatrice. Il dit que la tempête a créé des rivières à des endroits où il n'y en avait pas. Don Coombs, le maire de Harbour Grace, dans la région de Conception Bay, recommande aussi aux gens de ne pas se déplacer. L'état d'urgence a été décrété dans la collectivité voisine de Bay Roberts. Les pluies perturbent la circulation sur plusieurs routes régionales dans le sud-est de l'île, y compris à Saint-Jean. Les égouts municipaux ne suffisent pas à évacuer l'eau. On a signalé des pannes de courant dans certains quartiers.

Le typhon Usagi gagnait mercredi en puissance et en vitesse au-dessus de l'océan Pacifique à l'approche du sud du Japon, qu'il devrait toucher vendredi. Usagi est accompagné de rafales de vent atteignant 234 km/h. Le cyclone tropical se trouvait mercredi à un millier de kilomètres au sud de Tokyo, et se dirigeait vers le nord-ouest à la vitesse de 30 km/h. Il devrait atteindre vendredi matin la grande île méridionale de Kyushu, puis balayer l'ouest de l'île principale de Honshu. «Usagi» est un mot japonais qui signifie «lapin». Il s'agit du cinquième typhon de la saison dans l'Océan pacifique (qui en compte généralement une vingtaine). Le Japon a déjà été balayé entre les 12 et 15 juillet par le typhon Man-yi, le plus violent jamais observé au Japon en cette saison. Accompagné de rafales de vent de plus de 220 km/h, de vagues de dix mètres de haut et de pluies torrentielles, le cyclone tropical avait fait trois morts, un disparu et des dizaines de blessés. Il avait forcé des dizaines de milliers de personnes à évacuer leurs domiciles sur l'île de Kyushu et dans l'archipel d'Okinawa.

Des pluies diluviennes, des rivières en crue et une chaleur étouffante continuent d'affecter certaines des régions les plus pauvres du centre et du sud de la Chine. Au cours des deux derniers mois, les pires inondations depuis dix ans ont touché plus de 200 millions de personnes et fait plus de 500 morts à travers le pays. Près de 5 millions d'habitants ont déjà été évacués de leurs foyers à cause des niveaux dangereusement élevés atteints par les immenses fleuves qui sillonnent le territoire, et on s'attend à de nouvelles précipitations accompagnées d'inondations éclairs et de glissements de terrain dans les jours à venir. La situation des personnes déplacées est encore aggravée par des températures très élevées, difficilement supportables. Afin d'assurer une aide d'urgence à quelque 400 000 personnes particulièrement vulnérables, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance un appel préliminaire d'un montant de 9,5 millions de francs suisses (euros 5,7 millions / US$ 7,7 millions). Les sinistrés ont un urgent besoin de riz, d'eau potable, d'abris, de vêtements, de services médicaux et de désinfectants. Ce sont les habitants des zones rurales démunies qui souffrent le plus, y compris un grand nombre d'agriculteurs. Des millions d'hectares de terres cultivées ont été submergés et des centaines de milliers d'habitations ont été endommagées ou détruites. Les volontaires et les employés de la Croix-Rouge chinoise ont été mobilisés dès le début des inondations, s'employant à évaluer les dommages et les besoins et distribuant des secours dans les provinces durement éprouvées d'Anhui, du Sichuan et de Hubei. La Fédération internationale a déjà débloqué 240 000 francs suisses de son Fonds d'urgence pour les secours en cas de catastrophe pour aider la Société nationale à déployer sans délai une assistance là où la nécessité est la plus pressante. Il faudra des mois, voire des années aux communautés les plus pauvres pour se relever de cette crise, aussi la Fédération internationale prévoit-elle également de fournir à certaines des communautés les plus vulnérables des matériaux de construction. On s'attachera aussi à améliorer leurs capacités de résilience face à de futures inondations.

Les inondations dans le nord et le centre du Bangladesh ont fait au moins 38 morts et touché 4,5 millions de personnes, soit déplacées, soit isolées, souvent sans accès à de la nourriture ou de l'eau potable. La veille, le bilan était de 16 morts et un million de déplacés. Plus de la moitié des 64 districts du pays sont inondés, et le Brahmapoutre est largement au-dessus du niveau d'alerte. Des milliers de soldats, fonctionnaires et bénévoles ont été déployés pour aider à l'évacuation des victimes et la distribution de secours, mais l'insuffisance du nombre de bateaux ralentissait les opérations. Le mois dernier, des glissements de terrains dus aux fortes pluies avaient tué 126 personnes dans la ville de Chittagong (sud-est). L'ensemble de l'Asie du Sud est touchée par ces fortes pluies et inondations, et le bilan pour l'Inde, le Bangladesh et le Népal était au 31 juillet d'au moins 150 morts et huit millions de sinistrés.

Lundi 30 juillet 2007

Environnement Canada tentera de déterminer quel phénomène est à l'origine des dégâts causés à Port-Daniel (Gaspésie, Canada) cette fin de semaine. De très fortes rafales de vent ont ravagé plusieurs bâtiments du village gaspésien. Une maison en construction a été détruite et son toit s'est retrouvé sur les bords du golfe du Saint-Laurent. La toiture d'un restaurant a aussi été emportée et une vieille grange a été déplacée par les rafales de vent. Des arbres centenaires ont enfin été déracinés. Les intempéries ont duré entre cinq à dix minutes. Des témoins disent avoir vu un tourbillon s'élever au-dessus de la mer au moment des faits. Un météorologue doit se rendre sur place lundi après-midi pour faire la lumière sur les origines du sinistre. Des représentants de la Sécurité civile se déplaceront aussi pour déterminer les mesures d'aide à apporter aux sinistrés non assurés.  


C 'est la Croix Rouge qui a tiré la sonnette d'alarme lundi : la Chine fait face depuis deux mois aux pires inondations que le pays ait connu au cours des dix dernières années. Et dans l'empire du milieu, de telles catastrophes prennent rapidement une ampleur gigantesque. On dénombrerait déjà 500 morts, 5 millions de personnes évacuées, 400.000 habitants très vulnérables et plus de 200 millions de Chinois seraient directement menacés par ces inondations, notamment dans le centre du pays. Et ce cycle d'inondations ne semble pas terminé. Les responsables de la Croix Rouge disent s'attendre à de nouvelles précipitations avec des inondations éclairs et des glissements de terrain dans les jours à venir. Des millions d'hectares de terres cultivées sont inutilisables et des centaines de milliers d'habitations auraient été détruites. En 1998, de telles intempéries avaient causé la mort de 4.000 personnes. Cette année, la situation est encore aggravée par les fortes chaleurs.  La Croix Rouge a lancé un appel à l'aide pour un montant de 5,7 millions d'euros afin de s'occuper des cas les plus urgents, notamment les déplacés. La Chine des campagnes et ses sinistrés manquent de riz, d'eau potable, d'abris, de vêtements, de services médicaux et de désinfectants.

Au moins dix-neuf personnes ont été tuées et des centaines de maisons détruites par des incendies dans le nord-est de l'Afrique du Sud depuis vendredi. Treize personnes sont mortes dans des zones rurales de la province du KwaZulu Natal et six pompiers ont trouvé la mort dans la province voisine du Mpumalanga. L'origine de ces incendies n'est pas encore établie, mais ils pourraient être liés à la sécheresse. Le nord et l'est de l'Afrique du Sud ont connu un hiver particulièrement sec et, depuis ce week-end, des vents violents ont favorisé la propagation des incendies de forêt et de brousse. Des milliers de cochons, de vaches, de chèvre et de moutons ont également été brûlés vifs. Au moins 320 maisons ont été détruites par les flammes dans cette région. Les incendies ont également causé d'importants dégâts au Mpumalanga, mais ils n'ont pas encore été évalués. Des pompiers d'autres régions ont été envoyés en renfort dans les zones concernées, où des rations alimentaires et des couvertures ont été distribuées aux victimes. Parallèlement, le sud-ouest du pays était balayé par de fortes pluies, qui ont causé des inondations dans la péninsule du Cap.

Dimanche 29 juillet 2007

Des pluies importantes ont occasionné dimanche quelques menus dégâts et tracas dans la région anversoise, en Belgique. Plusieurs camps patro ont été inondés, tandis que le festival Tomorrowland a dû faire appel aux pompiers pour évacuer l'excès d'eau. A Lille et à Malle, des patros, originaires de Lennik et de Beervelde, ont dû interrompre leur camp prématurément. Le site de campement et les tentes étaient recouverts d'une dizaines de centimètres d'eau. Le festival de musique électronique Tommorowland, qui se déroule dans le parc récréatif De Schorre, à Boom, a également été inondé. Des pompes ont été installées pour aspirer l'eau. Le festival peut néanmoins se poursuivre. D'autres inondations locales dans la province ont requis l'intervention des pompiers.

Les pluies redoutées pendant la nuit de samedi à dimanche ont été plus faibles que prévu, soulageant le centre-ouest de l'Angleterre frappé depuis dix jours par les pires inondations depuis 60 ans et permettant aux sinistrés de commencer à déblayer et à réparer les dégâts. Un temps plutôt sec est prévu pour la semaine à venir, ce qui devrait permettre à cette région, où près de 140.000 foyers restent privés d'eau courante, de souffler. Depuis les pluies diluviennes du 20 juillet, elle a été accablée de précipitations intermittentes. Alors qu'un nouveau déluge était redouté pendant la nuit, il n'est tombé qu'une dizaine de millimètres. Samedi, la météo avait annoncé des précipitations importantes, redoutant jusqu'à 40 mm d'eau par endroits. Samedi, un corps a été trouvé dans un champ inondé près de Tewkesbury (ouest). Il pourrait s'agir d'un jeune homme de 19 ans porté disparu depuis le 21 juillet. Hazel Blears, la ministre des Communautés et du Gouvernement local, a insisté sur la BBC sur l'aide annoncée du gouvernement (46 millions de livres, soit 68 millions d'euros), s'engageant à "rester en contact pendant les prochains mois" avec les sinistrés.



Plusieurs gros incendies restaient actifs dimanche dans le sud de l'Europe, en particulier en Bulgarie, Macédoine, Grèce et dans l'archipel espagnol des Canaries. En Bulgarie, les incendies continuaient de faire rage dans la partie centrale et méridionale du pays alors que plusieurs incendiaires présumés ont été arrêtés. La région autour de Chepelare (sud) était en état d'alerte, pour le cinquième jour consécutif, et la situation était également critique autour des villes de Karlovo, Kazanlak et Pazardzhik (centre). Le monastère de Rila, classé site mondial par l'Unesco, était menacé par les flammes dans le sud du pays. Au total 4.000 départs de feu ont été recensés la semaine passée en Bulgarie et 23.000 hectares ont brûlé, ce qui mobilisé 7.000 pompiers, 2.500 soldats tandis que les appels à l'aide internationale lancés par Sofia sont pour l'heure restés sans réponse. Vingt incendiaires présumés ont été interpellés par la police, ils sont soupçonnés d'avoir volontairement mis le feu, parfois pour des motifs économiques. En Grèce, cinq gros incendies de forêt se poursuivaient dimanche au nord-ouest dans les départements de Ioannina, Florina, Kozani, Piéria et Thesprotia. Les sapeurs-pompiers ont déployé sur place une quarantaine de véhicules, près de 300 hommes y compris des soldats, un avion et trois hélicoptères. Les autres foyers dans différentes parties du territoire, à Corinthe, en Achaïe, en Messinie dans le Péloponnèse, à Kastoria (nord-ouest), sur l'île ionienne de Zante (ouest) étaient en recul et en passe d'être circonscrits. Deux personnes, un homme de 26 ans et une femme de 77 ans, ont été déférés devant la justice pour "incendie volontaire" en Achaïe. Deux hommes ont aussi été arrêtés, soupçonnés d'avoir allumé des feux en Arcadie (Péloponnèse) et près de Salonique (nord). En Macédoine, un nouvel incendie s'est déclaré samedi soir près du parc national de Jasen dans le nord-ouest. Deux hélicoptères allemand du contingent de la KFOR ont été envoyés pour aider à combattre les flammes. Quelque 30 autres foyers restaient actifs dans cette zone mais la plupart étaient considérés comme contrôlés même si la persistance de la canicule fait craindre de nouveaux départs de feu. En Serbie, aucun nouvel incendie était déclaré, sauf dans la province séparatiste du Kosovo, où trois nouveaux feux ont été signalés au nord-ouest de Pristina. En Italie, le niveau d'alerte reste élevé alors que les pompiers sont intervenus sur 1.800 foyers ces dernières 24 heures. Toutefois la dangerosité et l'ampleur des sinistres sont généralement moindres que les jours précédents, selon le centre opérationnel national des pompiers. En Calabre (extrême-sud) où un incendie a ravagé pendant plusieurs jours le parc national du Pollino, les foyers restent nombreux mais de petite dimension. Les sinistres les plus importants se situaient dimanche matin plus au nord, près de Bologne (Emilie-Romagne, centre), dans l'Abbruzze et les Marche (centre-est), en Campanie (sud), ainsi que dans le Latium à une centaine de kilomètres au sud de Rome. En Espagne, un incendie qui s'était déclaré vendredi à Grande-Canarie, dans l'archipel des Canaries (Atlantique, ouest du Maroc), se poursuivait dimanche, affectant plus de 2.000 hectares. Dix hélicoptères étaient à l'oeuvre pour tenter de contrôler ce feu et 70 enfants ont dû être évacués d'un campement par précaution, a indiqué le gouvernement régional. Un garde-forestier, âgé de 37 ans, qui avait été l'un des premiers à donner l'alerte, a reconnu samedi être l'auteur de cet incendie. L'homme a avoué à la garde civile avoir mis le feu parce qu'il souhaitait que son contrat de travail arrivant à échéance en septembre soit prolongé. Un autre incendie sur la petite île de La Gomera (Canaries) qui a ravagé 180 hectares, était sous contrôle dimanche matin et sur le continent, un autre feu qui s'est déclaré dans un champ de tir militaire à Cordoue (Andalousie, sud de l'Espagne) a détruit plus de 550 hectares. En Roumanie, aucun incendie important n'était rapporté dimanche, même si le risque demeurait élevé avec la canicule toujours présente et la moitié du pays --17 départements du sud et la capitale--, placé en alerte jaune en raison de températures devant atteindre 38 degrés.


Les fortes pluies, inondations et glissements de terrains en Inde et au Népal, ont fait de nombreuses victimes. Au moins 50 personnes sont décédées ces derniers jours à la suite de la montée des eaux. Des millions de personnes ont dû fuir ou n'ont plus de maison. La situation s'est encore dégradée dans la nuit de samedi à dimanche. Près de trois millions de personnes ont fui les inondations. L'armée a été appelée en renfort afin de veiller à ce que les villageois restés sur place dans les provinces d'Assam et du Bihar (est de l'Inde), soient en sécurité. Dans les régions de l'ouest et du nord du pays, les soldats ne pouvaient atteindre les personnes qu'avec l'aide de bateaux. Depuis le début de la mousson en juin, au moins 550 personnes sont décédées à la suite des inondations. La presse locale fait état de 750 victimes. La saison des pluies s'étend ordinairement en Inde jusqu'au mois de septembre. Chaque année à cette époque, des centaines de personnes meurent, des maisons et les récoltes sont détruites.

 

Au moins dix personnes ont été  tuées et 323 autres blessées par les orages qui frappent la  province du Hubei (centre) depuis vendredi. Le vent violent, les pluies diluviennes et la grêle ont  affecté 374.500 habitants dans onze villes et districts du Hubei. Dans le district de Huangpo, le plus touché, à  Wuhan, chef- lieu de la province, le mauvais temps a fait sept morts, 3 000  maisons endommagées, et 1 600 personnes ont été évacuées.  Par ailleurs, la province de l'Anhui (est) a connu une baisse du niveau des eaux après le passage du quatrième pic des crues  dans la rivière Huaihe samedi. La météo ne prévoit pas de pluies  dans l'immédiat.  Pourtant, le niveau d'eau est toujours au-dessus du niveau  critique dans de nombreuses sections de la rivière Huaihe samedi  après-midi. Les autorités du contrôle des inondations ont averti les  départements concernés et les habitants d'une rupture possible de  digues pendant le reflux et même après le recul de l'eau au-dessous du niveau critique. 

Samedi 28 juillet 2007

De nouvelles chutes de pluie étaient attendues samedi sur les régions inondées du sud de la Grande-Bretagne et la police a demandé aux habitants du Gloucestershire de ne pas sortir afin de ne pas rester bloqués par les eaux. L'agence de l'environnement a émis deux bulletins d'alerte aux inondations. Mais elle précise que le niveau des eaux a atteint son maximum ou a commencé à redescendre. Les inondations, les pires à toucher le pays depuis plus de cinquante ans, ont privé des centaines de milliers de personnes d'eau potable ou d'électricité. Elles ont également coûté la vie à au moins trois personnes. La police a retrouvé le corps d'un homme dans un champ inondé de Tewkesbury. Il n'avait pas été identifié et on ignorait dans l'immédiat s'il s'agissait du jeune homme de 19 ans porté disparu depuis près d'une semaine. Vendredi, deux hommes sont morts alors qu'ils tentaient d'évacuer l'eau de la cave d'un club de rugby de la ville.


Les incendies de forêt continuent à faire rage dans le sud de l'Europe en proie à la canicule depuis le début de la semaine. Et cela même si les températures sont en baisse dans la plupart des régions touchées. L'Italie a proclamé l'état de catastrophe naturelle dans les régions du centre et du sud ravagées par les flammes. Les dégâts dans le secteur de l'agriculture sont estimés à un milliard d'euros. En Grèce, dans le Péloponnèse, près de 15'000 hectares ont été détruits et trois personnes ont perdu la vie. En Bulgarie, 23.000 hectares de forêt ont été détruits ces derniers jours et les autorités ont même fait appel à des prisonniers pour aider à les combattre. En Croatie, un foyer qui brûle depuis mardi a ravagé l'île de Cholta et 400 touristes ont été évacués. Près de 400 hectares de forêt et des oliviers ont été déjà annihilés tandis que les incendies étaient notamment toujours en cours dans le parc national du mont Velebit.


De fortes intempéries, peut-être même une tornade, ont causé pour plusieurs centaines de milliers de dollars de dégâts vendredi soir, dans la ville de Huntingdon, en Montérégie (Canada). Des grêlons et plus de 3 cm de pluie sont tombés sur la localité en moins de 15 minutes, à l'heure du souper. Les dommages sont nombreux tout le long de la rivière Chateauguay. Des poteaux hydroélectriques ont été sectionnés, et des arbres centenaires déracinés ; des véhicules et des résidences ont été écrasés par des branches d'arbres ; une tour de communications s'est effondrée ; un incendie a été causé par la foudre ; le secteur ouest de la ville a été touché par un important refoulement d'égout. Les autorités municipales ont déclenché un plan de mesures d'urgence. Les citoyens seront rencontrés mardi prochain. Le maire Stéphane Gendron entend demander l'aide financière du gouvernement du Québec. Il s'inquiète également pour les récoltes dans sa région.

Des inondations provoquées dans l'est de l'Inde par des pluies torrentielles de mousson ont fait au moins 27 morts et près de trois millions de sinistrés. Quatorze personnes ont été tuées dans le seul Etat de Bihar, dont douze dans le district de Bhagalpur, le plus touché. Deux millions de personnes sont sinistrées dans le Bihar, deuxième Etat le plus peuplé d'Inde. Dans les Etats voisins d'Assam et Meghalaya, les intempéries ont fait 13 morts et environ 750.000 réfugiés. Depuis le début de la mousson indienne, en juin, près de 800 personnes ont perdu la vie sur l'ensemble du pays.


Le feu et la neige ont tué 14 personnes dans différents incidents en Afrique du Sud depuis vendredi, tandis que des inondations affectaient plus de 30.000 habitants dans la péninsule du Cap. Dans le nord-est du pays, très sec, plusieurs incendies de brousse se sont propagés à des zones résidentielles en raison d'un vent violent. Dans le KwaZulu Natal, neuf personnes, dont un enfant de six ans, ont ainsi été tuées par un incendie qui encerclait la ville de Vryheid. Dans le Mpumalanga, un couple, qui tentait de fuir une ferme en feu, a été brûlé vif dans sa voiture. Au contraire, le sud et l'ouest du pays sont frappés par une vague de froid, accompagnée de pluie et de neige. Dans la province du Cap oriental (sud), trois personnes ont été tuées et 20 blessées samedi matin quand leur bus s'est retourné sur une route recouverte de neige.

1.000 personnes environ sont sinistrées dans la ville ancienne d'Abeokuta, dans le sud-ouest du Nigeria, après que des pluies diluviennes ont emporté leurs maisons. Les pluies torrentielles, qui ont commencé jeudi et se sont poursuivies jusqu'à vendredi, ont inondé plusieurs quartiers de la ville et emporté 400 maisons mais aussi des ponts et d'autres structures. Beaucoup de sinistrés ont été vus en train de collecter leurs rares biens qu'ils ont pu sauver, comme des vêtements, des appareils électroniques et autres appareils ménagers. On ne sait pas s'il y a des victimes, mais des informations non confirmées affirment que 10 personnes environ ont été emportées par les eaux. Les secouristes continuent de passer au peigne fin les quartiers les plus touchées après que l'Etat a mobilisé du matériel de secours pour les victimes. La saison des pluies en cours au Nigeria a donné lieu à des averses constantes qui ont causé des inondations subites dans plusieurs parties du pays.

Actualités météo des jours précédents


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