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Vendredi 2 novembre 2007

Un randonneur de 75 ans est porté disparu depuis lundi soir dans l'extrême nord de la Corse, placée en vigilance orange par Lameteo.org, tandis qu'un kayakiste est recherché depuis vendredi matin dans la région de Galeria (Haute-Corse). Sadegh Ali, le randonneur de nationalité iranienne, était parti se promener lundi sur un sentier surplombant le village de Miomo, dans le Cap-Corse. Des intempéries ont provoqué dans cette zone des éboulements. Les conditions météorologiques de mardi et mercredi ont également rendu difficile le survol en hélicoptère, organisé conjointement avec des patrouilles de pompiers, de gendarmes et de militaires. Depuis mardi, les recherches sont interrompues chaque soir vers 18h00, à la nuit tombée. Restées infructueuses, elles seront reconduites samedi à l'aube. Par ailleurs, un kayakiste, dont l'âge n'a pas été communiqué, est également porté disparu depuis jeudi soir. Des recherches sont menées depuis vendredi sur la zone littorale près du village de Galeria. L'homme s'est perdu à pied sur la côte, après que le groupe ait été forcé de regagner terre pour échapper à des conditions météorologiques difficiles. Les quatre kayakistes avaient été secourus par un hélicoptère de la gendarmerie jeudi en fin de journée. Les recherches pour retrouver le cinquième se poursuivent pour l'instant sans résultat. Elles reprendront samedi.



Les inondations dues aux abondantes chutes de pluie enregistrées ces dernières quarante huit heures en Algérie, ont fait quatre victimes en Kabylie(100Km à l'est d'Alger). Il s'agit de trois personnes, dont un couple, qui ont trouvé la mort lorsque leurs véhicules ont été emportés par les flots de l'Oued Falli, dans le département de Tizi-Ouzou. La quatrième victime est un enfant de 10 ans dont le corps sans vie a été repêché vendredi par des habitants après avoir été emporté par la crue d'un oued à Maâcha, dans la commune de Makouda, dans la même région. Par ailleurs, les inondations ont également endommagé dans les départements de Tizi-Ouzou et Boumerdès (45 Km à l'est d'Alger) des dizaines d'habitations suite à des infiltrations des eaux pluviales. Depuis mercredi, des pluies diluviennes se sont abattues sans discontinuer sur le nord de l'Algérie, provoquant aussi d'importants éboulements sur nombre d'axes routiers.De leur côté, les services de la météorologie annoncent pour samedi un retour progressif au beau temps.

L'ouragan Noël a grossi mais n'a pas pris de vitesse vendredi alors qu'il se dirigeait vers le sud-est des Etats-Unis après avoir durement touché les Caraïbes, causant la mort de 18 personnes. La tempête qui été classée comme ouragan de catégorie 1 jeudi soir est la dépression la plus meurtrière de l'année dans l'Atlantique, avec un dernier bilan faisant état de 118 morts. Elle ne devait pas gagner en force dans les 24 prochaines heures, après avoir provoqué des coulées de boue et des inondations dans plusieurs îles des Caraïbes dont les Bahamas et Cuba. Avec des vents de 130 km/h vendredi matin, l'oeil de Noël se trouvait à 750km au sud de Cape Hatteras, en Caroline du Sud. En République Dominicaine, le bilan s'élevait à 73 morts, alors que les services de secours de l'île tentaient de parvenir par bateau et hélicoptère jusqu'aux milliers d'habitants isolés depuis trois jours, par les inondations et les coulées de boue provoquées par les pluies. Haïti a été également fortement touchée avec 43 morts, la plupart dans la capitale Port-au-Prince. De fortes pluies se sont également abattues sur Cuba et les Bahamas. A Cuba, quelque 24.000 personnes ont été évacuées. Environ 2.000 maisons ont été détruites, mais aucun décès n'a été signalé. Les Bahamas ont enregistré un record de pluviométrie (38cm). Les inondations ont causé la mort d'au moins une personne et entraîné l'évacuation d'environ 400 personnes. Plus de trois jours de fortes pluies ont causé environ 30 millions de dollars (21 millions d'euros) de dégâts dans les plantations de riz, de banane et de cacao de l'île. Au moins 72.000 personnes ont également fui leur maison. Noël est la dépression la plus mortelle dans cette région des Caraïbes depuis le passage de Jeanne qui avait fait environ 3.000 morts en Haïti en 2004.


Environ 900.000 personnes ont été touchées par les inondations dans l'Etat de Tabasco, dans le sud-est du Mexique. Les responsables de la Santé ont mis en garde contre les risques d'épidémie de choléra et des autres maladies transmissibles par l'eau dans cet Etat à 70% inondé. Au moins 300.000 personnes attendaient toujours de l'aide, mais on déplorait pour l'instant une seule victime des pires inondations du siècle. Près de 900.000 personnes ont vu leur maison inondée, endommagée ou isolée, en particulier dans la capitale de l'Etat, Villahermosa, inondée à 80%, où la majorité des services -eau potable, électricité et transports publics-étaient coupés. Les soldats ont évacué le coeur historique de la ville jeudi soir, alors que les eaux de la Grijalva ont rompu les digues de sacs de sable, envahissant la gare routière et un marché en plein air. Les abris étaient rares et les responsables improvisaient des refuges dans des parkings et autres structures protégées des eaux. Après une semaine de fortes précipitations, la pluie a cessé jeudi, mais les météorologues prévoient une nouvelle aggravation dans les prochains jours. Ces inondations ne sont pas dues à la tempête tropicale Noël, devenue ouragan, qui a balayé les Caraïbes. L'Etat du Chiapas, au sud de celui de Tabasco, a également connu d'importantes inondations, qui ont affecté plus de 100.000 personnes.

Mercredi 31 octobre 2007

En Algérie, quatre personnes ont trouvé la mort mardi, suite aux intempéries qui ont touché les régions de l’ouest et du centre du pays, alors que plusieurs routes nationales sont restées fermées à la circulation tout au long de la journée.  Jusqu’à mardi matin, les services de la Protection civile ont effectué 1.577 interventions à travers le territoire national. Parmi les quatre victimes, on en compte deux à M’sila, emportées par les crues des oueds Sidi Lakhdar et Kouidet Thaalab. Dans la wilaya de Laghouat, un sexagénaire a péri sous la toiture de son étable qui s’est effondrée alors qu’il tentait de secourir un troupeau de bétail. La quatrième victime a par ailleurs été emportée par les eaux en furie de Oued Besbès, dans la commune de Sidi-Naamane (Médéa). Le corps de la victime, un ouvrier de la région, a été repêché quelques heures plus tard non loin du lieu du drame. Ces intempéries qui ont touché d’autres wilayas du pays, à l’instar de Aïn Témouchent, M’sila, Blida, Béchar, Tizi-Ouzou et Bouira ont causé la coupure de plusieurs routes à la circulation, telles la route N°18 de Aïn Larbaa (Aïn Témouchent) qui a été dégagée par la suite, la RN 12 (la région d’El-Kseur) et la RN 1 à hauteur du pont de la Chiffa, en raison d’un éboulement. Les services de la Protection civile ont procédé à l’évacuation des eaux de pluies qui ont inondé plusieurs habitations dans la wilaya de Tizi-Ouzou (village de Boukhalfa), un centre professionnel dans la daïra de Bechloul (Bouira) atteint par les crues de l’Oued Ighzar, outre les cas enregistrés dans plusieurs daïras de la wilaya de Mascara. Au nord-est du pays, des pluies abondantes ont été enregistrées depuis la nuit d’avant-hier même si aucune incidence particulière n’a été enregistrée sur le niveau des cours d’eau, ni sur les liaisons routières. Alternant avec de timides éclaircies, les précipitations ont affecté de manière inégale, jusqu’à la mi-journée d’hier, les wilayas de Bordj Bou-Aréridj, Sétif, Mila, Jijel, Skikda et Constantine. Par ailleurs, les précipitations enregistrées dans les wilayas de l’extrême ouest du pays, n’ont pas engendré de pertes humaines ou dégâts matériels importants, même si des crues d’oueds ont été à l’origine d’importantes perturbations de la circulation notamment à Tlemcen. Les services de la Protection civile ont effectué près de 32 interventions au niveau des quartiers concernés où des habitations ont été évacuées et leurs occupants mis à l’abri. A Sebdou, les crues de l’oued « Kasdir », dans la commune d’El-Aricha, ont emporté deux véhicules légers et deux camions dont les occupants ont été secourus par une intervention rapide des sapeurs-pompiers. A Sidi Bel-Abbès, la montée des eaux de « la Mekerra » n’a pas entraîné de débordement ou des crues de l’oued, a souligné la Protection civile. Dans la wilaya de Aïn Témouchent, la Protection civile a déployé un plan d’urgence devant l’importance des précipitations qui ont atteint plus de 80 mm. Dans la même wilaya, on signale notamment l’évacuation de 11 familles, dont les habitations ont été inondées. Les sinistrés ont été relogés dans une école de la commune de Hassi El-Ghella. Les agents de la Protection civile sont également intervenus à « Oued Sebbah » où les services agricoles ont enregistré la perte de plusieurs têtes de bétail. A Tizi-Ouzou, un mur de soutènement de l’hôpital de Aïn El- Hammam et une niche à oxygène du même établissement sanitaire ont été détruits hier, par des éboulements de détritus provenant d’une décharge publique non contrôlée et charriés par des trombes d’eau. Un communiqué des services de la Gendarmerie nationale, rendu public hier, fait état de plusieurs routes nationales coupées à la circulation à travers des wilayas du centre et de l’ouest du pays. Ainsi, la route nationale N 01 reliant Blida et Médéa a été coupée à la circulation, au point kilométrique 65 200 dans la commune de Chiffa, en raison d’un glissement de terrain. A Aïn Defla, la route nationale N 65 reliant cette wilaya à celle de Tissemsilt était coupée à la circulation à hauteur du pont de Oued Tikezal, commune d’El-Attaf, en raison de l’effondrement du pont de Oued Tikezal. Dans la wilaya de M’sila, la route nationale N 45 reliant M’sila et Boussaada était coupée à la circulation à hauteur du douar Dehadhia, à cause du débordement de Oued Miter, de même que le chemin de wilaya N 38 reliant la commune de Medjedel et la route nationale N 46 au lieu-dit Oued Zeboudja, était fermée à la circulation, en raison du débordement de Oued Harhar. A Médéa, le chemin de wilaya N 84 reliant les communes de Bouaiche Chahbounia était coupé à la circulation au point kilométrique 05 200, commune de Chahbounia, en raison du débordement de Oued El-Ouerk. Dans la wilaya de Tiaret, le chemin de wilaya N 01 reliant les communes de Meghila et Sebt était coupé à la circulation au lieu-dit Sahaouria à cause du débordement de Oued-Rhiou.

Le bilan du passage de la tempête tropicale Noël sur Haïti s’est nettement alourdi passant provisoirement à 18 morts, 3 disparus, 14 blessés et plus de 3.000 personnes évacuées. Un précédent bilan rendu public tard mardi faisait état de 13 morts et 11 blessés. Au moins cinq des personnes tuées l’ont été à Port-au-Prince et dans ses environs. A Pétion-Ville (banlieue est), une mère et sa fille ont été ensevelies sous les décombres de leur modeste maison anéantie par la chute d’un arbre. Deux garçons de la même famille grièvement blessés, et dont la mort avait été annoncée par erreur mardi lors d’un point de presse de la protection civile, étaient encore soignés à l’hôpital. Deux morts ont été dénombrés à Grand-Goâve (54 km au sud de Port-au-Prince) et deux autres à l’Arcahaie (environ 40 km au nord). Les autres décès ont été pour la plupart enregistrés dans le département du Sud-Est sévèrement touché. A Cité Soleil (banlieue nord de la capitale) où un cadavre a été découvert, trois autres personnes sont portées disparues. Lors d’une visite mardi dans le plus grand bidonville du pays, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a annoncé des mesures d’urgence afin de secourir les sinistrés ainsi que des travaux de drainage et la mise en oeuvre d’un programme économique de "formalisation des actifs informels". 419 familles ont été déclarées sinistrées à travers le pays. Les opérations de sauvetage se poursuivaient malgré l’évacuation de 3.464 personnes qui se trouvaient dans des zones à risques dont des bidonvilles. Les dégâts matériels sont énormes, principalement dans l’Ouest, le Sud-Est, le Nord-Ouest et les Nippes (sud-ouest) où des rivières étaient encore en crue. Au moins 129 maisonnettes ont été détruites et 430 autres endommagées sous l’effet des inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies incessantes qui continuaient de tomber mercredi sur différentes régions. Malgré son éloignement définitif des côtes haïtiennes, la tempête Noël, qui se dirigeait vers la Floride, était encore capable de provoquer de fortes précipitations susceptibles d’entraîner des inondations, glissements de terrain et éboulements très violents. De plus, une onde tropicale qui vient de se former au sud d’Haïti menaçait certaines régions du pays. Elle pourrait provoquer des pluies plus ou moins importantes mercredi et jeudi sur le département de l’Ouest et la presqu’île du Sud. Face à la dangerosité de la situation, le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a maintenu jusqu’à nouvel ordre l’alerte rouge décrétée depuis le week-end écoulé. Deux semaines d’intempéries avaient déjà fait début octobre une quarantaine de morts, des milliers de sinistrés et d’importants dégâts en Haïti dont l’écosystème est réduit à sa plus simple expression en raison d’une désertification cruelle et accélérée. Noël est la 14e tempête tropicale de la saison cyclonique dans l’Océan Atlantique, fertile en bouleversements climatiques et qui ne s’achèvera que le 30 novembre.

Lundi 29 octobre 2007

Des pluies torrentielles se sont abattues lundi sur la République dominicaine au passage de la tempête tropicale Noel, faisant au moins une dizaine de morts et de nombreux disparus. Une alerte rouge a été lancée pour six provinces ainsi que pour la capitale Saint-Domingue. La 14e tempête de la saison 2007 des ouragans a déversé entre 25 et 50 centimètres de précipitations sur l'île d'Hispaniola en mer des Caraïbes, qui est partagée entre la Républicaine dominicaine et Haïti. Dans certaines zones, il pourrait y avoir près de 80 centimètres de pluies. A Bonao, à 90 km au nord de Saint-Domingue, au moins cinq personnes sont mortes dans les inondations et plusieurs autres sont portées disparues. La Commission nationale dominicaine des situations d'urgence a également fait état de cinq morts à San Jose de Ocoa, à 135 km au nord de la capitale, et les médias recensent deux victimes à Saint-Domingue.


La 16ème dépression tropicale de la saison est devenue dimanche la tempête tropicale Baptisée «Noël» et se trouve à environ 200 kilomètres de Port-au-Prince. Le centre de la tempête tropicale Noël a été localisé en début d’après-midi dimanche à 16.5 degré de latitude nord et 71.8 degré de longitude ouest soit à environ 235 km au sud sud-est de Port-au-Prince, Haïti. «Noël» se déplace en direction nord-nord-ouest à 8 km/h. Il est prévu qu’elle continuera dans cette même direction pour les prochaines 24 heures ce qui mettra le centre tout près ou sur la péninsule sud ce soir. Les vents soufflent à 85 km/h. Les vents de tempête soufflent dans un rayon de 185 km par rapport au centre. La pression centrale est estimée à 996 hpa. Ce système possède une forte capacité pluviométrique et des hauteurs de pluie d’environ 400 mm sont prévues sur les hauts reliefs et jusqu’à 200 mm en plaine. La phase d’alerte 2 a été lancée par les autorités face aux menaces des pluies diluviennes avec risques d’éboulements, de glissements de terrain et d’inondations exceptionnelles pour les départements du Sud-est, du sud, de la grand-Anse, des Nippes, de l’ouest, du Centre, de l’Artibonite, et le niveau d’ intensité Orange ou modérée pour le Nord-est, Nord et Nord-ouest. Les responsables ont annoncé la suspension des vols en provenance et à destination de Port-au-Prince et de toute la presqu’île du sud à compter de ce dimanche jusqu’ à lundi soir et aussi l’interdiction des opérations de cabotage dans les eaux territoriales du sud jusqu'à nouvel ordre.

Samedi 27 octobre 2007

Trente et une personnes ont été tuées et une centaine blessées à la suite des fortes pluies qui se sont abattues en fin de semaine à Kinshasa. Un précédent bilan gouvernemental faisait état vendredi d'une centaine de blessés et de 30 personnes tuées par noyade, par l'éboulement de murs, par électrocution ou par la foudre dans plusieurs communes de Kinshasa, une mégapole de plus de 6 millions d'habitants. Les pluies de jeudi et vendredi ont été particulièrement dévastatrices dans les communes de l'est et du sud-ouest de la capitale, où des routes ont été coupées, des ponts emportés et où les murs de nombreuses maisons se sont écroulés. Pratiquement tous les cours d'eau de Kinshasa sont sortis de leur lit et ont envahi des cultures maraîchères. De nombreuses habitations sont inondées et des dizaines de véhicules ensevelis sous des coulées de boue. Au cours d'une nouvelle réunion samedi de la cellule de crise regroupant ministères et gouvernorat de Kinshasa, il a été décidé que la ville de Kinshasa prendrait en charge les victimes (aide d'urgence, relogement) et que le gouvernement s'occuperait de la réhabilitation des infrastructures détruites ou endommagées. Samedi, le gouvernorat a diligenté des équipes pour commencer à déblayer des amas de boue, de branchages et de pierres, pour dégager les principaux axes routiers dans l'est et le sud-ouest de la capitale.



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