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Les News

Vendredi 1er novembre 2002 :
Plusieurs milliers de foyers étaient toujours privés d'électricité vendredi en Grande-Bretagne, cinq jours après le passage d'une forte tempête. A Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, ou dans les Midlands, dans le centre, la plupart des 18.000 maisons n'avaient toujours pas de courant. Energywatch, association de défense des consommateurs, a précisé qu'environ 1,2 million de personnes avaient initialement été victimes de coupures d'électricité en raison des intempéries de dimanche qui ont coûté la vie à neuf personnes en Grande-Bretagne et fait de nombreuses autres victimes dans le reste de l'Europe. L'association a encouragé les consommateurs à réclamer des compensations auprès des compagnies d'électricité, lesquelles ont affirmé qu'elles ne répondraient à aucune demande, les coupures de courant n'étant dues selon elles qu'à la gravité des conditions climatiques. Le ministre de l'Energie Brian Wilson a ordonné l'ouverture d'une enquête. La tempête qui a balayé la Grande-Bretagne a également perturbé le trafic ferroviaire, des retards étant toujours rapportés vendredi.

Jeudi 31 octobre 2002 :
Environ 2.500 foyers étaient toujours privés d'électricité jeudi à la mi-journée dans le Nord-Pas-de-Calais, quatre jours après la tempête qui a traversé le nord de la France. Electricité de France (EDF) espère réalimenter la grande majorité d'entre eux d'ici la fin de la journée. L'objectif prioritaire désormais est de faire en sorte que les départements du Nord et du Pas-de-Calais ne comptent rapidement plus aucune commune entièrement privée d'électricité. D'importants moyens ont été déployés pour rétablir la situation et EDF a mis en place des groupes électrogènes en cas d'urgence. Les secteurs les plus touchés par ces coupures d'électricité sont la zone côtière du Pas-de-Calais et les Flandres (Nord). Mais la situation s'est considérablement améliorée : mercredi encore, 30.000 abonnés n'avaient pas de courant. Près de 450 personnes, agents EDF et sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour nettoyer les isolateurs des lignes électriques, recouverts de sel marin déposé par la tempête, ce a provoqué des coupures d'alimentation électrique ou des courts-circuits.

Mercredi 30 octobre 2002 :
Quelque 23.000 foyers sont toujours privés d'électricité, mercredi en fin d'après-midi, après la tempête qui a touché le nord le week-en dernier, et la SNCF prévoit de faire redémarrer le trafic Eurostar jeudi matin. Le trafic Eurostar n'a pas pu redémarrer mercredi comme prévu initialement car la SNCF a détecté la présence de sel plus loin à l'intérieur des terres alors qu'elle pensait que la tempête avait uniquement apporté du sel sur les installations du littoral. Par ailleurs, alors qu'il ne restait plus que 10.000 foyers privés d'électricité mardi soir, la situation s'était dégradée dans la nuit et la matinée pour atteindre à midi le chiffre de 37.500. Mercredi soir quelque 23.000 foyers étaient toujours sans électricité. Les coupures sont dues à des dépôts salins sur les isolateurs qui, sous l'effet de l'humidité, entraînent des courts-circuits. Afin d'assurer au mieux la continuité de la desserte électrique, 74 groupes électrogènes d'une puissance de 30 à 100 Kilos Volts Ampères ont été installés dans l'Arrageois et sur la Côte d'Opale dans la matinée. Au total, EDF prévoit l'acheminement de 260 groupes.

Mardi 29 octobre 2002 :
Deux jours après la tempête qui a touché le nord de la France, 30.000 foyers étaient privés d'électricité dans le Nord-Pas-de-Calais mardi et le trafic des Eurostars restait paralysé. Les vents violents, sans pluie, de dimanche ont déposé un amalgame de sel et de sable sur les isolateurs électriques du réseau EDF causant des court-circuits, ainsi que sur les caténaires des lignes SNCF provoquant d'importants problèmes d'alimentation électrique. Depuis 18h30 lundi, tout le trafic ferroviaire sous le tunnel sous la Manche a été suspendu jusqu'à nouvel ordre tandis que des retards ont perturbé le trafic régional. Deux Eurostar, effectuant la liaison avec l'Angleterre, ont été bloqués à Lille, un à Marne-la-Vallée, deux à Bruxelles, trois en Grande-Bretagne et trois à Paris, gare du nord. Eurotunnel précisait que si tous les services (Eurostar et frêt) étaient suspendus sous le tunnel, les systèmes transmanche de sécurité et d'urgence continuaient de fonctionner normalement. Un Eurostar, qui devait quitter la gare de Chessy (Seine-et-Marne) lundi à 19h35 pour Londres avec 650 passagers, est resté bloqué sur place toute la nuit: tous les voyageurs ont couché dans le train. A Lille, 1.200 passagers, également bloqués mardi vers 01h00 du matin, ont été hébergés dans des chambres d'hôtel ou ont poursuivi leur voyage par d'autres moyens. Quelques dizaines d'irréductibles ont passé la nuit dans les rames. Mardi matin, ils ont été acheminés en cars ou en trains régionaux tractés par des locomotives diesel vers les ports du littoral pour embarquer sur des ferries. Un wagon-laveur sillonnait les voies depuis lundi pour nettoyer les caténaires, systèmes de suspension des fils d'alimentation électrique des locomotives. De son côté, EDF qui avait cru avoir rétabli l'électricité dans quasiment tous les foyers lundi soir (il n'en restait que 55 sans électricité), a dû faire face au matin à des pannes de courant dans 30.000 nouveaux foyers en raison également de la cristallisation du sel sur les isolateurs pendant la nuit. 15.000 foyers étaient privés d'électricité tout le long de la Côte d'Opale ainsi que 15.000 autres à l'intérieur des terres dans les villes de Saint Omer, Hesdin, Fruges, Aire-sur-la-Lys ou Bergues, desservies par l'unité EDF d'Arras (Pas-de-Calais). Les opérations de nettoyage des isolateurs, souvent à plusieurs dizaines de mètres du sol, ont recommencé avec 350 hommes sur le terrain. Les casernes de pompiers du Pas-de-Calais ont été appelées à la rescousse. Si la pluie, attendue sur toute la région mercredi, n'était pas au rendez-vous pour aider au lavage, l'opérateur envisage d'acheminer des groupes électrogènes aux endroits sensibles, comme aux stations de pompage d'eau.

Lundi 28 octobre 2002 :
Une bonne partie de l'Europe s'employait lundi à évaluer et réparer les dégâts causés par la tempête qui a soufflé ce week-end sur le nord et l'ouest du continent, provoquant la mort d'au moins 33 personnes, dont dix en Allemagne et sept en Grande-Bretagne. Des vents violents ont soufflé en rafales, jusqu'à 180 km/h dans l'est de l'Allemagne et jusqu'à 155 km/h en Grande-Bretagne, déracinant des arbres, arrachant des toitures et projetant des véhicules. Des routes, autoroutes et voies ferrées ont été coupées et de nombreux vols ont dû être annulés. Dix personnes dont une Néerlandaise ont trouvé la mort en Allemagne, la plupart écrasées par des arbres qui ont cédé sous la force des vents. C'est la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest) qui a payé le plus lourd tribut, avec cinq morts. A Dusseldorf, un arbre s'est abattu sur la voiture d'une famille néerlandaise, tuant la femme et blessant grièvement l'homme et l'enfant du couple. A Aix-la-Chapelle, un septuagénaire a glissé dans une bouche d'égoût inondée et s'est noyé. Dans le Schleswig-Holstein (nord de l'Allemagne), un paysan a aussi été frappé par la foudre. La Grande-Bretagne a dénombré de son côté sept morts, dont un enfant de 3 ans et deux adolescents de 12 et 14 ans. Tous ont été victimes de chutes d'arbres, sauf un, un pêcheur emporté par les flots alors qu'il se trouvait sur un rocher, en Ecosse. En France, la tempête a fait quatre morts. Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute d'un arbre alors qu'elles circulaient en voiture près de Paris. Dans le nord du pays, un homme est mort écrasé dans l'effondrement d'une partie de sa maison en construction et un chasseur a été tué par la chute d'un arbre. Aux Pays-Bas, quatre personnes ont été tuées -- dont deux plongeurs belges dans la rivière Oosterschelde, une femme de 36 ans et un homme de 48 ans. Trois autres personnes, dont deux surfers, sont également portées disparues au large de la côte néerlandaise, et une quatrième pourrait s'être noyée dans une rivière dans le sud du pays. En Autriche, un couple de retraités allemands, âgés de 83 et 69 ans, a été tué par la chute d'un arbre à Mattsee, près de Salzbourg (centre), lors d'une promenade. Deux personnes sont mortes en Pologne, l'une victime d'un arbre déraciné près de Walcz et l'autre d'une plaque de tôle arrachée par le vent, à Wyszkow. En Suisse, une femme de 31 ans est morte près d'Arlesheim (nord-ouest) écrasée par un arbre lors d'une promenade en forêt avec son mari et son bébé, qui ont dû être hospitalisés. En Belgique, un adolescent de 13 ans qui faisait du patin à roulettes est mort près de Bruges (ouest). Emporté par le vent, il est allé percuter un engin de chantier sur la digue de Wenduine. Des milliers de foyers se sont réveillés lundi privés d'électricité: 100.000 personnes dans l'est de l'Angleterre et de nombreux villages en Pologne. Dans ce pays, suite à une panne généralisée d'électricité dans la région de Szczecin, le décompte des votes aux élections municipales de dimanche a dû être retardé. La Grande-Bretagne évaluait lundi ses dégâts à quelque 50 millions de livres (près de 80 millions d'euros). Alors qu'un peu partout les autorités s'employaient à déblayer les routes et rétablir le trafic ferroviaire, des vols étaient encore annulés lundi dans plusieurs grands aéroports européens comme London Heathrow, Paris Charles de Gaulle et Amsterdam Schiphol. Dimanche, British Airways avait annulé 40 vols au départ de Londres. Aux Pays-Bas, KLM en avait annulé 19 et le trafic ferroviaire avait été totalement interrompu. A Amsterdam, le toit de la gare centrale s'est effondré et à l'Ostbahnhof de Berlin (gare de l'est), des plaques de verre sont tombées sur un quai, empêchant la desserte de la gare par certains trains régionaux. La tempête a également provoqué dimanche une collision au mouillage entre un ferry de la compagnie P & O et une frégate de la marine britannique dans la baie de Portsmouth (sud de l'Angleterre), sans faire de blessés. Et le trafic transmanche avait dû être interrompu.

Dimanche 27 octobre 2002 :
Les vents violents qui ont soufflé sur une partie de l'Europe ont fait au moins 16 morts dimanche, dont 4 en France. La tempête devrait se calmer dans la nuit. Le vent a soufflé très fort dimanche sur la moitié nord de la France avec des pointes de 130 à 145 km/h sur le littoral, causant, outre des dégâts matériels, la mort d'au moins quatre personnes. Dans l’Aisne, un homme est mort écrasé dans l'effondrement d'une partie de sa maison en construction. Deux personnes ont été tuées et deux autres ont été blessées par la chute sur leur voiture d'un arbre arraché par le vent, sur la RN 1 en Seine-Saint-Denis, près de Pierrefitte. Dans le Nord, près de Maubeuge, un arbre est tombé sur un groupe de chasseurs, faisant un mort et un blessé. Quatre pompiers ont par ailleurs été blessés lors d'interventions dans la région de Dunkerque. Au total, les pompiers dénombraient en début de soirée 3.500 interventions dans le seul département du Nord et 850 dans le Pas-de-Calais. En Normandie, près de Deauville (Calvados), un homme a été blessé dans un accident similaire. En région parisienne, le trafic a été perturbé dans les aéroports d'Orly et de Roissy. Plusieurs vols ont été annulés ou ont enregistré des retards conséquents. La circulation ferroviaire a été également fortement perturbée dans le nord de la France. En raison de chutes d'arbres, plus aucun train ne circulait sur les lignes Béthune/Saint-Pol-sur-Ternoise et Ostricourt/Lille. Des perturbations étaient également signalées entre Saint-Omer et Lille car, en raison de vent, les passages à niveau n'arrivent plus à se fermer. Dans le Dunkerquois, 9.000 foyers étaient privés d'électricité et les lignes ne devaient pas être rétablies avant lundi. A Lille, 4.000 m² de toile de chapiteau se sont effondrés à la foire internationale. A la gare de Valenciennes, un petit clocher s'est effondré et les voyageurs sont contraints de faire un détour pour accéder aux voies. A Frelinghien (Nord), une partie de la toiture de l'hôpital Jean-XXIII a été arrachée sous la violence du vent, mais aucun patient n'a dû être évacué. Mais la France n’a pas été la seule touchée : le vent a soufflé fort aussi sur la Grande-Bretagne où six personnes ont été tuées, sur l'Allemagne (deux morts), l'Autriche (deux morts), la Suisse (un mort), ou la Belgique (un mort). En France, une alerte météorologique orange, de force 3 (sur une échelle qui en compte 4), a été émise dans sept départements: Nord, Pas-de-Calais, Somme, Eure, Calvados, Seine-Maritime et Manche. En fin de journée, le Nord-Pas-de-Calais et la Somme étaient encore sous alerte 3 mais les vents devaient faiblir en soirée. Conséquence : un ferry parti d'Angleterre dans la matinée, Le Provence, a dû tourner en rond plusieurs heures dans la Manche faute de pouvoir accoster à Calais. Le port britannique de Douvres a en effet été fermé et la navigation suspendue à Calais, Boulogne et Dunkerque. Autres conséquences de la tempête : plusieurs routes du littoral nord, au niveau des viaducs notamment, ont été interdites d'abord aux camions et aux caravanes puis à tous les véhicules. L'accès au Touquet a été barré quelques heures par la chute d'un arbre. En Normandie, les ponts de Tancarville et de Normandie ont été interdits aux camions à vide, aux caravanes, deux roues et piétons. Le trafic SNCF a également été perturbé. Les vents ont fait aussi des dégâts chez les particuliers. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, les pompiers ont été assaillis. Les centres opérationnels départementaux d'incendie et de secours (Codis) ont effectué chacun plus d'un millier d'interventions en rapport avec la tempête contre environ 300 pour une journée "normale". Les appels pour toitures arrachées, chapiteaux envolés et arbres couchés se sont bousculés aux standards.

L'ouragan Kenna s'est dissipé dans la nuit de samedi à dimanche dans le nord du Mexique après avoir causé la mort d'une femme et d'importants dégâts matériels sur son passage. Les vents ont atteint des vitesses de 180km/h. Un mur d'eau a ainsi ravagé le bord de mer au nord de la ville touristique de Puerto Vallarta, célèbre pour ses plages et ses couchers de soleil, que de smillions de touristes viennent admirer. Une quinzaine d'hôtels, 22 restaurants, une cinquantaine de commerces et 12 maisons ont été endommagés. Onze pilleurs ont été arrêtés. Kenna a ensuite frappé San Blas, station plus rustique et port de pêche situé à 130km au nord. Une femme a été tuée par la chute d'un mur. Une partie de la région est privée d'électricité, des routes sont coupées. L'armée et les habitants s'emploient au nettoyage.

Samedi 26 octobre 2002 :
Avec des rafales de vent atteignant les 225km/h, l'ouragan Kenna, l'un des plus puissants depuis des décennies, s'est abattu vendredi sur la côte ouest du Mexique. L'ouragan a arraché des arbres et des pôles électriques, submergé plusieurs routes de la région et provoquant l'évacuation de plus de 20.000 personnes. Aucun décès n'a été signalé dans l'immédiat, mais les autorités mexicaines ont évacué plus de 20.000 résidants des régions côtières du Pacifique, avant que l'ouragan ne frappe la côte mexicaine à environ 65km au nord-ouest de Tepic, une ville de 250.000 habitants, située à 18km de l'océan. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessés par des éclats de verres à Tepic. Des arbres et des pôles électriques arrachés jonchaient vendredi soir les rues de la ville où de nombreuses voitures ont été endommagées. Les responsables locaux de Tepic ont décidé de couper l'électricité de la ville à cause du risque provoqué par de nombreux pôles et lignes électriques endommagés. L'autoroute qui relie les villes de Tepic et de Mazatlan, a été submergée, bloquant l'arrivée des secours et des ambulances dans les localités touchées par l'ouragan. Des arbres déracinés rendait la circulation quasi-impossible sur la route reliant Tepic à San Blas. Située à une centaine de kilomètres au sud, la station balnéaire de Puerto Vallarta a essuyé des puissantes vagues, qui ont submergé les piscines des hôtels et résidences touristiques situées sur le front de mer de la ville. Le maire de la ville Pedro Ruiz a déclaré qu'au moins 42 personnes ont été blessés et 2.000 autres ont été évacuées. L'électricité a été coupée dans la plupart des quartiers. Les responsables locaux de Puerto Vallarta ont déclaré avoir reçu de nombreux appels signalant des pillages vendredi soir dans le centre de la ville. Les autorités ont ordonné la fermeture du centre de la ville, et des policiers et des soldats patrouillaient la zone vendredi soir. Kenna a frappé en premier la région proche de la ville de San Blas, une localité qui vit de tourisme et de pêche. Les rafales de vents qui atteignaient les 260km/h jeudi ont quelque peu diminué vendredi, passant à 225 km/h, puis à 130km/h, tandis que l'ouragan se dirigeait vers le centre du Mexique en direction du Texas, à la vitesse de 39km/h. L'ouragan pourrait se renforcer de nouveau tard samedi à l'approche des côtes du Texas.

 


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