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Jeudi 28 août 2008  

Les touristes ont commencé à évacuer les îles Caïman dans la mer des Caraïbes jeudi à l'approche de la tempête tropicale Gustav, qui devrait toucher l'archipel d'ici vendredi en fin de journée. Après avoir causé 51 décès en Haïti et en République dominicaine, Gustav mettait le cap sur les abords de la Jamaïque. Les étrangers affluaient à l'aéroport de la capitale des Iles Caïman, George Town, abrégeant leurs vacances pour s'enfuir. Scénario identique dans l'est de la Jamaïque, où les premiers vents de Gustav balayaient les côtes. Selon les services météorologiques, certains endroits de l'île pourraient recevoir jusqu'à 63cm de précipitations, ce qui pourrait entraîner des glissements de terrain. Stacey McLaughlan, une touriste américaine d'Albany, dans l'Etat de New York, a déclaré à l'Associated Press qu'elle et son époux avaient reçu l'ordre de quitter les Iles Caiman avant la mi-journée ou, sinon, de se rendre dans un abri. De nombreux vols d'évacuation étaient prévus pour jeudi. Mais Mme McLaughlan a affirmé qu'elle avait dû verser 1.000 dollars par personne pour quitter l'île car sa compagnie avait refusé d'envoyer un avion pour rapatrier le couple. Accompagné par des vents approchant les 70km/h, Gustav pourrait rapidement évoluer en ouragan. La tempête était quasiment stationnaire à 130km à l'est de la capitale jamaïcaine de Kingston jeudi mais le Centre américain des ouragans de Miami s'attendait à le voir prendre la direction ouest/sud-ouest, en passant très près de la Jamaïque. Dans le Golfe du Mexique, la Nouvelle-Orléans suivait la progression de Gustav avec inquiétude, trois ans tout juste après les ouragans dévastateurs et meurtriers Katrina et Rita. Le gouverneur d l'Etat, Bobby Jindal, a déclaré un pré-état d'urgence en vue d'une éventuelle aide fédérale, et 3.000 Gardes nationaux ont été mis en attente. Le maire de la Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, a quitté la convention démocrate de Denver (Colorado, centre) pour participer à la mise en place d'un plan d'évacuation. Les gouverneurs du Mississippi et du Texas ont également pré-déclaré l'urgence. Quelque 5.000 Gardes nationaux ont été mis en attente au Texas, et l'Union Pacific, la principale compagnie ferroviaire américaine, a modifié les lignes des trains passant par la Nouvelle-Orléans, pour les faire maintenant transiter par Memphis (Tennessee) et St Louis. Gustav a touché terre en Haïti mardi, déclenchant des inondations et glissements de terrain qui ont fait 15 morts dans le sud. En République dominicaine voisine, un glissement de terrain a fait huit morts. Plusieurs plates-formes pétrolières du golfe du Mexique ont évacué leur personnel et les prix du pétrole ont dépassé les 120 dollars le baril jeudi à New York. Le Centre américain des ouragans a annoncé par ailleurs jeudi qu'une nouvelle dépression tropicale, baptisée Hanna, s'était formée dans l'Atlantique et qu'elle pourrait se transformer en tempête tropicale dans la journée ou vendredi. On ignore encore si elle menace les Etats-Unis.  


Quarante deux familles, dont les maisons ont été inondées suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues mercredi après midi à Djelfa, en Algérie, ont été relogées dans des écoles. Au total 127 maisons ont été inondées par les eaux en furie qui ont provoqué par ailleurs des dégâts minimes. La situation a été maîtrisée grâce aux efforts de tous les services concernés de la wilaya et à la contribution des éléments de la protection civile des wilayas de Tiaret, Laghouat, M'sila et Médéa ainsi qu'à l'esprit de solidarité des citoyens. Le wali de Djelfa, M. Hammou Ahmed Touhami qui a aussitôt installé une cellule de crise et déclenché le plan "ORSEC" a donné des instructions fermes aux différents responsables concernés et plus particulièrement ceux de l'hydraulique pour prendre les mesures nécessaires en vue de prévenir tout  risque de contamination de l'eau et d'interdire la distribution et le colportage de l'eau qui doivent relever des seules prérogatives de "L'Algérienne des eaux".  Un appel à la vigilance a été également lancé à la population par le wali par le biais de la radio locale pour parer à toute éventualité

Quelque 120.000 personnes menacées par les inondations qui frappent l'est de l'Inde ont été évacuées avec le renfort de l'armée. Ces crues, sans précédent ces cinquante dernières années selon les autorités indiennes, ont été provoquées par la rupture d'un barrage sur le fleuve Kosi au Népal. Une masse d'eau s'est déversée en aval sur l'Etat indien du Bihar, l'un des plus pauvres du pays. Au moins deux millions d'habitants ont été contraints de quitter leurs foyers et on estime à 250.000 le nombre de maisons détruites par les flots. Officiellement, les inondations ont fait 55 morts, mais des associations et des médias locaux avancent des bilans bien plus lourds. Depuis le début de la mousson, en juin, les pluies torrentielles ont fait plus de 1.000 morts à travers l'Asie du Sud, essentiellement dans l'Etat indien de l'Uttar Pradesh (nord) ou 725 personnes ont perdu la vie. D'autres décès ont été enregistrés au Népal et au Bangladesh. Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, et Sonia Gandhi, qui dirige le Parti du Congrès au pouvoir, ont survolé jeudi les zones dévastées du Bihar. Le chef du gouvernement a annoncé la mobilisation de moyens aériens et financiers supplémentaires pour acheminer de l'aide aux communautés piégées par la montée des eaux.

Mardi 26 août 2008  

L'ouragan Gustav se rapprochait mardi des côtes d'Haïti, frappé il y a moins de deux semaines par la tempête tropicale Fay, tandis que son impact potentiel sur la production pétrolière du golfe du Mexique faisait grimper les cours du brut. L'ouragan, qui avance à 15 km/h avec des vents violents soufflant jusqu'à 150 km/h, devrait atteindre la côte sud d'Haïti dans l'après-midi et toucher également la République dominicaine, qui se partage l'île d'Hispaniola avec Haïti, puis la Jamaïque et Cuba. Classé en catégorie 1 sur l'échelle de Saffir Simpson, qui en compte 5, Gustav pourrait se renforcer plus tard dans la journée avant d'atteindre Haïti. A 15H00 GMT, le centre de l'ouragan se trouvait à 80 km au sud de la capitale Port-au-Prince, et se déplaçait à une vitesse de 15 km/h. Le gouvernement de ce pays déshérité, où écoles et commerces étaient fermés mardi, a lancé un appel à l'aide internationale, décrété dès lundi soir la "mobilisation générale" et pressé la population de prendre toutes les mesures de protection possibles. Une alerte à l'ouragan a été émise pour Haïti, du Môle Saint-Nicolas à la frontière nord entre la République dominicaine et Haïti. L'alerte s'étend aussi à Cuba, qui devrait subir l'ouragan mercredi, pour les provinces de La Tunas, Granma, Holguin, Santiago de Cuba et Guantanamo. Par ailleurs, les menaces de perturbations de la production pétrolière dans le golfe du Mexique, où Gustav pourrait arriver ce week-end, ont fait grimper les cours du brut. Vers 16H00 GMT, le baril de Brent pour livraison en octobre prenait 70 cents à 114,75 dollars à Londres. A la même heure, le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre gagnait 1,09 dollar à 116,20 dollars à New York. La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell a par ailleurs annoncé se préparer à évacuer le personnel non essentiel en poste sur ses infrastructures. Gustav devrait déverser jusqu'à 20 cm de pluie sur Hispaniola, et jusqu'à 50 cm par endroit, menaçant ainsi de provoquer des inondations et des glissements de terrain dangereux pour la population. Haïti a déjà été durement touché il y a moins de deux semaines par la tempête tropicale Fay, qui a fait au moins sept morts directement liés aux intempéries. Une quarantaine de passagers d'un bus tombé dans une rivière en crue sont par ailleurs toujours portés disparus. En République dominicaine, Fay avait également fait plusieurs victimes et causé des dégâts matériels et des inondations dans le centre et l'est de Cuba ainsi qu'en Floride. Gustav, qui s'est formé lundi dans la mer des Caraïbes, est la septième tempête tropicale de la saison 2008 des ouragans dans l'Atlantique nord, s'étendant du 1er juin au 30 novembre.





Un million de personnes sont bloquées par des inondations dans l'est de l'Inde, provoquées comme chaque année par les pluies de la mousson, qui ont déjà fait 800 morts et deux millions de sinistrés dans tout le pays depuis juin. Les fortes précipitations qui s'abattent sur l'Etat du Bihar ont fait déborder le cours d'eau Kosi qui s'est déversé dans le lit voisin d'un ancien fleuve asséché depuis des siècles. Dans cette nouvelle rivière de 1,6 km de large, le niveau des eaux ne baisse pas. Les pluies torrentielles ont anéanti des villages et pas moins d'un million de gens sont coincés par les inondations. Le Premier ministre de cet Etat pauvre, Nitish Kumar, s'est rendu sur les lieux dévastés et a jugé la situation "catastrophique". Plus de 800 personnes ont déjà trouvé la mort depuis le mois de juin dans l'ensemble du sous-continent et deux millions ont été sinistrées. L'Etat septentrional de l'Uttar Pradesh, le plus peuplé du pays (180 millions d'habitants), compte près de 700 victimes, 1,3 million de personnes sinistrés et plus de 3.000 villages affectés. Chaque année, entre juin et septembre, dans le nord et l'est de l'Inde, les pluies de la mousson font déborder les cours d'eau, tuant des centaines de personnes, balayant des villages, submergeant les rizières et décimant les élevages. En 2007, l'Inde avait été particulièrement meurtrie par ces intempéries saisonnières, avec plus de 2.200 morts et des dizaines de millions de personnes sinistrées. Au Bangladesh voisin, plus d'un millier de personnes avaient trouvé la mort et 2,5 millions avaient été sinistrées.

Samedi 23 août 2008  

La tempête tropicale Fay, qui sévit depuis cinq jours sur la Floride (sud-est des Etats-Unis), a fait onze morts dans cet Etat. Le président George W. Bush a déclaré jeudi l'état d'urgence en Floride, ce qui ouvre la voie à des aides fédérales pour cet Etat où Fay s'est installée depuis mardi matin, accompagnée de pluies torrentielles, de tornades et d'inondations qui ont détruit de nombreuses habitations et cultures. Un homme est mort après avoir inhalé du monoxyde de carbone provenant de générateurs électriques, un agent d'une compagnie d'électricité est décédé électrocuté, deux des victimes sont mortes noyées et sept autres sont mortes dans des accidents de la route après avoir perdu le contrôle de leurs véhicules à cause de la pluie et du vent. Avant d'atteindre la Floride, Fay avait fait des dizaines de morts la semaine dernière en Haïti et en République dominicaine. Le quotidien de Miami indique que si le bilan venait à s'aggraver encore d'un mort, Fay serait aussi meurtrière en Floride que l'ouragan Dennis en 2005. Les autorités locales et fédérales tentaient toujours de porter secours à des milliers de personnes dont les habitations étaient sous les eaux et risquaient également de recevoir la visite d'animaux dangereux, comme des alligators. La tempête devait atteindre le Mississippi et l'Alabama dimanche. A 18H00 GMT samedi, le centre de la tempête se trouvait dans la Panhandle de Floride (nord-ouest de l'Etat) à quelque 125 km à l'est de Pensacola et se dirigeait vers le nord-ouest à environ 13 km/heure. La force des vents était encore de 75 km/heure, en rafales. La tempête a provoqué des pluies record, atteignant parfois 50 à 75 centimètres dans certains points de l'Etat. Elle pourrait encore entraîner des précipitations de 1,20 mètre à 2,40 mètres dans le nord de la Floride, le sud de la Géorgie, le Mississippi et l'Alabama, au cours des prochaines 24 heures.



Des inondations survenues dans le sud du Tchad ont chassé 10000 personnes de leurs foyers et ont fait trois morts, aggravant les effets d'une saison des pluies qui sème destructions et maladies dans la région du Sahel, ont fait savoir les Nations unies samedi. Des secouristes de l'ONU s'emploient à obtenir des éléments d'abris, du chlore pour purifier l'eau, des fournitures médicales, des suppléments nutritifs et des biscuits énergisants pour les enfants et les mères allaitantes. Ils s'inquiètent des problèmes d'hygiène et des risques d'épidémie du fait que nombre de latrines et de douches ont été détruites par les inondations. La semaine dernière, l'ONU avait fait état de 200000 personnes déplacées par des inondations en Afrique de l'Ouest.



 
 





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