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Vendredi 28 septembre 2007

Au moins 69 personnes sont mortes depuis début septembre dans l'est de l'Inde dans des accidents liés à de nouvelles pluies de mousson, des intempéries qui avaient déjà fait 2.200 tués dans tout le pays depuis début juin. La situation est la plus critique dans l'Etat de l'Orissa (est) où 40 personnes sont mortes et deux millions de gens sont sinistrés. La facture s'élève déjà à 275 millions de dollars. Dans l'Etat voisin du Bengale occidental, les fortes pluies et les divers incidents qu'elles ont provoqués (noyades, électrocutions, effondrements de bâtiments, morsures de serpents) ont tué 29 habitants et détruit 200.000 logements. Cette année, l'Inde a déjà été particulièrement meurtrie par la première vague de pluies de mousson entre début juin et début septembre, avec plus de 2.200 morts et des dizaines de millions de personnes sinistrées. Au Bangladesh voisin, depuis début juin, plus d'un millier de gens ont péri, 2,5 millions de personnes ont dû fuir les terres submergées.

Démunis face aux inondations catastrophiques frappant près de la moitié des pays africains, des centaines de milliers de sinistrés plaçaient leur espoir vendredi dans une aide qui tarde à venir, renforçant les menaces d'épidémies, notamment de choléra. Le bilan humain - plus de 350 morts depuis juillet - des pluies diluviennes qui s'abattent des côtes de l'Atlantique à celles de l'océan Indien s'alourdit de jour en jour et reste partiel. De nombreuses régions inondées sont très difficiles d'accès et les moyens de communications y sont rares, que ce soit au Soudan - où le nombre de sinistrés est évalué à 625.000 par l'ONU - ou encore en Ouganda. La Croix-rouge nigériane a ainsi revu à la hausse son bilan des morts, le faisant passer de 24 à 64. Situation similaire au Togo voisin, où le bilan des pluies diluviennes tombées ces derniers jours dans le nord est passé de 20 à 23 morts. En Algérie également, le bilan est passé de 13 à 16 morts dans les intempéries qui ont touché plusieurs régions du nord du pays en fin de semaine dernière. Les dégâts matériels - routes et ponts emportés, cultures détruites, logements noyés sous les eaux - s'annoncent considérables. L'Algérie, bien moins touchée que d'autres pays du continent, estime que les pluies ont fait plus de 21 millions d'euros (29,5 millions USD) de dégâts. Au Togo, des milliers d'hectares de champs de cultures vivrières et plus de 29.400 cases ont été détruites. Pour les sinistrés, ces dégâts ont une autre conséquence immédiate : ils retardent l'acheminement de l'aide. En Ouganda, où 400.000 personnes sont affectées par les inondations, les intempéries paralysent le trafic routier et des centaines de poids-lourds ravitaillant d'ordinaire le sud du Soudan ont dû emprunter des itinéraires beaucoup plus long. Dans des régions où le choléra est parfois endémique, des premiers cas liés aux inondations ont également été signalés, faisant craindre de possibles épidémies. Au Rwanda, deux malades ont été recensés dans deux districts de l'ouest du pays touchés il y a deux semaines par les intempéries. Au Soudan, le pays le plus touché par les inondations, 68 décès dus au choléra ont été signalés. Pour lutter contre les épidémies, particulièrement de paludisme, l'Union européenne a accordé environ deux millions d'euros au Togo, au Ghana et au Burkina Faso. Ces inondations catastrophiques sont probablement la conséquence du phénomène climatique "La Niña" de refroidissement des eaux de l'océan Pacifique, qui provoque notamment un temps particulièrement pluvieux en Afrique.


Mercredi 26 septembre 2007

Une dépression tropicale s’est formée mardi dans le sud-ouest du Golfe du Mexique, mais elle ne semble pas menacer les Etats-Unis et les installations pétrolières et de gaz naturel du Mexique. La dépression tropicale, qui selon les modèles informatiques ne devrait pas se transformer en ouragan, était situé à 300 kilomètres à l’est de Tampico au Mexique à environ 18h EDT. La plupart des modèles informatiques utilisés pour prévoir les trajectoires et les intensités des tempêtes tropicales indiquaient que la dépression tropicale en question se dirigerait vers le centre du Mexique après tourné sans but pendant quelques jours. Les vents maximums de la dépression tropicale ont atteint les 45 km/h. Si les vents de la dépression tropicale atteignaient la force de ceux d’une tempête tropicale (soit 63 km/h), la tempête tropicale serait baptisée Lorenzo. Cela pourrait se produire mercredi. Une surveillance des tempêtes tropicales pourraient être nécessaires pour certaines parties de la côte du Golfe du Mexique ce soir. Une surveillance signifie que les conditions nécessaires à une tempête tropicale peuvent être attendus dans les 36 heures à venir. Les météorologues surveillent également la tempête tropicale Karen, la onzième tempête tropicale nommée de la saison 2007 des ouragans dans l’Océan Atlantique. La tempête tropicale Karen tourbillonnait dans l’Océan Atlantique mardi, et alors que certains modèles informatiques prévoyaient qu’elle se transformerait en ouragan, la tempête tropicale Karen ne devrait menacer aucun territoire. La tempête tropicale Karen était située à près de 2440 kilomètres à l’est des Iles du Vent dans les Antilles, à 1500 GMT mardi après s’être formée plus tôt dans la matinée. Ses vents maximums soufflaient à 65 km/h et Karen se déplaçait en direction de l’ouest/nord-ouest à près de 24 km/h. Elle devait tourner en direction du nord avant d’atteindre les Petites Antilles. Alors que deux modèles informatiques utilisés pour prévoir la trajectoire et l’intensité des ouragans indiquaient que Karen pourrait atteindre l’intensité d’un ouragan avec des vents soutenus soufflant à 119 km/h, le Centre National des Ouragans a déclaré que les conditions climatiques dans la trajectoire de la tempête ne semblaient pas justifier ces prévisions informatiques. La saison des ouragans 2007 dans l’Océan Atlantique, qui dure jusqu’au 30 Novembre, a généré trois ouragans jusqu’à présent, dont deux ouragans de catégorie maximum sur l’échelle Saffir-Simpsons (catégorie 5).


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a mis en garde mercredi contre une "possible crise" alimentaire en Afrique occidentale et orientale où les cultures ont été ravagées par des pluies torrentielles. En Ouganda, où les récoltes promettaient d'être abondantes, la plupart des plantations ont été dévastées par les eaux. Au Soudan, les inondations ne sont pas rares, mais, cette année, les pluies sont arrivées avec un mois d'avance, prenant au dépourvu de nombreuses communautés. Les pires inondations depuis plus de 30 ans touchent 22 pays du continent africain d'ouest en est où elles ont causé la mort d'au moins 300 personnes et affecté plus de 1,5 million de personnes. L'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a assuré mardi mobiliser toutes ses ressources pour aider les pays frappés par les inondations. La FAO estime qu'environ 12 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux communautés agricoles en Afrique de l'Ouest et en Afrique orientale.

Quelque 1.071 ont trouvé la mort au Bangladesh depuis juillet dernier suite aux inondations. Les inondations ont fait 15 nouveaux morts au cours de ces dernières 24 heures. Les inondations engendrées par des pluies diluviennes ont touché 46 des 64 districts du pays depuis fin juillet, faisant plus de 16 millions de sinistrés. Ces inondations ont également endommagé plus de 2 millions de maisons et causé des pertes économiques estimées à des centaines de millions de dollars.

Mardi 25 septembre 2007

La dépression tropicale n°12 s'est renforcée dans la nuit de lundi 24 à mardi 25. Elle est devenue la tempête tropicale Karen. Le phénomène demeure en plein Atlantique et ne pose pour le moment pas de danger. L’activité demeure très forte en Atlantique. En début de journée de mardi 25, la tempête tropicale Karen était centrée par 10.4 °N et 38.0 °O, soit 2520 Km à l'est des Petites Antilles. Le phénomène se déplace vers l'ouest nord-ouest à 26 Km/h. Une tendance qui devrait se maintenir durant les prochaines 24 heures. Les vents maximaux au centre étaient de 65 Km/h avec des rafales plus fortes. Les vents de force tempête s'étendaient jusqu'à 75 Km du centre. Karen devrait poursuivre son renforcement durant les prochaines 24 heures. Par ailleurs, la vigilance jaune reste en vigueur pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Une onde tropicale traverse l’arc antillais. Le phénomène, qui s’était désorganisé dans la nuit de lundi 24 à mardi 25, devrait reprendre de l’activité dans le courant de la journée. Des risques d’inondations et de foudroiement sont toujours possibles. Plus de 40 mm de pluie ont été relevés en Martinique lundi 24 en 3 heures et 10 à 15 mm en Guadeloupe. Le cumul des précipitations attendues mardi 25 est de l’ordre de 50 à 70 mm, voire plus en montagne. En Guadeloupe, la distribution de l’énergie électrique a été interrompue dans certaines communes mardi 25 suite à des passages orageux de fortes intensités. Des inondations commençait à être observé par ailleurs.


Les intempéries ont encore frappé dimanche et lundi dans quelques régions d'Algérie, mais, contrairement au week-end dernier, ces fortes précipitations n’ont heureusement pas fait de victimes. Ainsi, le nouveau bilan arrêté lundi fait état d’une personne toujours portée disparue dans la wilaya d’Aïn Defla, sérieusement touchée par les intempéries. La personne disparue a été emportée, dimanche dernier, par les eaux de l’oued Zhara. Plusieurs autres interventions ont été effectuées depuis dans différentes autres wilayas pour le sauvetage de personnes en détresse par les éléments de la Protection civile. Une dizaine de personnes au point d’être emportées par les eaux ont été sauvées par les sapeurs-pompiers. À Tizi Ouzou, les éléments de la Protection civile sont intervenus dans deux opérations dont une suite à l’effondrement d’un mur à Draâ Ben Khedda. À Msila, où le nombre des morts a été le plus lourd durant le week-end dernier, dix-neuf personnes ont failli périr dans les communes d’Ouled Madhi et Maârif suite aux inondations. À Djelfa, trois personnes ont été secourues suite à l’effondrement d’un pont au niveau de la commune d’Aïn Oussara. En outre, plusieurs routes demeurent coupées à la circulation, selon la Gendarmerie nationale qui fait état de la fermeture de cinq routes, dont quatre nationales, dans les wilayas de Médéa, Msila et Djelfa. A Médéa, la RN40 reliant Boughezoul à M’sila est toujours coupée à la circulation à cause des inondations de la chaussée.

Lundi 24 septembre 2007

Le bilan des intempéries en Algérie s’est alourdi et au moins seize personnes ont été tuées à travers les wilayas de Bouira, M’sila et Aïn Defla. Dans la wilaya de Bouira (nord de l’Algérie), deux personnes ont été tuées et une troisième a été grièvement blessée, dans la soirée de samedi, suite à l’effondrement d’un mur de la mosquée « Ibn Taimia », dans la cité El-Wasfaa à Sour El-Ghozlane. L’effondrement du mur, provoqué par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’ensemble de la wilaya de Bouira, s’est produit aux environs de 21h50, moment où les fidèles accomplissaient les prières surérogatoires. Dans la wilaya de Aïn Defla, le chemin de wilaya n°1, reliant Djelida et Bordj Emir Khaled, à hauteur de Oued Djalbia, est coupé à la circulation à cause du débordement de l’oued en question. Dans la même wilaya, le chemin de wilaya n°12, reliant Miliana et Aïn Torki, à hauteur de la zone de Aïn Namous (commune de Aïn Torki), est aussi coupé à la circulation suite à l’inondation de la chaussée. Trois personnes sont mortes noyées au cours de ces intempéries à Aïn Defla. Les victimes sont un homme âgé de 56 ans emporté par le torrent à Oued Rihane (Miliana), une fillette de 7 ans à Djellida et un sexagénaire emportés par les eaux. Dans la wilaya de Médéa, la circulation automobile sur certains axes du réseau routier reste « très difficile », après les fortes chutes de pluie enregistrées dans la région au cours des dernières 48 heures. Cette difficulté est ressentie notamment au sud et à l’est de la wilaya de Médéa où des perturbations dans le trafic routier vers et à partir de ces régions ont été signalées. La wilaya de Sétif n’a pas été épargnée par les crues. En effet, au moins neuf hectares de plantes maraîchères ont été détruits et d’importants dégâts matériels enregistrés dans la commune de Beïda Bordj (W. de Sétif) à la suite des inondations survenues dans la nuit de vendredi à samedi dans la région. Le niveau des crues a atteint une hauteur de deux mètres, notamment dans le chef-lieu de commune et les mechtas avoisinantes telles que Ouled Tamen, Ouled Litim et Ouled Si Lekhel. De nombreux habitants, de crainte de la montée des eaux, se sont réfugiés sur les toits de leurs habitations.

Les autorités mettent en garde la population d’une dizaine de provinces cambodgiennes contre les risques d’inondation, de fortes pluies étant prévues ces prochains jours. Le ministère des Ressources hydrauliques et de la météorologie a mis en garde samedi 22 septembre contre les risques d’inondation. Suivant la situation climatique et celle du niveau de l’eau du Mékong, prière aux habitants de la région des Cardamomes, des habitants du bassin de la rivière de Prèk Thnot, de la province de Kampong Speu, sur la nationale 4, de la province de Kampong Chhnang, Pursat, Battambang, des provinces de Rattanak Kiri, Mondul Kiri, Preah Vihear, et celles autour du Mékong : Stung Treng, Kratie et Kampong Cham, de surveiller les risques d’inondation. Le message précise que le royaume est en train de subir les effets d’une basse pression, et d’une dépression située au Nord des Philippines.« Bien qu’il fasse soleil depuis peu, il risque de pleuvoir encore dans les jours à venir. Il est souhaitable que les villageois fassent attention », indique Mao Hak, directeur du département d’Hydrologie. Le Cambodge a connu d’importantes inondations causées par la pluie, en août dernier. Les provinces de Rattanak Kiri, Steung Treng, Preah Vihear et Kampong Thom avaient subi d’importants dommages. Ces intempéries ont fait trois victimes, provoqué l’inondation de 30 000 hectares de rizières, et endommagé plusieurs routes, coupées. Le gouvernement a évalué le total des dégâts à quelques dix millions de dollars.

Le bilan des sinistrés des inondations qui frappent l'Afrique s'est alourdi en Ethiopie, au Niger et au Soudan, trois pays où ils sont désormais près de 800.000. Vingt-deux pays d'Afrique de l'ouest, du centre et de l'est sont touchés depuis juillet par des pluies diluviennes qui ont fait plus d'un million et demi de sinistrés. Parmi les pays les plus sévèrement touchés, OCHA cite le Burkina Faso, le Ghana, le Niger, le Mali, le Togo, le Soudan, l'Ouganda et l'Ethiopie. En Ethiopie, de nouvelles précipitations ont touché la région de Gambella (ouest, frontalière du Soudan), inondant les villages et les champs. Pour la deuxième fois depuis le début de la saison des pluies, la ville de Gambella a été inondée. Les populations dont l'économie est directement liée à la rivière et celles qui possèdent du bétail, incapable de se nourrir dans les prés inondés, sont durement touchées par la catastrophe. Elle affecte désormais 226.000 personnes en Ethiopie, dont 70.860 déplacés. Au Soudan, 100.000 nouveaux sinistrés ont été recensés, portant le bilan total à 500.000, selon OCHA. Le centre du pays, et notamment la région du Sud Kordotan, à l'est du Darfour, est particulièrement touchée, avec 20 morts. En outre, au moins 15.000 maisons ont été détruites ou endommagées, laissant plus de 30.000 sans abris. L'appel d'urgence de 20 millions de dollars lancé fin août pour une aide aux victimes des inondations au Soudan a été boudé par les donateurs. Un million de dollars seulement a été récolté. Au Niger, où les inondations continuent, on dénombre désormais 48.542 sinistrés.

 


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