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Les News

Vendredi 28 avril 2000 : Au bord du désert de Thar au Rajasthan, même les bergers les plus endurcis s'en vont, laissant leur bétail périr : cette région, comme une grande partie de l'Inde, connaît la plus grave sécheresse depuis près d'un demi-siècle. Quelque 20 millions d'habitants dans 23.400 villages de 26 des 32 districts du Rajasthan (nord) sont affectés par une pénurie d'eau, alors que la saison estivale vient seulement de commencer avec des températures de plus de 40 degrés centigrades qui atteindront les 50 en mai. Plus de 30 millions d'Indiens sont aussi touchés ailleurs dans le pays, au Gujarat (ouest) surtout, mais aussi dans le Madhya Pradesh (centre), l'Orissa (est) et l'Andhra Pradesh (sud). "Plus de 80% de la région connaît une grave sécheresse. La situation est mauvaise", explique Gurjaud Kaur, administrateur des districts de Jodhpur, Barmer et Jaisalmer au Rajasthan. "Il n'y a pas eu mort d'homme, mais le bétail succombe par milliers de têtes", indique le responsable des opérations d'assistance du gouvernement local, R. Meena. Par milliers, les villageois s'en vont vers le Pendjab plus au nord. Ces migrations estivales de bergers nomades sont certes habituelles en cette saison, mais cette année 35% des 1,4 million d'habitants du district de Barmer sont déjà partis, contre un quart normalement, selon le principal responsable de la région, R.P. Sharma. "Après trois années consécutives de sécheresse, les ressources des gens sont épuisées et nous nous préparons à ce que la famine fasse des morts", explique-t-il. A Dhudwa, un groupe de sept hameaux du district de Barmer, un quart des 2.000 habitants sont partis depuis trois semaines. "Nous mourrons. Nous n'avons ni nourriture, ni eau, le gouvernement nous a abandonnés et les dieux nous ont maudits avec cette sécheresse", se plaint un berger, Purkha Ram, qui a dû abandonner ses chameaux et ses moutons dont la nourriture était devenue trop chère. "Mon mari est parti chercher du travail. La sécheresse est maintenant mon partenaire", explique Rani, qui marche trois kilomètres par jour pour trouver de l'eau et cinq autres pour chercher du lait pour ses deux enfants. Des centaines de milliers de têtes de bétail sont menacés. Selon une organisation d'assistance locale, au moins mille moutons et 140 vaches sont morts au cours des seuls cinq derniers jours dans une région couvrant 40 villages dans le comté de Baityu. Le gouvernement local affirme faire tout ce qu'il peut, avoir ouvert des camps pour nourrir le bétail, organisé des emplois d'urgence pour des centaines de milliers de personnes. Les autorités fédérales ont débloqué cette semaine 220 millions de dollars d'aide aux Etats affectés. Un navire de la marine transportant huit millions de litres d'eau doit se rendre au Gujarat et des trains d'eau doivent alimenter les principales régions touchées du Rajasthan. La sécheresse est devenue une affaire politique, les autorités du Rajasthan, Etat gouverné par le Congrès, parti dans l'opposition au niveau national, ayant accusé le gouvernement central dirigé par les nationalistes hindous d'avoir ignoré des mises en garde faites dès novembre dernier. La situation risque de s'aggraver, les météorologues prévoyant une mousson plus tardive et plus faible que ces dernières années. Des membres du Sénat (chambre haute) ont averti lors d'un débat jeudi que la diminution des nappes d'eau souterraines menaçait l'Inde d'une grave pénurie d'eau d'ici à 20 ans.

Après un mois de mars très doux, annonçant un printemps précoce, le froid, la pluie et la neige s'imposent au mois d'avril dans le nord-est des Etats-Unis. Des averses de neige se sont encore produites en Nouvelle-Angleterre mercredi. Depuis le 9 avril, seuls deux jours ont atteint les normales de saison à Boston. Les météorologues annoncent même un printemps inexistant. Des fleurs et arbres fruitiers tels que les tomates ou encore les poivriers ont souffert déjà de cette offensive tarduve du froid...

Huit personnes d'un groupe de onze skieurs portées disparues à la suite d'une avalanche dans les montagnes de Sarek, en Laponie suédoise, ont été retrouvées jeudi peu après 20h00 (18h00 GMT). Trois des skieurs avaient réussi à éviter l'avalanche et l'alerte a été donnée à 18h00 locales (16h00 GMT). Les huit personnes portées disparues ont été retrouvées un peu plus bas dans la vallée de Pastavagge par des sauveteurs.

 

Jeudi 27 : La préfecture du Bas-Rhin a recommandé jeudi "la plus grande prudence" aux cueilleurs de muguet du 1er mai dans les forêts rendues dangereuses par la tempête du 26 décembre qui a frappé durement la région est. "A la suite de la tempête du 26 décembre 1999, de nombreux secteurs forestiers présentent des risques pour la sécurité des personnes", a rappelé la préfecture dans un communiqué diffusé "à la veille du week-end du 1er mai et de la traditionnelle cueillette du muguet". "L'instabilité des arbres déracinés ou des souches peuvent justifier les mesures de restriction d'accès mises en place dans certaines communes et affichées aux abords des espaces boisés et en mairie", a encore averti la préfecture. Les spécialistes en ouragan et les "chasseurs d'ouragans" de la gestion océanique et atmosphérique nationale américaine et une partie du ministère du commerce des États-Unis se sont réunis au Mexique avec leurs comparses le 26 avril, pour préparer l'état aux dangers des ouragans. L'excursion, à bord d'un avion de NOAA WP-3D Orion, visitera trois villes sur la côte du sud-ouest du Mexique pour instruire les mexicains au sujet des dangers des ouragans. "Cette visite est un forum pour partager des expériences, autant avec des professionnels qu'avec le public en général", annonce Max Mayfield, directeur du centre d'ouragan des États-Unis. "L'excursion au Mexique est un prélude à la visite de la semaine prochaine autour du Golfe du Mexique aux Etats-Unis".

Le conseil régional des Pays de la Loire va débloquer une aide de 100.000 francs en faveur de l'association Action contre la faim, pour venir en aide aux populations africaines touchées par la sécheresse et menacées par la famine, a-t-on appris mercredi dans un communiqué. Selon le PAM (Programme alimentaire mondial), plus de 12 millions de personnes sont affectées par la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, dont 7,8 millions en Ethiopie, 1,8 million au Kenya, 1,2 million en Somalie, 367.000 en Erythrée, 200.000 en Ouganda, 100.000 à Djibouti et 33.000 au Soudan.

 

Mercredi 26 : Des centaines d'Américains vont converger vers le désert du Nevada pour y accueillir d'éventuels extra-terrestres, à l'occasion de l'alignement planétaire du 5 mai, un phénomène astronomique rare qui préfigure la fin des temps pour les prophètes de malheur. Ce jour-là, cinq planètes de notre système solaire (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) seront quasiment alignées avec le Soleil, la Terre et la Lune. Il n'en fallait pas plus pour capturer l'imagination des amateurs d'OVNI, persuadés que ce "Grand Alignement" va créer un "tornade sidérale" si puissante qu'elle va permettre à des extra-terrestres de nous rendre visite. Mais l'évènement ne fait pas rire tout le monde. Après le bide du bogue informatique de l'an 2000, les prophètes d'apocalypse se sont rabattus sur le "5/5/2000", devenu le nouveau chiffre magique des prophéties bibliques anciennes et annonciatrices de cataclysmes en chaîne. "5/5/2000" est d'ailleurs le titre d'un livre-catastrophe de Richard Noone. Le plus sérieusement du monde, il prétend que l'alignement planétaire de l'an 2000, "une première depuis 6.000 ans", va provoquer une telle attraction gravitationnelle que l'axe de la Terre va basculer sous le poids de la glace accumulée au pôle sud, causant inondations et tremblements de terre. Les Egyptiens, ajoute-t-il, nous avaient d'ailleurs averti en bâtissant les pyramides... Sur internet, la rumeur a pris des proportions délirantes. L'alignement "va créer une pression énorme sur notre planète", affirme le Survival Center, un organisme consacré à la fin du monde et aux meilleures façons de s'y préparer. "Les prédictions, rappelle le centre, vont de quelques tremblements de terre à des glissements majeurs de la croûte terrestre, un déplacement des banquises polaires, une montée du niveau des eaux de 30 à 100 mètres ou encore des raz-de-marées, des vents de 800 à 3.200 km/h, des secousses telluriques tellement fortes qu'elles pourraient atteindre 13 degrés sur l'échelle de Richter". Les scientifiques, eux, sont plus sereins vis-à-vis de ces alignements de planètes, ou "conjonctions multiples" comme les astronomes préfèrent les appeler. Il ne se passera rien et pour une raison simple. "La distance qui nous sépare de ces planètes est trop grande pour que leur gravité, leur radiation ou leur champ magnétique n'aient un effet discernable sur la Terre", explique l'astronome David Williams, du Centre spatial Goddard de la NASA. D'ailleurs, se souvient Patrick So, astronome à l'Observatoire Griffith, de Los Angeles, "le dernier alignement planétaire de ce type s'est produit le 4 février 1962, avec en plus une éclipse totale. Et certains prédisaient déjà à l'époque des catastrophes cosmiques". L'alignement de planètes du 5 mai ne sera cette fois pas visible: le Soleil bloquera en effet la vue.

Mardi 25 : Le secrétaire-général de l'ONU Kofi Annan et la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM) Catherine Bertini ont lancé mardi un appel pressant aux pays donateurs pour éviter un désastre alimentaire dans la Corne de l'Afrique. Catherine Bertini a rencontré Kofi Annan mardi à l'aéroport de Roissy où elle lui a rendu compte de sa mission dans quatre pays d'Afrique de l'Est particulièrement touchés par la sécheresse: Ethiopie, Djibouti, Erythrée et Kenya. "La situation est très grave. Si les pays donateurs nous aident, nous serons peut-être en mesure d'éviter un désastre", a déclaré Kofi Annan à la presse, à l'issue de cet entretien. Mme Bertini a indiqué que, selon les dernières estimations du PAM, 16 millions de personnes n'avaient plus accès à l'eau et à la nourriture dans cette région. "Il est extrêmement important que les pays donateurs agissent immédiatement", a-t-elle déclaré. "Pour l'instant, il s'agit d'une crise, mais la situation pourrait encore se détériorer", a-t-elle indiqué, mettant en garde contre une pénurie totale de nourriture dès la fin du mois de juin. Kofi Annan a demandé aux pays donateurs de passer outre leurs réticences liées à la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée. Il a indiqué que plusieurs pays avaient fait part de leurs hésitations à apporter leur aide, en raison de cette situation de conflit. "On ne peut pas punir les enfants pour ce qu'ont fait les dirigeants de ces pays", a-t-il dit. Dans des recommandations écrites faites pour remédier à la situation, Mme Bertini insiste, s'agissant de l'eau, sur la nécesité de réhabiliter les sources d'eau existantes, d'effectuer de nouveaux forages, de fournir des récipients (tels que les jerrycans), et de tablettes d'assainissement de l'eau. Sur le plan de la santé, elle demande que soient fournis rapidement des médicaments pour lutter contre la diarrhée, la malaria et les maladies respiratoires. Mme Bertini réclame également une "coordination dans le domaine de la sécurité" entre tous les pays touchés par la sécheresse afin d'assurer l'acheminement de l'aide. Enfin, en ce qui concerne l'amélioration des infrastructures, la directrice exécutive du PAM recommande notamment de "renforcer les capacités" des ports de Djibouti et de Berbera (Somalie), l'amélioration de l'état des routes entre Djibouti, Berbera et l'Ethiopie et le règlement des problèmes techniques du port d'Assab (Erythrée).
 

Samedi 22 : Les sauveteurs ont entrepris vendredi soir le déblaiement de la RN3, dans la banlieue de Cayenne, à la recherche des six personnes encore portées disparues, après avoir retiré six corps des décombres de l'usine détruite par le glissement de terrain de mercredi. Mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait dans la soirée, 48 heures après l'éboulement. Vendredi en début de soirée, trois nouveaux corps avaient été dégagés des décombres de l'usine ensevelie, portant à six morts le bilan provisoire de l'éboulement, a indiqué le préfet de région. Deux corps avaient été dégagés dans la journée et un employé de l'usine de produits laitiers, qui avait été retiré vivant des décombres, n'a pas survécu à l'amputation de ses jambes. Selon le préfet de région Henri Masse, il n'y aurait plus personne dans les décombres de l'usine et les travaux se concentrent à présent sur la route pour retrouver les six disparus, parmi lesquels se trouvent un retraité, un agent de la DDE ainsi qu'un père et sa fille. Quelque 300.000 mètres cubes de terre sont descendus mercredi en milieu de journée de la colline qui domine d'environ 100 mètres la RN3, détruisant presque entièrement l'usine de produits laitiers CILAMA située de l'autre côté de la chaussée. Dès le premier jour de la catastrophe, environ 300 sapeurs-pompiers, équipes du SAMU, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour participer aux secours. Une dizaine de sinistrés ont pu être secourus. Les sauveteurs ont dû s'accommoder des risques de nouveaux glissements de terrain et de l'instabilité de la coulée de terre, en raison des fortes pluies qui se sont abattues dans la région depuis plusieurs jours. Des éboulements de moindre importance ont d'ailleurs obligé à plusieurs reprises les autorités à stopper les travaux de recherche. Jeudi matin, la cinquantaine de spécialistes du détachement d'intervention de catastrophe (DICA) de Brignolles, arrivés sur place avec 15 tonnes de matériel, avaient découvert l'usine détruite aux trois quarts et submergée par la vague de boue d'une hauteur de 7 à 12 mètres et de 80 mètres de largeur. Seul dépassait un enchevêtrement de tôles et de camions empilés, broyés par la coulée. Les sauveteurs ont tenté de pénétrer dans l'usine par le haut, en se frayant un chemin à travers les décombres, alors que les murs de l'usine, soumis à une forte pression, menaçaient de sécrouler. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ils se sont frayé une voie d'accès au bâtiment depuis la route en utilisant des engins lourds et des grues. Six corps ont été dégagés. Au moins 19 personnes ont été tuées et 500 blessées par des tempêtes qui se sont abattues sur le Bangladesh, principalement au nord, détruisant quelque 12.500 maisons dans les campagnes. Le district de Netrokona, où 14 villageois ont été tués et 300 blessés, a été le plus touché par des rafales de vent atteignant 120 km/h. Des responsables locaux cités par le journal ont indiqué que 2.500 maisons dans la région avaient été endommagées et que 60% des récoltes de riz étaient détruites. Cinq autres personnes ont péri et 200 ont été blessées par une tempête de printemps similaire dans le district de Rangpur (nord-est), où 10.000 maisons ont été détruites.

Le Conseil régional d'Ile-de-France a décidé vendredi d'octroyer une subvention de 200.000 francs (30.000 euros) à l'ONG Action contre la faim, afin de venir en aide aux populations victimes de la famine due à la sécheresse dans le sud de l'Ethiopie. "Action contre la Faim, indique le président PS du Conseil Jean-Paul Huchon dans un communiqué, a sollicité la région pour une aide d'urgence en direction des populations en situation sanitaire et nutritionnelle dramatique." "Son intervention s'attachera en priorité à améliorer l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans", ajoute le communiqué.


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