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Les News

Vendredi 26 juillet 2002 :
Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont commencé vendredi matin vers 8h00 la phase de noyage de l'incendie de forêt de Martigues qui avait été fixé dans la nuit. Après avoir survolé la zone, les pompiers ont revu à la baisse la superficie parcourue par le feu qui est désormais estimée à 230 hectares. Dans un premier temps, les pompiers avaient parlé de 350 hectares. Les risques de reprise qui étaient encore réels il y a quelques heures sont désormais écartés grâce au travail qui est effectué à l'heure actuelle. Quatre Canadairs ainsi que deux hélicoptères bombardiers d'eau sont entrés en action peu avant 7h00. Ces moyens aériens sont venus appuyer 600 sapeurs-pompiers au sol venus des Bouches-du-Rhône mais aussi du Vaucluse, du Gard, de l'Hérault, du Var et de la Drôme. Les pompiers qui ont bébéficié dans la nuit d'une accalmie du vent qui souffle sur la région depuis mercredi matin, affirment rester vigilants toute la journée de vendredi, car des rafales à 50km/h sont attendues. Plusieurs habitants du hameau de Saint-Julien, situé sur la ligne de progression du feu, ont évacué préventivement leur domicile. Les sapeurs-pompiers restaient cependant optimistes étant donné la configuration des lieux, faciles d'accès et bien pourvus en point d'eau, mais aussi à la proximité de l'étang de Berre qui permet aux avions d'effectuer des largages toutes les deux minutes. En raison de ces conditions météorologiques, l'accès aux massifs forestiers des Bouches-du-Rhône reste interdit jusqu'à vendredi soir par la préfecture du département.

Le préfet de la Gironde a interdit les manoeuvres de vannes sur l'ensemble des cours d'eau du département pour faire face à la sécheresse. La cellule sécheresse a constaté que le seuil d'alerte n°2 avait été franchi sur les bassins versants de l'Isle, du Dropt, de la Dordogne, de la Garonne et de la Gironde. Outre les mesures interdisant toute manoeuvres de vannes sur l'ensemble des cours d'eau du département, la préfecture de la Gironde recommande aux préfectures des Landes et de Lot-et-Garonne d'envisager des mesures de restriction des prélèvements d'eau sur les bassins versants de la Leyre et du Lysos. La préfecture recommande également d'éviter tout gaspillage en eau en limitant les usages domestiques comme les arrosages de pelouse et jardins et les lavages de voiture. Treize Yéménites, dont une famille toute entière, se sont noyés dans les inondations inhabituellement importantes qui frappaient toujours le Sud-Ouest du pays jeudi. Les victimes ont péri mercredi alors que les pluies torrentielles faisaient monter le niveaux des eaux dans la région montagneuse et pauvre de Raima, à une centaine de kilomètres au Sud-Ouest de la capitale, Sanaa. Le mauvais temps ralentit les secours. Inondations, foudre et glissements de terrains causés par des tempêtes estivales en Turquie ont tué au moins 25 personnes depuis mardi. Au moins 20 personnes sont portées disparues et plus de 200 se retrouvent sans toit. La plupart des personnes tuées l'ont été sur la côte de la mer Noire, dont 18 dans la ville de Rize, mais les tempêtes ont également frappé le centre et l'Est du pays. Les inondations sont régulières dans la région de la mer Noire, où la déforestation et l'urbanisme sauvage dans le lit des rivières et les vallées sont considérées comme les principales causes du nombre élevé de victimes. Cinquante personnes avaient péri en 1990. Une pluie fine continuait de tomber jeudi mais elle devait cesser vendredi. Le vice-Premier ministre Mesut Yilmaz a promis une aide d'urgence de 500 milliards de livres, soit environ 300.000 euros. Les fortes pluies qui s'abattent depuis deux semaines sur le Népal, le Bangladesh et l'est de l'Inde ont fait jusqu'à présent 270 morts, et ne semblent pas devoir se calmer. Plusieurs millions de personnes ont dû quitter leurs habitations en raison des inondations. Hélicoptères et embarcations tentent de les extirper des flots. La situation la plus grave a été enregistrée au Népal, où des indondations et des glissements de terrains, provoqués par les pluies les plus intenses des trois dernières décennies, ont tué 204 personnes en deux semaines. En Inde, plus de quatre millions de personnes ont dû quitter leur domicile dans l'Etat de Bihar, à cause d'inondations provoquées par trois rivières arrivant du Népal. Les autorités locales estiment que le bilan, qui s'établissait vendredi à 34 morts dans cette région, pourrait s'alourdir. La situation était tout aussi délicate dans l'Etat indien d'Assam (Nord-Est), à l'est du Bangladesh, où des milliers de personnes ont dû être évacuées des abris temporaires où elles avaient trouvé refuge dans un premier temps. Par ailleurs, un glissement de terrain dans l'Etat de Shaanxi, dans le nord rural de la Chine, a enseveli trois habitations creusées dans des grottes, tuant 17 personnes, rapportent vendredi un responsable local et l'agence China News Service. De fortes pluies sont, là aussi, à l'origine du drame.

Jeudi 25 juillet 2002 :
Les inondations consécutives à des pluies torrentielles dans le Sud-Ouest du Venezuela ont fait cinq morts dans l'Etat d'Apure et obligé environ 50.000 personnes à évacuer leur domicile. Quatre personnes ont été électrocutées et un enfant s'est noyé dans une rivière. L'armée patrouillait les villes inondées en bateaux et canots tandis que des avions cargo militaires livraient des tonnes d'aide aux personnes déplacées. Des soldats ont notamment secouru mercredi des élèves qui étaient coincés au deuxième étage de leur lycée depuis lundi. Dans les plaines de la région, la crue des rivières a créé des étangs d'eau stagnante remplis de cadavres d'animaux, de déchets et d'eaux usées. Près de 15.000 personnes ont été évacuées sur une population de 25.000 habitants à Guasdualito, qui se trouvait toujours sous deux mètres d'eau mercredi. Beaucoup de gens ont préféré rester sur le toit de leur logement par peur des pillages. L'eau potable et la nourriture manquent, plusieurs centaines d'enfants souffrent de problèmes respiratoires et de diarrhées et autres maladies imputées aux eaux fétides. La Croix-Rouge a installé des centres médicaux. Les autorités craignent que les inondations ne s'aggravent avec de nouvelles pluies. Au moins 80.000 hectares de terres agricoles sont sous les eaux et 20% des récoltes et du bétail sont perdus. Plus à l'Est, 3.000 personnes sont sans abri dans l'Etat d'Amazonas.

Des inondations ont englouti la majeure partie du plus grand habitat de rhinocéros à une corne au monde, au nord-est de l'Inde, obligeant les animaux en voie de disparition à se rendre sur une autoroute bondée pour se réfugier au sec. Plus d'un million de personnes ont perdu leur maison lorsque les eaux tournoyantes du Brahmapoutre et ses affluents ont submergé depuis le début du mlois de juillet un millier de villages de l'Etat d'Assam. Au moins six personnes se sont noyées depuis le 1er juillet. Le parc national de Kaziranga, de 430kms carrés et qui abrite 1.500 des 2.200 rhinocéros à une corne au monde, a lui aussi souffert des inondations. A l'exception de quelques constructions artificielles sur les hauteurs, la totalité du parc a été submergée, avec des niveaux d'eau de 1,5 mètre à 3 mètres. Au moins dix animaux, dont un cerf sambar et une grande civette indienne, ont été heurtés par des véhicules ces derniers jours. Les animaux ont également investi les villages qui entourent Kaziranga.

Mardi 23 juillet 2002 :
La grave sécheresse de 1970-1985 en Afrique qui a provoqué la famine au Sahel et en Ethiopie faisant 1,2 million de morts pourrait être indirectement due à la pollution industrielle dans les pays développés. Des chercheurs en Australie et au Canada estiment que la sécheresse a pu être déclenchée par de minuscules particules de dioxyde de soufre émises par les usines et les centrales électriques en Amérique du Nord, Europe et Asie. Ces particules appelées aérosols ont pu modifier la physique de la formation des nuages et entraîner une baisse jusqu'à 50% des précipitations en Afrique. Le processus se poursuit aujourd'hui et certains experts pensent qu'il pourrait expliquer la sécheresse affectant certaines régions des Etats-Unis. La nouvelle étude se garde toutefois d'imputer la famine au Sahel aux seuls rejets industriels. Au fil des ans, diverses hypothèses, comme le phénomène climatique El Nino, ont été avancées pour tenter d'expliquer la dramatique sécheresse du Sahel, et le débat reste ouvert. Un indice intéressant étaye le scénario des particules. Dans les années 90, la pluie a fait son retour au Sahel dans une période où des lois anti-pollution ont réduit les émissions d'aérosols. Les chercheurs de la nouvelle étude ne pensent pas qu'il s'agisse d'une coïncidence. L'étude de la CSIRO est loin de faire l'unanimité. Certains experts soulignent qu'elle est intéressante mais que la technique utilisée de la simulation par ordinateur ne permet pas de trancher la question avec certitude. D'autres estiment que l'étude avance un argument plausible mais compliqué. Des chercheurs soulignent enfin que le régime mondial des pluies établi par la simulation informatique ne correspond pas fidèlement à la carte pluviométrique de la planète durant la sécheresse au Sahel. Ce manque de corrélation nette rend les conclusions de l'étude hasardeuses.

Lundi 22 juillet 2002 :
Une douzaine de personnes ont été légèrement blessées lors d'un violent orage de grêle qui s'est abattu vers 18h30 sur la commune de Saint-Pierre de Chartreuse, dans le massif de la Chartreuse. Les grêlons de la taille de balle de ping-pong, ont également causé d'importants dégâts aux toitures et à des véhicules dans la commune, recouverte par environ 20cm de grêlons. Les pompiers ont mis en place des bâches sur la dizaine de toits touchés. Dans le camping, des tentes ont été déchirées ou renversées par l'orage. Les campeurs présents, une trentaine environ, ont été logés pour la nuit par la municipalité. La plupart des blessés souffrant d'hématomes, de coupures et de petites contusions sont des randonneurs qui ont été surpris par l'orage alors qu'ils se trouvaient sur le Charmansom, un sommet qui domine la commune. Ils ont été soignés sur place et leur état n'inspire aucune inquiétude. Le beau temps était revenu à 20h.

Environ 140.000 personnes se retrouvaient lundi sans-abri après de nouvelles pluies torrentielles sur l'Etat de l'Assam, dans le nord-est de l'Inde, qui ont inondé des dizaines de villages depuis dimanche. Plus d'un million d'habitants de cette région avaient fui de chez eux depuis le 1er juillet, lorsque les premières pluies de mousson s'étaient abattues sur l'Assam, provoquant des inondations catastrophiques. La moitié des sinistrés avaient regagné leur maison après une première décrue, mais plus de 500.000 autres sont toujours hébergés dans des camps de fortune ou des bâtiments publics situés dans les zones les plus élevées. Lundi matin, environ 70 villages ont été inondés et leurs 100.000 habitants jetés hors de chez eux après la rupture d'une digue dans le district de Dhemaji, dans l'est de l'Assam. 40.000 personnes avaient déjà quitté leurs maisons inondées après de fortes pluies dimanche. Le district de Dhemaji, à environ 460 kilomètres de la capitale de l'Etat, Guwahati, est coupé du reste de l'Assam depuis trois semaines. Dans l'Etat de l'Arunachal Pradesh, qui borde l'Assam au nord, sur les premières hauteurs de l'Himalaya, 300 personnes ont été évacuées de chez elles dimanche à la suite d'un glissement de terrain près de la capitale, Itanagar. Les pluies de mousson, très abondantes cette année dans les Etats du nord-est et de l'ouest de l'Inde où elles ont provoqué des crues et inondations catastrophiques, ont pris en revanche du retard dans les Etats du Nord et du Centre, où le manque d'eau pourrait avoir des conséquences économiques graves.

Dimanche 21 juillet 2002 :
Une violente tempête a frappé la province du Henan, dans le centre de la Chine, faisant 16 morts et environ 200 blessés. La tempête a eu lieu vendredi soir. Des grêlons gros comme des oeufs se sont abattus sur la région, des éclairs violents ont éclaté dans le ciel et des vents très violents ont endommagé de nombreuses maisons. L'orage de grêle a été très violent. Il a duré environ 25 minutes. Quinze des 16 victimes sont morts dans l'effondrement de bâtiments, de maisons et d'une station-service à Zhengzhou.

Samedi 20 juillet 2002 :
Environ 130 automobilistes qui avaient passé la journée bloqués dans leur véhicule par les fortes chutes de neige dans l'Est de l'Afrique du Sud ont été évacués. Environ 200 secouristes, à l'aide de bulldozers et de tracteurs, ont travaillé tard dans la nuit de vendredi à samedi pour atteindre les automobilistes, coincés dans les montagnes Drakensberg, au sud-est de Johannesburg. Aucun d'entre eux n'a eu besoin de soins mais la plupart avaient froid et faim et étaient fatigués. L'Est de l'Afrique du Sud a subi plusieurs jours de mauvais temps, qui ont provoqué la mort d'au moins 18 personnes. Les intempéries ont causé des coupures d'électricité dans plusieurs régions et un grand nombre de toitures se sont effondrées sous le poids de la neige. Les fermiers ont fait état de bétail mort de froid. Les prévisions météorologiques ont annoncé une amélioration pour les prochains jours, avant une nouvelle vague de froid la semaine prochaine.

Les proches des dizaines de personnes ensevelies sous un important glissement de terrain se sont résignés vendredi à considérer le site comme le tombeau des disparus, la pluie torrentielle ayant rendue les recherches quasiment impossibles. Détrempé par plusieurs jours de fortes pluies, une colline s'est effondrée sur une route de ce recoin isolé des Andes équatoriennes mardi, enterrant au moins 15 véhicules, parmi lesquels un car transportant plus de 30 personnes. Les autorités estiment le nombre de disparus à une soixantaine, mais la pluie a provoqué d'autres glissements de boue et de roche qui ont rendu les recherches plus qu'ardues. Pour l'instant, un seul corps a été retrouvé sur le tronçon de près d'un kilomètre de la route ensevelie, à 260 kilomètres au sud de Quito, la capitale.


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