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Les News
Vendredi 26 avril 2002 : Jeudi 25 avril 2002 :
Deuxième grand incendie de l'année dans le Médoc, le feu qui s'est déclaré dans la nuit de lundi à mardi près de Hourtin a ravagé plus de 1.500 hectares de pins et de chablis, particulièrement vulnérables en raison de la sécheresse, du vent et de l'état de la forêt médocaine après la tempête de 1999. Les pompiers ont constaté cinq départs d'incendies quasi simultanés, dans un rayon de cinq kilomètres, dans la nuit de lundi à mardi. Attisé par des vents tournants, l'incendie a menacé deux hameaux, dont les habitants ont été évacués. D'heure en heure, mercredi, la situation allait toutefois en s'améliorant. La forêt du Médoc, où 800 hectares ont déjà brûlé fin mars, offre un terrain propice à la propagation rapide des incendies. Détruite à 70% par la tempête de décembre 1999, soit 7,5 millions de mètres cubes couchés par les vents sur les 11,4 millions de m3 de pins sur pieds, la forêt offre encore par endroits le spectacle désolant d'un enchevêtrement de troncs et de branches qui n'ont pas encore été déblayés. Plus de deux ans après la tempête, ces chablis (bois morts) représentent environ 40% du bois abattu par la tempête. 10 millions de m3 ont été abattus, sur une surface plus large que celle prise en compte par l'Inventaire forestier. Conséquence: ce bois mort est tassé au niveau du sol et c'est un combustible idéal. Un combustible très sec, en raison des conditions climatiques qui règnent dans le Sud-Ouest depuis la fin de l'automne dernier. De fait, il n'a pas beaucoup plu depuis l'automne dernier dans le sud-ouest et le déficit pluviométrique s'élève à environ 50%. Entre le premier septembre 2001 et fin mars dernier, il est tombé 328 millimètres d'eau sur le sud-ouest alors que la normale est de 620 mm. Début avril, il est tombé environ 30 mm d'eau qui ont permis d'humidifier un peu la végétation et le sol. Mais le soleil est revenu, donnant un état hydrique des sols très faible, ce qui favorise la propagation des feux. Malgré les pluies prévues en fin de semaine, avril sera aussi déficitaire, ce qui accroît les risques d'incendies.
Mercredi 24 avril 2002 : L'incendie qui s'est déclaré près d'Hourtin (Gironde), dans la nuit de lundi à mardi, a stoppé sa progression mercredi matin. Le feu a ravagé entre 1.100 et 1.500 hectares de forêts de pins et de chablis, sans faire de victime ni causer de dégâts pour les habitations. La tête de feu a été stabilisée vers 03H00, mais l'incendie s'est déplacé dans la nuit vers les marais de la commune de Carcans, une zone inaccessible pour les sapeurs-pompiers. Les Canadair ont repris leurs opérations mercredi à 08H00. Deux appareils étaient arrivés de Marignane (Bouches-du-Rhône) mardi en fin d'après-midi. Deux autres bombardiers d'eau les ont rejoints dans la matinée. Par ailleurs, le préfet a insisté auprès des maires pour qu'ils prennent des arrêtés interdisant l'accès aux forêts dans le Médoc. Trois cents hommes continuaient de lutter contre l'incendie mercredi matin. Les compagnies de sapeurs-pompiers de Gironde ont reçu des renforts de Charente, Charente-Maritime, Dordogne et Lot-et-Garonne. Deux sections de la sécurité civile, soit 50 hommes, rejoindront les sapeurs-pompiers dans la journée. L'incendie a nécessité l'évacuation de deux hameaux: celui de Sainte-Hélène-de-Carcans et du Poutch. La quarantaine d'habitants ont pu regagner leur domicile mercredi matin. Les incendies sont actuellement favorisés par différents éléments comme la sécheresse du sol, la chaleur de ces derniers jours et le vent soutenu qui souffle actuellement dans la région. Six autres départs de feu ont été maîtrisés mardi dans le département de la Gironde. Fin mars, plus de 800 hectares de pins et de chablis (bois morts) avaient été détruits dans cette région du Médoc.
Mardi 23 avril 2002 :
Quelque 35 hectares sont partis en fumée dans la nuit de lundi à mardi dans une zone marécageuse d'Hourtin (Gironde), dans le Médoc, à la suite d'un incendie qui n'était toujours pas maîtrisé mardi matin. Le foyer de cet incendie se situe à proximité du lac d'Hourtin, dans une zone marécageuse, ce qui rend les interventions des 120 pompiers envoyés sur place difficiles. Dans la journée de lundi divers départs de feux, rapidement maîtrisés, ont été enregistrés en Gironde. Fin mars plus de 800 hectares de pins et de chablis (bois morts) avaient été détruits dans cette région du Médoc (Gironde). L'agence spatiale américaine lancera en mai le satellite Aqua, qui, comme son nom l'indique, est destiné à étudier le cycle de l'eau sur Terre. Aqua observera les océans, l'atmosphère, les terres, les étendues de glace et de neige et la végétation de notre Terre, permettant aux chercheurs d'étudier les interactions entre des éléments clés du système terrestre. Le satellite sera lancé le 2 mai au-dessus de la base de l'armée de l'Air de Vandenberg en Californie. Le lanceur, une fusée Delta-II, sera mis à feu après son largage par un avion. Il devra conduire Aqua sur une orbite située à 705 km d'altitude. Doté de six instruments, Aqua pourra mesurer et transmettre aux chercheurs des données sur les modifications dans les courants marins et la façon dont les nuages et les étendues d'eau affectent le climat, selon la NASA qui espère mieux comprendre les écosystèmes grâce à ce satellite. De la même famille que le satellite Terra, lancé en décembre 1999, Aqua a une durée de vie fixée à six ans. Aqua fournira des informations sans précédent sur le cycle de l'eau terrestre. Aqua est un projet conjoint des Etats-Unis, du Japon et du Brésil. Les Etats-Unis ont construit le satellite et quatre de ses instruments scientifiques, les deux autres équipements étant fourni par ses partenaires.
Lundi 22 avril 2002 : Le corps de Welter Hoch, le guide autrichien qui accompagnait les trois randonneurs emportés avec lui samedi matin par une chute de séracs (blocs de glace), à 4.000 mètres d'altitude sur l'itinéraire classique d'accès au Mont-Blanc, a été retrouvé dimanche en début d'après-midi par les sauveteurs. Le professionnel de la montagne était enseveli sous trois mètres de neige très dure et de glace. Les recherches pour retrouver les trois dernières victimes, Gustave Wirthemstatter et Ossi Knechteldorfer ainsi que Johennas Empel, le légionnaire français de 39 ans qui s'était joint au groupe, ont été suspendues. Elles doivent reprendre lundi matin, si les conditions météorologiques le permettent. Un groupe de six secouristes s'est rendu, en hélicoptère, vers 9h du matin dimanche à 4.000 mètres d'altitude, sur les lieux de l'accident, pour reprendre les recherches suspendues samedi après-midi en raison de la météo. A l'aide de pics puis d'un marteau piqueur acheminé par hélicoptère, ils ont cassé les blocs de glace pour dégager le corps du guide. Grâce aux balises ARVA (appareil de recherches de victimes d'avalanches) que portaient toutes les victimes, les sauveteurs ont pu localiser dimanche dans le même secteur les trois autres corps. Ils sont à environ sept mètres de profondeur, dans une crevasse. Dès samedi les sauveteurs, alertés par un guide suisse de l'accident, avaient constaté qu'il n'y avait pratiquement aucun espoir de retrouver des survivants. Seul Pier Felner, un Autrichien de 64 ans qui faisait partie du groupe mais se trouvait un peu à l'écart, a été retrouvé blessé sur les lieux de l'accident. Transporté à l'hôpital cantonal de Genève très sérieusement, il était dimanche hors de danger.
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