Vendredi 20 février 2004 :
Une violente tempête de neige, caractérisée par des rafales de vents pouvant atteindre 100 kilomètres à l'heure, frappait jeudi les provinces maritimes de l'Est du
Canada. En Nouvelle-Ecosse, le gouvernement a déclaré l'état d'urgence alors que plus de 30 centimètres de neige sont tombés en quelques heures seulement et que
quelque 20 centimètres de plus sont attendus. Les établissements gouvernementaux et scolaires, les aéroports et les autoroutes sont fermés. Des pannes d'électricité
sont signalées sur à peu près tout le littoral néo-écossais. Le Nouveau-Brunswick et l'Ile-du-Prince-Edouard sont également frappés lourdement par cette
dépression. Plusieurs écoles sont fermées et la circulation routière est jugée dangereuse à plusieurs endroits.

Jeudi 19 février 2004 :
Les provinces maritimes du Nord-Est du Canada connaisse une forte tempête de neige. En Nouvelle-Écosse, où l'on attend près de 60 centimètres de neige, l'ampleur de la tempête est telle que le gouvernement de la province a décrété l'état d'urgence et annoncé la fermeture de tous ses bureaux. Le Nouveau-Brunswick, le Cap-Breton, l'Île-du-Prince-Édouard, les Îles de la Madeleine ainsi que Terre-Neuve sont également touchés par cette forte tempête qui s'est formée au-dessus de l'océan atlantique. Jeudi matin, plus de 41 centimètres de neige s'étaient déjà abattus sur la Nouvelle-Écosse. Les vents forts, jusqu'à 100 km/h en rafales, et les précipitations de neige abondantes ont rendu les conditions routières extrêmement difficiles, notamment en Nouvelle-Écosse, où la tempête se fait plus persistante. Dans cette province, la majorité des commissions scolaires, des collèges et des universités ont été fermés en raison des conditions météorologiques extrêmes. On dénombre également quelques pannes d'électricité dans le sud de la Nouvelle-Écosse qui ont laissé plus de 2000 abonnés sans électricité. Du côté des aéroports, à Halifax, pratiquement tous les vols ont été annulés pour la journée de jeudi. Sur les routes, la situation n'est guère mieux en raison des accumulations importantes de neige et des rafales qui rendent la visibilité pratiquement nulle par endroits. Dans toutes les provinces touchées, les sorties de route sont très nombreuses. Les conditions routières sont à ce point difficiles qu'en Nouvelle-Écosse, les autorités ont dû retirer plusieurs souffleuses qui n'arrivaient plus à circuler sécuritairement sur des autoroutes. Toujours dans cette province, les autoroutes 101 et 103 ont été complètement fermées à la circulation de même que la 102, jusqu'à Kerney Lake.
Mercredi 18 février 2004 :
Le sud-ouest de l'Etat du Queensland (Nord-Est de l'Australie) a essuyé deux très violents orages estivaux dans la soirée. La ville de Cunnamulla et ses abords proches ont été les plus affectés puisque 16 habitations et commerces ont été notablement sinistrés. Des habitations isolées situées en dehors de la petite ville ont égélement subi des dommages de moindre importance. Alors que les habitants commencaient à faire l'état des lieux des dommages, un second orage un peu moins violent s'est abattu dans le même secteur. Plus pluvieux que le premier, ce second orage à entrainé de nombreux dégâts des eaux dans les habitations au toit fragilisé par le premier événement. Des coupures d'électricité ont également été rapportées.
L'atoll polynésien de Tuvalu, dans la Pacifique, va être submergé jeudi
par des grandes marées exceptionnelles, alimentant de sombres
prédictions qui affirment que ce pays sera bientôt la première victime
de la montée du niveau des océans. Tuvalu, qui abrite 11.500 habitants
répartis sur 9 atolls émergeant à moins de 4,5 métres au dessus du
niveau de la mer, doit être frappé en fin de semaine par de très
grandes marées liées à la nouvelle lune. Selon les services météo, la plupart des
habitations de la capitale du pays, Funafuti, constituée d'une
trentaine de petits ilôts peuplés de 4.000 personnes, devrait être
inondé ainsi que l'aéroport. Les autorités de Tuvalu ont depuis de
nombreuses années averti les instances internationales du risque que
constitue pour ce pays la montée du niveau de la mer lié à la dilatation thermique
de l'océan consécutif au
réchauffement de la planète. Il y a dix ans lors de négociations sur le
Protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre, le
Premier ministre de Tuvalu, Bikenibeu Paeniu, avait déclaré que les
11.500 habitants de Tuvalu seraient les premières victimes des
changements de climat. Face à ce sombre destin, les responsables de Tuvalu ont tenté
en vain de convaincre l'Australie et la Nouvelle-Zélande de faire
bénéficier leurs ressortissants d'un régime d'immigration préférentiel
au cas où les grandes marées rendraient l'atoll inhabitable.

Mardi 17 février 2004 :
Deux personnes sont mortes et des centaines de personnes ont été évacuées après qu'un front pluvio-orageux très actif se soit abattu dans la nuit
de dimanche à lundi sur le centre et le Nord de la Nouvelle-Zélande. Outre des pluies diluviennes, ces orages étaient accompagnés de vents localement
extrêmement violents puisque des vitesses de l'ordre de 167 km/h ont été relevées. Des vents violents accompagnés de précipitations diluviennes, ainsi qu'une mer
déchaînée, ont donc provoqué de nombreux dégats sur les routes, ouvrages d'art et sur certains bâtiments des villes d'Auckland et de Wellington, dans l'île du nord
de ce pays du Pacifique Sud. Les liaisons aériennes et maritimes entre l'île du Nord et celle du Sud ont dû être interrompues. Un millier de personnes résidant dans
la ville de Picton dans le centre du pays, ont été évacuées en raison des risques de rupture de deux barrages situés en amont de la ville et fragilisés par les forts
débits des cours d'eau. La petite ville a en effet reçu 40 mm de précipitations en l'espace de 40 minutes. Au total, sur 24 h, les cumuls atteignent parfois des 150
mm. Les régions agricoles de Manawatu et Rangitikei ont été déclarées en état d'urgence après que plusieurs cours d'eau soient sorti de leur lit et aient inondé des
centaines d'habitations. De nombreuses zones de paturages ont été submergées, noyant des centaines de tête de bétail. Les villes de Feilding, Marton et Tangimoana
ont été particulièrement touchées puisque plus de 500 personnes ont dû être évacuées. La région de la capitale Wellington n'a pas été épargnée puisque près de
15 000 personnes sont privées d'électricité suite aux dégâts subis par les infrastructures de transport d'énergie. A Auckland, les vents violents ont fait égalements
quelques dégâts (toitures emportées, chutes de branches sur des autos en stationnement). D'ores et déjà le coût de cet événement apparaît très important. Les
autorités ont en effet estimé que les dommages se monteraient à au moins 71 millions de $. D'après un représentant de la fédération des assureurs néo-zélandais, il
est fort probable que le montant final dépasse les 100 millions de $ dépassant ainsi le précédent record établi en 1984 pour ce type d'événement dont la durée de
retour se situe entre 50 et 100 ans. Un bateau de 12 mètres avec quatre personnes à bord a coulé en pleine mer au Nord de l'île mériodionale. Le bateau avait
envoyé un signal de détresse et trois pasagers ont pu être récupérés par un autre bateau qui se trouvait dans cette zone, mais un homme a été porté disparu.

|
L'actualité des catastrophes naturelles avec CATNAT-LIVE |
|
|
© copyright Gene Moore