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Les News


Jeudi 22 avril 2010  

Environ 2.000 personnes ont été affectées par une tornade qui a touché mercredi la municipalité de Tipitapa, ouest du Nicaragua, au bord du lac de Managua.

Plus de 400 habitations ont été détruites lundi après midi, deux personnes ont été blessées, et plus de 5.000 poules ont été tuées. Les écoles du secteur ont été fermées, puisque celles-ci servent actuellement d’abri pour les personnes ayant perdu leurs habitations. Un jour plus tôt, la saison des pluies accompagnées de grêle et d’orages a causé des dommages matériels importants aux logements et aux routes dans les villes de Wiwilí, Jalapa et Ocotal.

Mercredi 21 avril 2010  

Le sud-ouest de la province chinoise du Duizhou a été touché par de violentes averses de grêle.

La grêle a endommagé de nombreuses maisons (plus de 11.000), dont deux qui se sont effondrées. Environ 190 têtes de bétail ont été tuées. Le gouvernement a annoncé que les pertes provoquées par ces intempéries sont estimées à 8.14 yuan, et a décidé de débloquer 600.000 yuan pour venir en aide aux sinistrés. Il a également mis en place des abris temporaires pour que les personnes qui ont perdu leur maison puissent se mettre à l’abri.




Le panache de cendres qui s'échappe du volcan islandais maigrit et fléchit, dégageant le ciel pour les lignes aériennes. L'activité volcanique, plus faible, n'a cependant pas disparu. Cette fois, il y a bien un risque pour la santé, celle des Islandais...

Les secousses sismiques se poursuivent au sud de l'Islande et l'activité continue au sein du système volcanique installé sous l'imprononçable glacier Eyjafjallajökull, également appelé Eyjafjöll. Mais, bonne nouvelle, elle se réduit. D'après le Nordic Volcanological Center, les fontaines de laves du volcan Eyjafjöll éjectent actuellement 30 mètres cubes de magma par seconde, soit 75 tonnes, dix fois moins que le 17 avril.
L'eau du glacier qui surmonte ces remontées magmatiques, estimée à un kilomètre cube au début de l'éruption, serait désormais en grande partie évaporée, ce qui limite l'ampleur du nuage de cendres. Le panache ne s'élève plus qu'à trois kilomètres, contre plus du double au maximum de l'éruption. Les avions peuvent désormais circuler sans risque dans une grande partie de l'espace aérien européen. Tous les aéroports français, notamment, sont ouverts. En revanche, les Islandais sont désormais directement exposés. Non seulement le nuage est plus bas mais il est aussi bien plus concentré en fluor. Avec la réduction de la quantité d'eau, qui provoquait une dilution, la teneur est passée de 25 à 35 mg/kg de cendres au début de l'éruption à 850 mg/kg le 19 avril. Le nuage pourrait de ce fait devenir dangereux pour les habitants de la région et notamment pour le bétail et leurs éleveurs. Rappelons que l'éruption a lieu au sud de l'Islande, à 120 kilomètres de la capitale Reykjavik, située à l'est, donc, heureusement, protégée grâce aux vents dominants, qui viennent de l'ouest. Les volcanologues soulignent que le volcan Eyjafjöll n'a pas du tout cessé son activité et qu'elle pourrait se poursuivre ou s'amplifier, au même endroit ou ailleurs. Bref, on ne sait rien prédire pour l'instant et on ne peut qu'espérer que l'activité ne réveillera pas le volcan Katla, tout proche et bien plus agressif que le paisible Eyjafjöll.

Mardi 20 avril 2010  

Prévisions de la trajectoire du nuage de cendres du volcan islandais Eyjafjallajokull

Après avoir paralysé le trafic aérien d'Europe du Nord, le nuage de cendres émis par le volcan Eyjafjöll devrait être poussé vers l'Arctique par le vent. L'activité du volcan se calmerait pour sa part sensiblement.

Si mardi matin, trois cratères continuaient à cracher des cendres, le volume de ces dernières a nettement diminué, assurent les scientifiques islandais. Alors que le trafic aérien reprend timidement dans plusieurs aéroports du nord de l'Europe, "le panache qui s'élève au-dessus du volcan est plus petit et plus clair, ce qui signifie qu'il n'y pas beaucoup de cendres dedans" a précisé la police dans un communiqué. Dans la nuit de lundi à mardi, le volcan Eyjafjöll s'est montré relativement calme et de premières projections de lave laissent espérer qu'il cessera rapidement de rejeter ces cendres sur lesquelles sont rivés les yeux du monde entier depuis près d'une semaine. Ces informations sont toutefois contredites par les observations des autorités aéronautiques anglaises qui auraient repéré lundi soir un nouveau nuage se dirigeant vers les îles britanniques. De son côté, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que "la situation actuelle de haute pression (anti-cyclonique) avec des vents faibles et de l'air descendant lentement au centre de la haute pression n'aide pas beaucoup à disperser le nuage de cendres". Une situation qui devrait évoluer à la fin de la semaine. De basses pressions atmosphériques sont en effet attendues sur l'Islande. Allié à des pluies, ce système de basse pression devrait pousser le nuage vers l'Arctique, tout en contribuant "à lessiver les cendres à de plus basses altitudes" .


Dimanche 18 avril 2010  

Prévisions de la trajectoire du nuage de cendres du volcan islandais Eyjafjallajokull

Le volcan Eyjafjöll continuait dimanche à cracher un nuage de cendres volcaniques accompagné de puissantes secousses telluriques.

Selon la météorologie islandaise, les secousses émanant du volcan se sont multipliées et ont gagné en intensité par rapport à samedi. Mais les volutes de fumerolles et de cendres projetées aux premiers jours à une altitude de 11.000 mètres n'étaient plus actuellement qu'à 4.000 ou 5.000 mètres. "Nous assistons à des signaux mitigés. Certains donnent à entendre que l'éruption est en train de diminuer, d'autres pas", a confié Einar Kjartansson, géophysicien à l'Office météorologique.  



 Le volcan islandais au nom imprononçable ne montrait aucun signe de ralentissement en fin de semaine. Et quelques compagnies aériennes commençaient à vouloir tester leurs avions, désireuses de voir jusqu’où elles pouvaient défier la nature.C’est que personne ne semble capable de dire si cette éruption durera encore des jours, des semaines... ou des mois. « Il n’y a vraiment pas de façons de mesurer ça », explique sur toutes les tribunes, depuis mercredi dernier, l’Islandais Pall Einarsson, de l’Institut des sciences de la terre, à l’Université de l’Islande.

« Nous avons de très bonnes mesures de ce qui se passe. Nous pouvons voir que les pressions évoluent en raison des séismes. Mais comment ça va se développer, c’est très difficile à dire. » Certains évoquent des cycles de 50 à 80 ans, qui semblent être le lot de l’activité volcanique en Islande, cycles qui suggèrent qu’on serait entrés depuis quelques années dans la « phase active ». À preuve, la deuxième moitié du 20e siècle fut anormalement calme en Islande. En 1998, Gudrun Larsen et des collègues islandais avaient utilisé 800 années de données grâce aux coulées de laves, aux carottes de glace et aux récits historiques, pour confirmer une corrélation entre les sommets de ces cycles et des sursauts de tremblements de terre, comme on en connaît maintenant là-bas. Si tous ces chercheurs ont raison, cela signifie que d’autres éruptions des autres volcans islandais seraient à venir au cours des deux prochaines décennies. La dernière fois que l'Eyjafjallajokull avait fait éruption, en 1821, cela avait duré un an. Et cette année-là, comme la fois précédente en 1612, son voisin, le Katla, s’était lui aussi réveillé. Tout cela n’a rien de rassurant pour les compagnies aériennes et pour tous ceux qui dépendent des avions pour leurs approvisionnements, quand on se rappelle que l’éruption actuelle est considérée comme « mineure ». Le Katla est 10 fois plus gros... Par contre, une hypothèse veut que la couche de glace qui recouvre (il faudra bientôt dire recouvrait) le volcan affecte la composition des fragments de cendres qui sont catapultés dans le ciel, par dizaines de millions de tonnes. Lorsque la roche en fusion « frappe » la glace dans son ascension, elle est rapidement transformée en un matériau semblable au verre. Moins d’un millième de millimètre, mais juste assez pour faire des dégâts dans les moteurs d’avions —du moins, c’est ce que craignent les ingénieurs, expériences à l’appui. Il suffirait que le vent tourne pour que l’Europe puisse souffler un peu et, en attendant, les compagnies aériennes envisagent déjà de braver le sort: quelques-unes commençaient en fin de semaine à tester des vols sans passagers. De plus, des vulcanologues donnent espoir en disant que lorsque cette couche de glace aura fondu, l’émission de poussières devrait être moins abondante. Mais l’autre volcan, le Katla, celui qui est 10 fois plus gros, est lui aussi recouvert d’une épaisse calotte de glace...





 



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