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Les News
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Vendredi 10 août 2007 La vendange française,
estimée à 49,9 millions d'hectolitres de vin au 1er
août, devrait être en 2007 l'une des plus faibles depuis
2000. La dernière estimation de Viniflhor (office de la
viticulture, des fruits et légumes et de l'horticulture) faisait
état, au 1er juillet, d'une récolte de 50,7 millions
d'hectolitres. Affectée par les mauvaises conditions climatiques
dans de nombreuses régions depuis le début de
l'été, la vendange 2007 devrait être
inférieure de 5% à la moyenne des cinq dernières
années et de 6% aux volumes produits en 2006 (53,025 millions
hl). A moins de fortes intempéries, la récolte 2007
devrait être toutefois supérieure à celle de 2003,
plombée par la forte canicule de l'été, qui
n'avait atteint que 47,5 millions d'hectolitres, bien loin du record de
1999 (62,9 millions d'hectolitres). La récolte devrait se
répartir en 23 millions d'hectolitres de vins d'appellation,
18,8 millions de vins de pays et autres, et 8,1 millions pour les vins
aptes à l'élaboration du cognac et de l'armagnac. La
production de vins d’appellation contrôlée (AOC) serait,
par rapport à la moyenne des cinq dernières
années, en baisse de 2%, celle de vins de pays serait
légèrement en-dessous de la moyenne, tandis que celle de
vins de table serait fortement touchée avec une chute de 23%.
Les arrachages de vignes en Languedoc-Roussillon et en
Midi-Pyrénées expliquent en partie la forte baisse des
vins de table. Les mauvaises conditions climatiques depuis juin (pluies
et températures fraîches) qui favorisent les maladies dans
de nombreux vignobles (Val-de-Loire, Languedoc-Roussillon, Sud-Ouest,
Beaujolais, Champagne, Charentes) expliquent l'écart
constaté entre l'estimation de juillet et celle du mois
d'août. Depuis la fin du printemps, la production a
été également affectée par des orages de
grêle qui ont touché parfois violemment des vignobles du
Sud-Est mais aussi d'autres régions (Champagne, Beaujolais,
Alsace, Val-de-Loire, etc). Les premières grappes de raisin de
2007, du muscat petit grain, ont été vendangées le
2 août à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).
Dans de nombreuses régions, les vendanges se tiendront deux
à trois semaines avant les dates habituelles. En Champagne,
l'état sanitaire du raisin, affecté par le mildiou, est
désormais maîtrisé. Mais les orages de grêle
ont détruit 1.000 hectares dans la Marne et l’'Aube. Le plafond
de récolte, qui avait été augmenté par la
profession pour cette année à 15.500 kilogrammes de
raisin par hectare, ne sera pas atteint, les experts tablant sur une
moyenne de 14.000 kg/ha.
Le réchauffement climatique, dont les effets ont
été compensés ces deux dernières
années par des phénomènes naturels, se fera
sérieusement sentir à partir de 2009 avec des
températures record, selon des simulations informatiques de
chercheurs britanniques. Sur les dix années à venir, le
climat va se réchauffer, et 2014 devrait afficher une
température moyenne supérieure de 0,3 degrés par
rapport à 2004, selon le nouveau modèle
réalisé par les chercheurs du bureau
météorologique britannique de Hadley (sud-ouest de
l'Angleterre). Le réchauffement se fera le plus sentir
après 2009, puisque après cette date, au moins la
moitié des années seront plus chaudes que les records
annuels de chaleur actuellement enregistrés. Les chercheurs
du bureau météorologique britannique, peu satisfaits des
simulations informatiques du climat existantes, se sont mis à
l'ouvrage pour intégrer dans leur propre programme l'effet des
températures à la surface de la mer, des émissions
de gaz à effet de serre dues aux humains, des changements dans
l'activité solaire et l'effet des éruptions volcaniques
passées. Ils ont ensuite procédé à une
simulation sur une période de dix ans (2005-2014) et ont conclu
qu'à court terme le refroidissement dans une partie du Pacifique
et la résistance au réchauffement de l'océan
Arctique, compensaient la hausse des températures
provoquée par les gaz à effet de serre. Mais cet effet
compensateur sera seulement passager et les
météorologistes prédisent que sur la
période 2009-2014, les températures éclipseront le
record de 1998, jusque-là l'année la plus chaude, avec
une moyenne mondiale de 14,54 degrés. Doug Smith, un
chercheur de la météo nationale britannique, et ses
collègues ont testé leur nouveau modèle sur les
années 1982 à 2001 afin de pouvoir comparer les
résultats à la réalité dûment
enregistrée par les services météorologiques
à travers le monde. Selon Doug Smith, la validité du
nouveau modèle a été prouvée parce qu'il a
donné des résultats bien plus précis pour les
températures que des simulations informatiques
précédentes. "Les observations d'un refroidissement
relatif dans l'Antarctique et la zone tropicale du Pacifique ces
dernières années ont été prédites
correctement avec le nouveau système, ce qui nous donne
confiance en l'efficacité du modèle", a observé M.
Smith. Les chercheurs observent que ces prévisions à plus
court terme que les études précédentes devraient
aider le monde des affaires et les responsables politiques dans leurs
prises de décision. Ils soulignent aussi que ces
résultats devraient couper l'herbe sous le pied des sceptiques
qui mettent en cause l'idée de réchauffement climatique
en apportant pour preuve un refroidissement relatif observé
depuis 1998.
La fonte des glaces s'est
accélérée dans l'Arctique et la banquise a atteint
son plus bas niveau historique dans l'hémisphère
nord. Les records seront "pulvérisés" avant la fin
de l'été. Le niveau des glaces dans la région de
l'Arctique a franchi un seuil record 30 jours avant la date à
laquelle le plus bas niveau est habituellement enregistré chaque
année. Aujourd'hui, les glaces de
l'hémisphère nord ont atteint leur plus bas niveau
historique. Ce nouveau record intervient un mois avant le minimum
annuel habituel. Il reste encore un mois ou plus de probable fonte
cette année. Il est donc quasi certain que le
précédent record de 2005 sera pulvérisé
vers la fin de l'été. La fonte des glaces cette
année est également plus étendue
géographiquement que les autres années où les
niveaux ont été bas.
Un Allemand de 61 ans est mort
noyé dans sa cave inondée en raison de pluies
torrentielles à Arnsberg (ouest) tandis que, dans le sud-ouest
du pays, la navigation sur le Rhin a été
paralysée. L'homme voulait sauver des affaires entassées
dans sa cave, il a été surpris par le volume d'eau
et s'est noyé, ne pouvant plus rouvrir la porte. En
Rhénanie-Palatinat (sud-ouest), la circulation fluviale a
été paralysée sur le Rhin entre Iffezheim et
Germersheim, en raison des crues. Il faudra attendre un à deux
jours de décrues pour envisager la reprise du trafic. A
Karlsruhe (sud-ouest), le niveau du Rhin devrait atteindre son maximum
de 8,30 m à midi mais ce n'est pas une crue du
siècle. Les pluies torrentielles qui sont tombées jeudi
dans la région n'ont pas causé de
dégâts considérables. En Rhénanie du
Nord-Westphalie, une coulée de boue a bloqué dans la nuit
de jeudi à vendredi une autoroute pendant plusieurs heures, sans
faire de blessés. Le ministère allemand de
l'Environnement s'attend à une augmentation des crues en
Allemagne dans les prochaines années. Il considère que,
depuis les crues historiques de l'Elbe en 2002, les Etats
régionaux n'ont pas pris suffisamment de mesures contre ce
problème récurrent.
Jeudi 9 août 2007 Les vacanciers qui se
félicitaient de ne pas être partis en juillet et d'avoir
évité ainsi un premier mois estival très maussade
en sont pour leurs frais. La météo est fort capricieuse
ces derniers jours, avec des conséquences parfois graves, en
France mais aussi dans le monde. Le Pic blanc, le sommet au dessus de
l'Alpe d'Huez, porte désormais bien son nom même un 9
août. Il a été recouvert de neige dans la nuit de
mercredi à jeudi avec une couche de 30 centimètres de
poudreuse. En temps normal, la neige ne fait son retour en haute
montagne que vers le 15 août. A 3.000 mètres d'altitude,
le thermomètre affichait jeudi matin -4°C.
Météo France a levé jeudi soir l'alerte de
vigilance orange posée pour le Haut-Rhin, le Doubs et le
Territoire de Belfort, trois départements du Nord Est de la
France, en raison des fortes pluies attendues dans cette région,
de l'ordre de 90 litres d'eau par mètre carré en 24
heures. Une soixantaine de personnes vivant dans un campement de gens
du voyage ont dû être évacuées. Depuis
quelques jours, certains axes secondaires sont sous les eaux. La
circulation maritime a aussi dû être interrompue sur le
Rhin à partir de Marckolsheim parce que le niveau du fleuve est
considérablement monté ces derniers jours. Le bac qui
relie Rhinau côté français à Kappel en
Allemagne ne fonctionne pas lui non plus. Dans le même
temps, et ça peut sembler paradoxal, plus de la moitié du
département de l'Ardèche ainsi que le Var souffrent de
sécheresse. Ces zones ont été classées en
niveau orange pour une pénurie qualifiée de
"sévère" ce qui déclenche des restrictions de
l'usage de l'eau. Les orages de ces derniers jours n'ont pas suffi
à relever le cours des rivières du département.
La Suisse est confrontée à des niveaux de précipitations exceptionnels depuis plusieurs jours. Le pays est en état d'alerte, en particulier dans les Préalpes, le Chablais et les Alpes vaudoises et fribourgeoises. Pour l'instant, six personnes ont été blessées, dont une grièvement - un homme touché par un tronc d'arbre charié par les eaux. Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées, notamment dans le canton de Berne, où la ravière Aar est sortie de son lit. Le Rhin menace lui aussi de déborder. Il a d'ailleurs dépassé sa cote d'alerte à Bâle. Une situation qui pourraît bien s'étendre aux pays voisins. La vigilance est de mise en Allemagne, alors qu'en France, les départements du Haut-Rhin, du Doubs et du Territoire de Belfort, tous dans l'est, ont été placés sous vigilance orange. Des crues sont à prévoir. Plus au sud de l'Europe, l'Italie aussi est touchée par de fortes pluies, notamment dans les villes de Milan et Florence. Les inondations touchent essentiellement les caves et les nombreux arbres déracinés par le vent n'ont pas fait de victimes. Enfin en Catalogne, en Espagne, des inondations ont touché la petite ville d'Arenys de Munt, près de Barcelone. Les autorités ont dû évacuer une partie des habitants. Des vents violents et de fortes pluies ont frappé l'Île-du-Prince-Edouard et le Nouveau-Brunswick, au Canada, dans la nuit de mercredi à jeudi matin. La tempête a causé des dommages le long de la côte, entre cap Pelé et le pont de la Confédération. Près de 2000 résidents sont privés d'électricité. La majorité des pannes se situent dans les régions de Sackville et de Tracadie-Sheila dans la Péninsule acadienne. Environnement Canada a émis pour jeudi des avertissements de vents violents pour tout l'est de la province, les rafales pouvant atteindre 90 km/h. À l'Île-du-Prince-Édouard, 5000 résidents sont sans électricité à Charlottetown. Le principal axe routier de la région, l'autoroute 2, a par ailleurs été fermé entre Dingwell Mills et Farmington. Des travaux majeurs sont en cours sur cette autoroute et plusieurs sections n'ont plus de bitume. Les pluies torrentielles des dernières heures ont donc transformé certains secteurs en mares de boue. Une vague de chaleur touche le centre et le nord-est des Etats-Unis et un record de température, 39 degrés Celsius sous abri, a été enregistré mercredi dans la capitale des Etats-Unis. Jamais une température aussi élevée n'avait été enregistrée à Washington un 8 août depuis 1930. Le taux d'humidité a atteint 85%. La température normale à cette époque de l'année est de 31°. New York a été frappé mercredi par de violents orages et un bref coup de vent avec des rafales atteignant 177 km/h, phénomène rarissime, a touché le sud-ouest de Brooklyn obligeant des dizaines de familles à quitter leur domicile dont les toits ont été arrachés par les vents violents. Aucune victime n'est à déplorer mais ce bref coup de vent a causé des millions de dollars de dégâts. La chaleur excessive sur les voies de chemins de fer a affecté la circulation des trains et les coupures d'électricité, dues à une surcharge du réseau, ont été nombreuses. La journée de jeudi devrait encore être très chaude et très humide. Les inondations ont tué plus de 2.000 personnes depuis juin en Inde, au Bangladesh et au Népal et entraîné des dégâts estimés à des centaines de millions de dollars après des pluies de mousson inégalées depuis des décennies. Le dernier bilan officiel est de 1.521 morts pour la seule Inde, auxquels il faut ajouter des dizaines de noyés dans des naufrages de bateaux de sauvetage. Au Bihar (nord-est), l'un des Etats les plus pauvres du sous-continent, 13,8 millions de personnes sont sinistrées et 1,1 million d'hectares de terres agricoles sont submergées. Mais la situation s'améliore peu à peu. Les Etats de l'Uttar Pradesh (nord), de l'Assam (nord-est) et de l'Orissa (est) sont également sous les eaux avec 6,5 millions de personnes touchées. New Delhi devrait débloquer de l'argent d'un fonds de 800 millions de dollars prévu dans son budget en cas de catastrophes naturelles. Les livraisons de vivres par pont aérien continuent. Des équipes médicales ont été déployées. Le gouvernement a mis sur pied 820 camps de secours pour accueillir 549.052 personnes. Pourtant, des survivants au Bihar disent avoir soif et faim et manquer de médicaments. Face à l'ampleur de la catastrophe, les Nations unies, la Croix Rouge et des organisations non gouvernementales évaluent à plusieurs millions de dollars le montant de l'aide indispensable aux 28 millions de déplacés en Asie du Sud. La Commission européenne a promis son assistance et envisage d'allouer une aide d'urgence de quatre millions d'euros. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et des ONG craignent l'irruption d'épidémies. Au Bangladesh, où les rivières sont en décrue, 346 personnes ont péri et des dizaines de milliers d'infections virales sont signalées. Au Népal, où l'ONU a lancé une opération de secours pour 330.000 sinistrés, 95 personnes sont décédées depuis deux mois. Tandis que la pluie a cessé depuis trois jours sur l'Est de l'Inde et se dirige vers l'Ouest, l'Asie du Sud fait ses comptes. Avec la destruction de fermes, maisons et infrastructures, cent millions de dollars ont été engloutis ces deux dernières semaines. Depuis le 1er juin, la facture pour l'Inde s'élève à 320 millions de dollars. Au Bihar, des dizaines de milliers d'habitations, 1.200 km de routes et des dizaines de ponts ont été détruits. Des récoltes de thé, de riz, de blé dans le nord-est indien sont menacées, dans un pays où les deux-tiers de la population vivent de l'agriculture. Au Bangladesh, régulièrement frappé par des catastrophes naturelles, près de 40% du territoire est sous l'eau. Des centaines de milliers d'hectares de rizières sont quasiment perdus. L'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a revu à la baisse jeudi le nombre de cyclones susceptibles de se former dans l'Atlantique cette année, tout en précisant qu'il s'agissait d'un chiffre plus élevé que la normale fixée à six cyclones par saison. Selon le NOAA, entre sept et neuf cyclones pourraient se former dans l'Atlantique d'ici la fin novembre, dont trois à cinq cyclones majeurs de catégorie 3 et au-delà. Lors de précédentes prévisions, publiées en mai, le NOAA tablait sur 7 à 10 cyclones cette saison. La saison cyclonique s'étend de début juin à fin novembre. La NOAA prévoit au total la formation de 13 à 16 tempêtes tropicales. La norme est de 11 tempêtes tropicales, dont 6 sont susceptibles de se transformer en cyclones et parmi eux, 2 en cyclones majeurs. Une tempête tropicale est caractérisée par des vents soufflant de 63 à 118 km/h. A partir de 119 km/h, la tempête tropicale se transforme en cyclone. Un cyclone de catégorie 3 est caractérisé par des vents soufflant entre 178 et 209 km/h. Lors d'un cyclone de catégorie 5, les vents soufflent à plus de 249 km/h. En 2006, neuf tempêtes tropicales se sont formées dans l'Atlantique et cinq se sont transformées en cyclones. Aucun de ces cyclones n'a causé de grands dégâts. Lors de la saison 2005, le bassin Caraïbes et le sud des Etats-Unis avaient connu une saison cyclonique record avec 28 tempêtes, dont 15 s'étaient transformées en cyclones, y compris Katrina, qui a fait plus de 1.300 morts à La Nouvelle-Orléans, où des digues n'avaient pas résisté, et dans le Mississippi. Le cyclone Stan avait quant à lui causé la mort de plus de 2.000 personnes au Guatemala. Mardi 7 août 2007 De violents orages ont
frappé la Suisse la nuit dernière. Dans le canton de
Berne et dans le centre du pays, les intempéries ont
provoqué des glissements de terrain. Dans le canton de Schwyz,
la route cantonale entre Brunnen et Gersau a été rendue
impraticable. Trois personnes apparemment en état de choc ont
été hospitalisées. Une dizaine de véhicules
ont été endommagés. En Suisse Romande, l'autoroute
A5 a essuyé quelques gravats à la hauteur de Grandson,
des inondations ont été signalées et chalet a
été partiellement détruit par la foudre sur les
hauts de Montreux. De son côté, le zoo de
Crémines restera fermé en raison des dégâts
provoqués par l'orage. Aucun visiteur n'a été
blessé et les animaux sont sains et saufs. Les installations du
Siky Ranch n'ont pas subi de dommages mais les travaux de nettoyage
vont durer toute la journée. Par endroits, le niveau de l'eau a
atteint près de 1,5 mètre. Les routes d'accès
étaient également inondées. A Brunnen, une
coulée de boue a endommagé une dizaine de
véhicules et a entraîné l'hospitalisation de trois
personnes. A Fribourg, des dizaines de caves et des parkings
souterrains ont été inondés. Les pompiers
fribourgeois ont reçu plus de 130 appels. Durant la nuit, il est
tombé localement de 30 à 40 litres d'eau par mètre
carré en une heure. Dans le Pays d'En-Haut (VD), ainsi que dans
les régions de Berne et Moutier, il est tombé localement
jusqu'à 90 litres par mètre carré.
Le niveau des eaux a commencé à baisser mardi en Asie du
sud après des pluies de mousson inégalées depuis
des décennies qui ont fait depuis juin près de 1900 morts
en Inde, au Bangladesh et au Népal. Les opérations
de secours se poursuivaient pour venir en aide aux 28 millions de
personnes déplacées dont des millions sont privées
de nourriture et d'eau potable à cause de pluies torrentielles
et de glissements de terrain. L'Inde déplorait mardi 1294 morts,
mais des bilans précis sont difficiles à établir
tant les communications sont mauvaises et les régions
touchées étendues. Ainsi le dernier bilan provisoire ne
tient pas compte des dizaines de morts ces derniers jours dans divers
accidents, ce qui porte en fait à 1500 le nombre de tués
depuis le 1er juin. Rien qu'au Bihar (nord-est), l'un des États
les plus pauvres du sous-continent, au moins 65 personnes ont perdu la
vie lundi dans le naufrage de l'embarcation venue les secourir. Six
femmes ont connu le même sort dans un autre accident fluvial. Les
sauvetages en bateau font aussi l'objet d'un commerce sordide :
d'après des villageois et responsables, certains bateliers ne
porteraient assistance qu'à ceux qui peuvent s'acquitter des 40
roupies (un dollar) par passager. Le Bihar est l'État le
plus meurtri en Inde avec 12 millions de personnes qui ont fui leurs
logements et les terres agricoles sont partiellement ou totalement
submergées. Les sinistrés manquent cruellement d'eau
potable, de nourriture et de soins. Le gouvernement local assure
que des millions de kg de riz et de blé ont été
distribués aux personnes dans le besoin. Les États de
l'Uttar Pradesh (nord) de l'Assam (nord-est) et de l'Orissa (est) sont
également sous les eaux avec 6,5 millions de personnes
touchées par les intempéries et inondations. Et avec les
eaux stagnantes, des responsables sanitaires craignent des
épidémies. Au Bangladesh, où les niveaux des
rivières baissent, quelque 300 personnes ont péri, dont
plus de la moitié ces dix derniers jours. Ce pays pauvre d'Asie
du Sud, enclavé dans le nord-est de l'Inde, est traversé
par 230 cours d'eau qui chaque année inondent au minimum le
cinquième du pays. Cette année, près de 40% du
territoire est sous l'eau. Au Népal, où les Nations unies
ont lancé une opération de secours pour 330 000
sinistrés, au moins 95 personnes sont
décédées depuis début juin.
Sept personnes ont été tuées et une autre
blessée, alors que trois autres sont portées disparues
dans un glissement de terrain dans la ville de Maco située dans
la Vallée de Compostela (sud des Philippines). Le glissement de
terrain est survenu aux environs de 12H15 ( 04H15 GMT) dans le village
de Masara. Les Philippines sont hautement exposées aux
catastrophes naturelles liées aux typhons dont les glissements
de terrain. Rappelons qu'un glissement de terrain provoqué par
un typhon a coûté la vie à plusieurs centaines de
personnes en décembre dernier près d'un volcan dans la
région de Bicol (centre).
Lundi 6 août 2007 Des tempêtes estivales ont provoqué d'importantes inondations dans des fermes et des maisons dans les campagnes du nord de la Grèce, endommageant des champs et provoquant l'évacuation d'un camping. Au beau milieu d'un été exceptionnellement chaud, de fortes pluies se sont abattues dans la nuit de dimanche à lundi sur le nord du pays, provoquant des inondations et des coupures de courant à Salonique et d'autres villes de la région. Ces orages pourraient s'étendre au reste du pays et frapper les îles égéennes, au plus fort de la saison touristique. La Grèce a connu cet été deux vagues de chaleur qui ont fait une dizaine de morts et entraîné des dizaines d'hospitalisations. Les températures ont atteint 46°C.Le pays a également souffert de milliers de feux de forêt. Après l’alerte jaune de la semaine dernière, la république d’Haïti est menacée par une autre onde tropicale, dont l’axe se trouve, ce lundi 6 août 2007, à l’Ouest de Porto Rico, soit à l’Est de l’île d’Haïti. Cette situation synoptique dans les Caraïbes et sur toute l’Atlantique est valable jusqu’au mercredi 8 août 2007. L’onde est noyée dans une zone de creux en altitude, sa position exacte reste difficile à localiser. Cela est dû à l’abondance d’air sec qui l’accompagne. Cependant, le Centre national de météorologie prévoit des pluies isolées et quelques orages dans la soirée du 6 août jusqu’au lendemain 7 août. Du côté de la direction de la protection civile (Dpc), des mesures de prévention sont arrêtées, selon Marie Alta Jean-Baptiste, responsable de cette instance. Des exercices de simulation s’étaient déroulés les 16 et 17 juillet 2007 dans l’objectif d’évaluer l’efficience et l’effectivité des plans d’urgence et de leurs composantes, ainsi que de tester les systèmes, les moyens et les personnels impliqués dans la mise en œuvre des plans. Le scénario a simulé le passage d’un cyclone sur le pays, avec la période pré-désastre, avec les phases d’alerte et de préparation et d’évacuation, la phase d’évaluation et d’opérations de premiers secours, de même que la phase de coordination des opérations d’urgence. En Haïti, les dégâts causés par les cyclones, tempêtes tropicales ou intempéries sont désastreux depuis plusieurs années et laissent de nombreuses familles aux abois. Le passage de la tempête tropicale Jeanne aux Gonaïves le 18 septembre 2004 avait fait plusieurs milliers de morts.
Un demi-million de Soudanais ont été victimes
d'inondations ces quatre dernières semaines. 64 personnes ont
à ce jour trouvé la mort dans ces intempéries.
Près de 30.000 habitations ont été
détruites et 335 personnes ont été
blessées. De nombreux Soudanais ont été contraints
d'abandonner leurs terres. Les inondations ont provoqué la
rupture de nombreuses digues, laissant l'eau se répandre dans
les vallées du pays.
Plus de 1.600 personnes sont mortes en Asie du Sud à la suite des inondations provoquées par la mousson, dont 1.258 en Inde. Le nombre de personnes décédées en Inde est de 1.258. 31 millions de personnes sont touchées par les pluies diluviennes qui se sont abattues dans ce pays. En Asie du Sud, le nombre de morts dus à ces inondations atteint ainsi 1.631 personnes, dont 282 au Bangladesh et 91 au Népal. En Inde, de vastes zones dans les Etats de l'Uttar Pradesh (nord), du Bihar (est) et de l'Assam (nord-est) sont submergées par les eaux. Les pertes dues aux inondations sont estimées à 12,68 milliards de roupies (313 millions de dollars). Les zones touchées ont reçu le soutien du gouvernement fédéral qui a déployé des militaires et envoyé des hélicoptères de l'armée de l'air, des bateaux et des équipes de plongeurs.
De fortes intempéries ont provoquées des inondations dans
le centre du Vietnam, tuant neuf personnes. Quinze autres personnes
sont portées disparues et des milliers d'autres
nécessitent une évacuation d'urgence. Près de 400
mm de pluie sont tombés sur la région des hauts plateaux,
productrice de café. Malgré ces fortes pluies, la
récolte ne semble pas menacée.
Samedi 4 août 2007 Deux enfants étaient portés disparus samedi à la suite du passage du puissant typhon Usagi qui a fait 18 blessés et contraint des milliers d'habitants à évacuer leurs domiciles. Les deux victimes, des garçons de 12 ans, ont été emportés par de puissantes vagues alors qu'ils se baignaient dans un estuaire, à 50 km au sud-ouest de Tokyo. Usagi, qui avait beaucoup faibli ces dernières heures, a balayé samedi matin le nord de l'île principale de Honshu avant de s'éloigner dans l'océan Pacifique et devenir une dépression tropicale. 18 personnes ont été blessées par la tempête depuis deux jours. Plusieurs milliers de personnes ont dû évacuer leurs habitations par précaution, et le typhon a provoqué des éboulements. Usagi --mot japonais qui signifie "lapin"-- devrait repasser durant le week-end au dessus de l'île septentrionale de Hokkaido, mais il aura perdu beaucoup de sa force et ne sera plus qu'une simple dépression tropicale. Il s'agit du cinquième typhon de la saison dans l'Océan pacifique (qui en compte généralement une vingtaine) et du deuxième qui atteint le Japon. L'Archipel avait déjà été frappé entre les 12 et 15 juillet par le typhon Man-yi, le plus violent jamais observé dans le pays en cette saison. Accompagné de rafales de vent de plus de 220 km/h, de vagues de dix mètres de haut et de pluies torrentielles, le cyclone tropical avait fait trois morts, un disparu et des dizaines de blessés. Il avait forcé des dizaines de milliers de personnes à évacuer leurs domiciles sur l'île de Kyushu et, plus au sud, dans l'archipel d'Okinawa. Triste bilan intermédiaire pour les inondations de
mousson en Asie du sud, qui ont fait plus de 1.400 morts et 25 millions
de sinistrés en Inde, au Bangladesh et au Népal. Selon un
premier bilan dressé par l'Unicef, 1.100 personnes seraient
déjà décédées des suites des
inondation en Inde, situation sans précédent depuis
près de 30 ans. Les Etats du Nord du pays, l'Uttar Prasdesh,
l'Assam et le Bihar, seraient les plus gravement touchés et
compteraient à eux seuls près de 10 millions de personnes
sinistrées. Au Bangladesh, la situation est tout aussi
catastrophique. Près de la moitié de la superficie du
pays serait sous les eaux et environ 6 millions de personnes seraient
sinistrées. Au cours des 15 derniers jours, toutes les
principales rivières ont dépassé le seuil d'alerte
et les eaux ont inondé près de 40% du pays. On
dénombre officiellement 54 victimes, pour l'instant, mais ce
chiffre provisoire risque fort de s'aggraver au cours des jours
à venir. Au Népal enfin, les Nations unies ont mis en
place une opération de secours pour venir en aide aux centaines
de milliers de sinistrés victimes de inondations. 84 personnes
seraient décédées, chiffre officiel là
encore provisoire. La période de la mousson s'étendant de
juin à septembre en Asie du Sud, et la situation ne
s'améliorant toujours pas sur le front des intempéries,
ce dramatique bilan devrait encore malheureusement s'alourdir. |
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